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18 réponses
J'ai écrit quelque part dans mes cahiers de citations une autre phrase de Angelo Rinaldi qui dit la même chose "le roman est une dépression nerveuse dominée par la syntaxe (ou grammaire) Je trouve cela juste car finalement on écrit pour évacuer et conjurer en quelque sorte une souffrance (la souffrance pouvant être d'ailleurs positive comme la passion amoureuse) et les journaux intimes en sont un témoignage ! Combien de poètes (Lamartine, Hugo et bien d'autres) l'illustrent ! Mais je pense que le mot est surtout un exutoire pour faire resurgir notre inconscient à condition de débrider notre langage écrit comme l'ont fait les surréalistes (Breton, Eluard...) avec l'écriture dite automatique ! Il y a un lien de toutes façon évident entre le mot et le mal et il suffit de relire "des mots pour le dire" merveilleux écrit de Marie Cardinal pour en être persuadé ! On peut guérir grâce à l'écriture j'en suis persuadée même si moi-même ne parviens pas à mettre encore des mots sur du vécu qui m'a fait souffrir !
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Posez votre questionje n'ai rien lu de lui, mais lorsque je l'entends parler à la télé , je suis éblouie par sa simplicité-et la beauté de ses yeux- il est merveilleux- la littérature est pour moi, enfin a été, un sujet d'évasion- maintenant , je préfère les biographies- la vie superbe de ces gens intelligents me fascine!
Doit-on appeler littérature tout ce qui s' écrit en ouvrages, sous le nom de textes religieux, d’ ouvrages philosophiques ou de romans dominé par la syntaxe ?
La grammaire est un dispositif prodigieux, lorsque elle est cultivée d’un style impartial par le rédacteur, produisant un décryptage propre au lecteur. La conception du chagrin dans les écrits évolue au regard de la sensibilité intime du lecteur, de son existence personnel et de la construction grammatical de l’auteur.
La rédaction d’une œuvre parachevé par une grammatical ajusté, oriente indubitablement l’interprétation du lecteur. Jean d’Ormesson a le grand mérite d’estimer Chateaubriand, mais chateaubriand ne détenait incontestablement pas la même interprétation du chagrin par la syntaxe.