Cousine (12) :la vie cependant !

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Mon cher cousin,

Quand je lis, chaque nuit, tous vos longs parchemins :
Je pressens que l’ennui s’empourpre de chagrins.
Pour l’heure, je m’en vais vous conter notre vie,
Car, ici, se lever fait tomber nos envies.

Le temps chaud de l’été mûrit nos céréales
Et bientôt, sans gaîté, aux heures idéales
Des gerbes nous ferons, avec ce souvenir
Des jolis mollets ronds prometteur d’avenir.

Votre Père a vendu quelques foins pour l’Armée
Ne s’est pas étendu pour mieux nous informer.
Je crois qu’il se sent seul, dans cette décision.

Votre Mère refait les conserves d’hiver
Ce qui semble bluffer son petit univers.
Car même votre aïeul se cloître en sa maison.

Votre cousine Immortelle

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