Une lueur d'espoir pour les femmes atteintes du cancer du sein le plus agressif

RelaxNews - mardi 4 août 2015 - 18:32

Une lueur d'espoir pour les femmes atteintes du cancer du sein le plus agressif


Une équipe de chercheurs américains de l’Université de Boston (Etats-Unis) a identifié une cible responsable du cancer appelé "triple négatif" soit le plus dangereux des cancers du sein. Cette découverte ouvre la voie à des traitements futurs bien plus efficaces que ceux qui existent aujourd’hui.

Parmi tous les cancers du sein, celui appelé "triple négatif" est le plus dangereux, le plus agressif et reste le cancer qui a, de loin, l’espérance de vie la plus faible.
Le cancer du sein "triple-négatif" tire son nom du fait qu’il ne présente aucun récepteur d’œstrogène, de progestérone et d'HER-2, soit les hormones féminines. Cela signifie qu’ils ne sont pas comme les autres : "hormonaux dépendants" et que donc, l’hormonothérapie et la thérapie ciblée anti-HER-2 ne peuvent pas être utilisées pour le traiter. Or, ce sont habituellement les seuls traitements qui donnent, hors chirurgie, des résultats positifs pour la guérison.
Le problème majeur du cancer du sein "triple négatif", c’est qu’il présente un risque de diffusion de métastases (dissémination des cellules cancéreuses vers d'autres organes principalement le foie et le poumon dans ce cas là) beaucoup plus élevé que les autres cancers du sein avec, de fait, un pronostic vital beaucoup  plus défavorable.
Ces cancers, qui représentent jusqu’à 20% des cas diagnostiqués dans le monde, frappent plus fréquemment des femmes jeunes (en dessous de 40 ans) et peuvent être liés à des prédispositions génétiques (en particulier des mutations des gènes BRCA1 ou BRCA2).
Découverte d’une molécule essentielle
Et parce que : "les options de traitements sont limitées pour le cancer du sein "triple négatif", la découverte de cibles alternatives pour limiter son potentiel d’évolution au niveau des métastases est urgente", s’alarment les auteurs de l’étude.
C’est ce qu’a essayé de découvrir une équipe de  chercheurs de l’école de médecine (BUSM) de l’Université de Boston (Etats-Unis).
Dans cette étude, publiée dans la revue Breast Cancer Research, les chercheurs ont évalué des marqueurs à la surface des lignées de cellules de cancer du sein. L’équipe a découvert des niveaux élevés d’une molécule appelée IL13R alpha2 sur la surface des cellules du cancer du sein métastasique "triple négatif". Ce nom compliqué ne cache pas l’étonnante découverte qu'ils ont réalisée.
Car selon le niveau élevé ou non de cette molécule, les scientifiques sont aujourd’hui capables de prédire la progression de la maladie, donc d'agir en fonction.
En effet, en utilisant des modèles de souris, atteintes de cancer du sein "triple négatif", l’équipe a réussi à réduire l’expression de IL13R Alpha 2 dans les cellules cancéreuses. Ils ont alors constaté une diminution très importante de la tumeur.
"Nos études ont abouti à la découverte impartiale que IL13R alpha 2 était un contributeur majeur dans la progression de la tumeur et dans la survenue de métastases. La découverte de ces récepteurs de membranes cellulaires qui facilitent les métastases du cancer du sein "triple négatif" servira de base future pour une thérapie personnalisée", concluent les auteurs de l'étude.


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