La hausse de la fréquence cardiaque lors d'un stress double le risque d'arrêt cardiaque

CommentCaMarche - jeudi 30 avril 2009 - 15:10

La hausse de la fréquence cardiaque lors d'un stress double le risque d'arrêt cardiaque


- La hausse excessive de la fréquence cardiaque lors d'un stress double le risque d'arrêt cardiaque ultérieur, selon des recherches de scientifiques du Centre de recherche cardiovasculaire de Paris. Ces derniers ont mis au point une méthode pour prédire le risque accru de mort subite par crise cardiaque. Ces travaux sont publiés dans la revue European Heart Journal.

Les chercheurs ont observé que les hommes dont la fréquence cardiaque a le plus augmenté lors d'un léger stress juste avant un test présentent deux fois plus de risque de succomber ultérieurement d'une crise cardiaque, contrairement aux hommes dont la fréquence cardiaque n'a pas autant augmenté.

Les scientifiques ont examiné les données de l'Enquête Prospective Parisienne, portant sur 7.746 hommes fonctionnaires de police, âgés de 42 à 53 ans, et ayant passé des examens médicaux entre 1967 et 1972.

Leur fréquence cardiaque a été mesurée au repos, puis quelques minutes avant un test d'effort sur un vélo. Les chercheurs ont considéré qu'à ce moment, juste avant l'effort, les hommes étaient sujets à un léger stress mental lié à l'appréhension du test d'effort.

Au cours des 23 années de suivi en moyenne, 1.516 décès ont été enregistrés, dont 81 morts subites faisant suite à une crise cardiaque.

Les chercheurs ont établi que les hommes dont l'augmentation cardiaque a été la plus importante pendant ce léger stress mental présentent un risque de mortalité deux fois plus élevé que les hommes dont l'augmentation de la fréquence cardiaque a été la plus faible.

Aucune mort subite par arrêt cardiaque ne s'est produite chez les 440 hommes dont la fréquence cardiaque a le moins augmenté pendant le léger stress mental.

La mort subite par arrêt cardiaque est un problème de santé publique majeur qui touche 40.000 personnes par an en France. Elle cause 486.000 décès par an dans l'Union européenne, sur une population de 497 millions de personnes. Moins de 5% des victimes cardiaques sont réanimées avec succès.


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