1 Français sur 10 serait susceptible de développer une lésion précancéreuse dans la bouche

CommentCaMarche - jeudi 27 novembre 2008 - 13:20

1 Français sur 10 serait susceptible de développer une lésion précancéreuse dans la bouche


- Un Français sur dix serait susceptible de développer une lésion précancéreuse. Les lésions de ce type ne se muent pas toujours en cancer, indique l'Institut National du Cancer qui profite du congrès de l'Association des Dentistes Français pour tirer la sonnette d'alarme dans un communiqué du 27 novembre. Il rappelle l'importance du dépistage des cancers de la cavité buccale, souvent méconnus dans la population. Le risque de cancérisation de cette zone est estimé en moyenne à 17%.
 

95% des cancers de la cavité buccale sont des "carcinomes épidermoïdes", tumeurs développées à partir du tissu des muqueuses. La progression de la tumeur sur les muqueuses buccales se déroule généralement en trois temps : l'initiation, la promotion et la progression. Les cancers de la cavité buccale sont de trois sortes : lèvre, langue, cavité orale.

Les cancers de la cavité buccale, contrairement à d'autres formes de la maladie, ne font pas systématiquement l'objet de données épidémiologiques spécifiques. "La corrélation entre le taux de survie relative et le stade évolutif de la maladie au moment du diagnostic (classification internationale TNM) n'est à ce titre pas encore disponible en France", indique l'Institut National du Cancer.

Un chiffre est néanmoins disponible depuis 2005 : 6.600 est le nombre de nouveaux cas de cancers de la cavité
buccale par an en France (équivalent à celui du mélanome). Les hommes représentent les 3/4 de ces nouveaux cas. L'âge moyen de diagnostic est de 61 ans pour les hommes et de 65 ans pour les femmes. Les personnes âgées présentent un terrain plus favorable que les autres couches de la population.

Les signes sont souvent détectés trop tardivement pour le patient. Or les symptômes sont bien connus : une gêne persistante à la déglutition, une plaie dans la bouche qui ne guérit pas, des picotements ou des douleurs persistants... S'ils persistent au-delà de 15 jours, un rendez-vous chez un professionnel s'impose.

Les chirugien-dentistes jouent un rôle central dans la détection de la maladie et disposent de plusieurs outils efficaces (radio, examen, scanner...) pour déterminer la nature d'une lésion (maligne ou pas). C'est à eux, prioritairement, que L'Institut National du Cancer destine le module de formation disponible sur Internet à la détection précoce des cancers de la cavité buccale. Il est accessible dès ce jeudi 27 novembre sur le site E-cancer.fr.

Le sujet est d'importance car les cancers de la cavité buccale sont, parmi les seuls au monde, qui "n'ont pas connud'augmentation du taux de survie depuis 30 ans". La France fait, en outre, figure de mauvais élève en Europe de l'Ouest. Certains départements tels que la Somme, le Haut-Rhin, le Calvados et la Manche font partie des régions les plus touchées au monde selon une étude européenne publiée en 1998.

Pour autant, le cancer de la cavité buccale est en constante baisse depuis 25 ans. On recense 1.510 décès par an dont 26% sont des femmes.


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