L'insomnie primaire pourrait être due à un dérèglement neurochimique dans le cerveau

CommentCaMarche - mercredi 5 novembre 2008 - 08:40

L'insomnie primaire pourrait être due à un dérèglement neurochimique dans le cerveau


- Les adultes atteints d'insomnie primaire, c'est-à-dire qui ont des difficultés à dormir depuis plus de six mois, ont un déséquilibre neurochimique dans le cerveau, selon une étude publiée dans le journal Sleep. Les chercheurs de Brigham and Women's Hospital de Boston (Etats-Unis) ont découvert que les insomniaques avaient 30% en moins d'acide aminé butyrique, produit chimique qui ralentit l'activité dans plusieurs régions du cerveau, aidant une personne à s'endormir.


"L'acide aminé butyrique est réduit dans le cerveau d'un individu touché par l'insomnie primaire, fait qui suggère la suractivité non seulement sur un niveau de pensées et émotions excessives, mais aussi sur le niveau du système nerveux, " précise l'auteur principal John Winkleman, dans un communiqué presse de l'Académie Américaine de la Médecine du Sommeil.

D'habitude, l'insomnie se présente conjointement avec une autre maladie ou problème, soit physique soit mental, ou comme effet secondaire d'un médicament, mais l'insomnie primaire se produit sans condition coexistante. Environ 25% des insomniaques sont atteints de ce genre d'insomnie.

Les résultats suggèrent que l'insomnie primaire, une affection souvent mal comprise, est provoquée par un état neurobiologique, un hyperéveil. "La prise en compte des manifestations de l'insomnie dans le cerveau pourrait augmenter la validité de la condition de l'insomnie, qui entraîne des conséquences non seulement pendant la nuit mais aussi sur l'énergie, l'humeur et la concentration de ceux atteints pendant la journée," ajoute Winkleman.

En plus, d'autres études ont mis en évidence la carence de l'acide aminé butyrique chez les personnes atteintes des troubles capitaux de dépression et d'anxiété. L'insomnie primaire est un facteur important de risque pour ces troubles, et ces résultats insinuent que l'insuffisance de l'acide aminé butyrique chez les personnes atteintes de ces troubles est entraînée par les dérangements pendant le sommeil.


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