Infection urinaire

Février 2017

Les infections urinaires représentent en France le second motif de consultation et de prescription d’antibiotiques mais elles sont probablement la première cause d’infections bactériennes. L’incidence annuelle des infections urinaires est d'environ 4 à 6 millions.


Maladie urinaire

L'appareil urinaire est un appareil complexe qui implique plusieurs organes tels que les reins, la vessie, la prostate et l'urètre. Il existe plusieurs infections et autres troubles urinaires dont les causes peuvent être d'origine virale ou bactérienne, par exemple. Les maladies urinaires les plus fréquentes sont les cystites (inflammations de la vessie), l'incontinence urinaire (perte involontaire d'urines), l'hypertrophie de la prostate, l'insuffisance rénale et le cancer du rein.

Définition

L'infection urinaire est un terme qui désigne une infection du bas appareil urinaire c'est-à-dire ne remontant pas au-dessus de la vessie. La cystite, inflammation de la vessie, est l'infection urinaire la plus fréquente, et concerne presque exclusivement les femmes. D'une manière générale, et pour des raisons anatomiques, notamment la brièveté de l'urètre, conduit conduisant les urines de la vessie vers l'extérieur, l'infection urinaire touche beaucoup plus les femmes que les hommes. Elle est également courante chez les enfants. Elle peut être due à la présence d'une bactérie ayant contaminé les urines, ou parfois d'une mycose ou champignon. L'infection urinaire basse simple concerne la femme entre 15 et 65 ans.

Infection urinaire à répétition

Une infection urinaire touche majoritairement la femme et prend plus généralement le nom de cystite, ce qui désigne une inflammation de la vessie consécutive à l'envahissement d'un germe dans les urines. Les infections urinaires à répétition se manifestent comme les infections urinaires classiques mais se distinguent par leur fréquence anormalement élevée, avec plus de 4 épisodes par an. Dans ce cadre, un traitement identique est adapté, mais une échographie de la vessie et des voies urinaires est faite à la recherche d'une anomalie favorisant la survenue des cystites, voire un examen plus poussé appelé cystographie. Un traitement antibiotique préventif peut être discuté, associé aux mesures habituelles évitant les infections urinaires.

Chez la femme enceinte

La grossesse augmente le risque d'infection urinaire. Environ 1 femme enceinte sur 10 est atteinte d'une infection urinaire. Il existe plusieurs types d'infection, notamment la cystite (inflammation de la vessie), la bactériurie (bactéries dans les urines) et la pyélonéphrite (infection des reins). L'infection peut être causée par une bactérie, un trouble hormonal ou une compression de l'urètre. Le traitement repose sur la prise d'antibiotiques et une bonne hydratation. Une analyse urinaire doit être réalisée chaque mois chez la femme enceinte afin de dépister une éventuelle infection.

Chez l'enfant

L'infection urinaire chez l'enfant, au même titre que chez l'adulte, se définit par une présence de germes dans les urines se cantonnant à la vessie. Elle concerne plus fréquemment la fille que le garçon et est une des infections les plus fréquentes en pédiatrie. Chez l'enfant de moins de deux ans incapable d'exprimer ses symptômes, plusieurs signes peuvent alerter sur une possible infection urinaire : fièvre isolée (sans cause apparente), fatigue, perte de poids, troubles digestifs. En présence de ces symptômes, et pour éviter toute complication, il est important de consulter un médecin pour un examen clinique à la recherche de la cause de ces symptômes. Pour un enfant plus âgé, capable de mettre des mots sur ses problèmes, il se plaindra alors de douleurs abdominales ou de sensations de brûlure au moment d'uriner. Des urines troubles ou contenant du sang sont aussi les signes potentiels d'une infection.

Causes

Les bactéries entraînant cette infection sont le plus souvent d'origine intestinales, les escherichia coli, qui sont présentes en très grand nombre dans l'intestin.

Chez la femme, la proximité des voies urinaires avec le vagin et l'anus permettent d'expliquer en grande partie la cause de la survenue d'infections urinaires.

Les causes les plus fréquentes d'infections urinaires chez les enfants sont les malformations urinaires et le reflux vésico-uretéral. Toute infection urinaire haute nécessite la réalisation d'un bilan. Dans 40% des cas d'infections urinaires, il existe une lésion précise, facteur de risque de détérioration rénale et dans ce pourcentage de patients, il s'agit dans un cas sur deux d'un reflux vésico-urétéral. Le reflux vésico-urétéral, pathologie rénale la plus fréquente chez l'enfant, correspond à la régurgitation de l'urine de la vessie vers le rein. Il est très fréquent surtout chez la fille, il équivaut à un obstacle sur les voies urinaires puisqu'il n'y a jamais de vidange complète de la vessie. Il provoque une infection urinaire et le plus souvent des douleurs abdominales ou lombo-costales survenant au cours de la miction.

Les malformations urinaires peuvent également être à l'origine d'une infection urinaire. Les plus fréquentes sont la sténose de la jonction pyélo-uretérale, la lithiase et l'urètérocèle, Le méga-uretère primitif : ces malformations nécessitent le plus souvent un traitement chirurgical.

Une échographie ou une cystographie doivent être pratiquées lorsque les infections urinaires sont fréquentes.

Symptômes

La cystite se manifeste par des signes inconstants : des douleurs et sensations de brûlure pendant les mictions (action d'uriner), des besoins d'uriner plus fréquents, des besoins urgents avec parfois des fuites, des urines troubles ou malodorantes, parfois de sans dans les urines. L'infection urinaire basse ne s'accompagne jamais de fièvre. En cas de fièvre, ce signe fait suspecter une ascension du germe en cause jusqu'au rein : une pyélonéphrite peut être en cause.

Diagnostic

Le diagnostic se fait sur un échantillon d'urine, idéalement après un nettoyage intime correct et sur les urines du milieu de la miction : une bandelette urinaire est trempée dans l'urine et la mise en évidence de globules blancs dans les urines à l'aide d'une réaction par code couleur sur cette bandelette signe l'infection. La présence de nitrites signe une origine bactérienne et conduit à la réalisation d'un examen cytobactériologique des urines (ECBU) réaliser en laboratoire qui permettra d'identifier la bactérie et sa sensibilité à différents antibiotiques.

Traitement

Comme pour toute maladie infectieuse, la prescription d'antibiotiques est le traitement le plus indiqué. La durée de cette antibiothérapie varie d'une prise unique à des prises pluriquotidiennes sur plusieurs jours et dépendra de certaines caractéristiques de la bactérie et de la patiente.

Remède naturel

Canneberge

Arbrisseau originaire d'Amérique du Nord, la canneberge se reconnait facilement à ses baies rouges. Ces fruits renferment des vertus antibactériennes. Consommés sous forme liquide, en jus ou en EPS, ils agissent sur les infections des voies urinaires, notamment les cystites.

Busserole

La busserole est un sous-arbrisseau d'aspect similaire à celui de la canneberge. La différence : ce sont les feuilles de la busserole qui sont utilisées en phytothérapie, car elles contiennent de l'arbutine. Une fois transformée par l'organisme, cette substance agit comme un antiseptique pour soulager les infections urinaires.

Echinacée

Bouclier pour l'organisme, la racine de l'échinacée est connue pour ses vertus stimulantes sur le système immunitaire. En usage interne (en décoction, en teinture, ou en EPS par exemple), elle soulage la plupart des infections, notamment celles des voies urinaires.

Ortie

Connues et souvent craintes à cause de leurs poils urticants, les orties dioïques et brûlantes renferment des propriétés diurétiques et anti-infectieuses. Leurs feuilles et fleurs sont traditionnellement utilisées pour irriguer les voies urinaires dans le cas d'une infection.

Prévention

Pour réduire les risques, il est important de boire beaucoup d'eau, de ne pas retenir trop longtemps ses envies d'uriner et de soigner son hygiène intime dans les zones anale et vulvaire, après avoir été uriné ou à la selle.

Chez le bébé : Laver les parties génitales à chaque changement de couche. S'il est plus grand et qu'il se lave seul, aidez-le ou vérifiez que sa toilette est complète. Apprendre aux petites filles à s'essuyer de l'avant vers l'arrière afin d'éviter que des bactéries présentes dans l'anus atteignent le vagin ou l'urètre permettant ainsi de limiter le risque d'infection. Eviter que l'enfant se retienne d'aller aux toilettes

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Les précisions du docteur Pierrick Hordé :

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Publié par Jeff. Dernière mise à jour le 12 octobre 2016 à 16:31 par Jeff.
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