Coma - Causes, symptômes et traitement

Avril 2017

Lorsqu'une personne perd connaissance et ne peut plus réagir aux stimulations, elle est dans le coma. Cet état, qui constitue une urgence vitale, peut être d'origine traumatique, médicale ou toxique. Le point sur cette altération de la conscience.


Définition

Le coma se définit comme étant une altération de l'état de conscience dans laquelle le patient ne peut plus réagir à des stimulations. De fait, le coma ne permet plus à la personne qui en est victime d'avoir une vie relationnelle avec son entourage. Parallèlement à cette absence de conscience, les fonctions vitales sont conservées. Le coma peut être dû à un traumatisme ayant affecté le cerveau, à une intoxication médicamenteuse (ou alcoolique, on parle alors de coma éthylique), à une tumeur du cerveau ou à un accident vasculaire cérébral par exemple.

Lorsqu'une personne est dans le coma, sa vigilance et sa conscience sont abolies. Il n'est pas possible de la réveiller sans mettre en place un traitement approprié à son origine. Ses fonctions vitales sont maintenues, mais elle n'a plus de perception sensorielle et ne réagit pas à la douleur. La personne dans le coma ne peut demeurer dans cet état pendant longtemps sans une assistance extérieure pour subvenir à ses besoins que ce soit son hydratation, son alimentation, mais également la protection de sa peau. En effet, la personne ne pouvant se mouvoir, le poids du corps repose constamment sur les mêmes points d'appui risquant d'endommager les tissus sous-jacents (ce qu'on nomme une escarre). Une personne dans le coma doit donc être mobilisée régulièrement pour éviter l'apparition de ces lésions. Selon la cause du coma et en l'absence de traitement, l'évolution peut être rapidement favorable, se maintenir ainsi pendant un temps très long (parfois des années) ou aboutir au décès de la personne. Pour cette raison, une personne dans le coma doit être prise en charge le plus rapidement possible par une équipe médicale.

Physiopathologie

Le coma est une perte momentanée de conscience, qui peut être spontanée ou provoquée médicalement. La durée d'un coma est plus ou moins longue en fonction de son origine. Le coma est généralement réversible. Il peut être causé par une intoxication, un traumatisme ou une affection neurologique (comme l'épilepsie) qui atteint le cortex cérébral. Le coma n'implique pas forcément de lésion cérébrale. On parle de coma lorsque le patient ne répond pas à la douleur, aux sollicitations verbales ou tout autre stimulus.

Causes

Le coma est souvent associé à un événement accidentel comme un traumatisme violent au cours d'un accident de la route ou en ski par exemple. Le cerveau subit un choc dont les ondes se répercutent en profondeur mettant à mal son fonctionnement. Des lésions ainsi qu'une hémorragie cérébrale peuvent apparaître et être également responsables du coma. Le coma peut aussi être la conséquence d'une grave intoxication. C'est le cas notamment du coma éthylique qui est une réaction du cerveau à une trop forte quantité d'alcool circulant dans le sang. Le monoxyde de carbone, qui est un gaz responsable de graves intoxications, parfois mortelles, en hiver du fait des chauffages mal réglés, peut aussi entraîner un coma. Des troubles métaboliques comme dans le cas du coma diabétique peuvent exister ainsi que des causes infectieuses (méningites par exemple). Certaines tumeurs cérébrales ou des accidents vasculaires cérébraux peuvent se manifester par l'apparition brutale d'un coma. Enfin, le coma peut être induit médicalement pour soulager la personne d'une douleur trop intense (c'est le cas des grands brûlés notamment) et aider à la prise en charge en permettant certains soins. On parle alors de coma artificiel.

Symptômes

Il existe différentes manifestations du coma en fonction du stade : l'échelle de Glasgow permet de quantifier la gravité du coma en élaborant un score de 3 (coma profond) à 15 (état d'éveil et de conscience normal). Ce score évalue l'ouverture des yeux évaluée sur 4 avec 4 points pour l'ouverture spontanée, 3 pour l'ouverture à la demande, 2 pour l'ouverture à la douleur, 1 pour l'absence totale d'ouverture. Il évalue également la réponse verbale cotée sur 5 avec 5 pour un discours orienté, 4 pour un discours confus, 3 pour des propos incohérents avec quelques mots reconnus, 2 pour des sons sans mots compréhensibles, 1 pour un mutisme total. Enfin, il permet d'évaluer la réponse motrice sur 6 avec 6 pour un acte correctement effectué sur commande, 5 pour une réaction localisée face à la douleur, 4 pour une manoeuvre d'évitement non adaptée, 3 pour une réaction de flexion en réponse à la douleur, 2 pour une réponse en extension à la douleur, 1 pour l'absence totale de mouvement.

Diagnostic

Le diagnostic est posé en fonction du score de Glasgow reposant sur l'évaluation clinique. Des examens complémentaires sont réalisés en cas de coma pour la recherche de la cause et sont orientés selon les différentes suspicions cliniques évoquées par le contexte: bilan sanguin, scanner cérébral, IRM en cas de traumatisme et ponction lombaire si on suspecte une méningite.

Dès l'apparition d'une altération de la conscience, des soins doivent être prodigués. Si une personne est dans le coma, les gestes de premiers secours doivent être donnés avant l'arrivée des équipes médicales afin d'éviter l'aggravation de son état. Une fois les médecins et soignants sur place, ils s'attacheront à déterminer l'origine du coma pour y apporter un traitement si possible tout en maintenant les fonctions vitales de la personne.

Traitement

En cas de coma, la prise en charge médicale en urgence est indispensable. Le sujet doit être placé sous surveillance afin de s'assurer du maintien des fonctions vitales (circulation sanguine et donc battements cardiaques et respiration pulmonaire). Un score inférieur à 8 nécessite une intubation pour assurer la fonction respiratoire du patient. Le patient étant incapable de se nourrir, il est alimenté par perfusion sanguine ou par sonde digestive tant que le coma persiste. On fait en sorte d'éviter l'apparition d'escarres, d'œdème cérébral.

Evolution

L'évolution est imprévisible et dépend surtout de la cause. Les comas dus à une intoxication médicamenteuse sont généralement de bons pronostics. L'évolution de ceux ayant une origine traumatique dépend surtout de l'âge (les personnes les plus jeunes ont de plus grandes chances de voir leur état s'améliorer). Il est possible de voir des personnes rester dans un coma profond pendant plusieurs années. Le coma peut parfois être maintenu artificiellement dans certains cas en utilisant des molécules sédatives.

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Publié par Jeff.
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