Personne alcoolique - Définition

Octobre 2017


Définition


Une personne alcoolique souffre d'une addiction à l'alcool. Il s'agit donc d'une dépendance à cette substance qui entraîne une perte de contrôle dangereuse. L'alcoolodépendance définit « toute conduite d'alcoolisation caractérisée par la perte de la maîtrise de la consommation ». Elle touche environ 2 millions de personnes en France.
L'alcoolisme se caractérise notamment par la nécessité progressivement accrue d'augmenter sa consommation, des symptômes de manque en cas d'arrêt de prise de la substance et par toutes les pathologies consécutives à cet excès. L'alcoolodépendance est en effet à l'origine d'une série de troubles à la fois physiques, mentaux et sociaux, car la personne s'isole et s'exclut souvent elle-même de la société.

Symptômes


L'alcoolisme va entraîner différents troubles selon qu'il est récent ou ancien et en fonction de la quantité d'alcool ingérée. A court terme, l'alcoolisme est susceptible d'entraîner des pathologies telles que des ulcères, des reflux gastro-œsophagiens, des hépatites, des nausées et des vomissements. A moyen et à long terme, l'alcoolodépendance entraîne des pathologies d'ordre neurologique, des hépatiques graves, une cirrhose éthylique, des pancréatites, des problèmes cardiaques et troubles de la libido. De plus, l'alcool augmente considérablement les risques d'accidents de la route mortels.

Diagnostic


Le diagnostic d'alcoolisme peut être aisément fait par l'interrogatoire du patient qui avoue sa consommation et sa dépendance et les problèmes auxquels il fait face. Néanmoins chez certaines personnes ne verbalisant pas ces abus, on peut établir le diagnostic d'alcoolisme à partir d'une série de symptômes révélateurs de complications dues à l'alcool ou d'examens.
Les bilans biologiques permettent en effet de retrouver, par exemple :
  • une macrocytose c'est-à-dire une augmentation du volume des globules rouges dans le sang ;
  • une augmentation du taux de gamma GT (gamma glutamyl-transpeptidases ou gamma glutamyl-transférases) ;
  • la présence d'alcool dans la circulation sanguine signe d'une prise récente d'alcool ;
  • des carences en vitamines B1.

Traitement


Le traitement de l'alcoolisme nécessite une prise de conscience du problème par le patient et son adhésion à la prise en charge. Il commence par la mise en place d'un sevrage, plus ou moins progressif avec la mise en place d'objectifs de diminution de consommation et un suivi régulier. Le patient peut se faire aider dans cette étape difficile en se rendant dans des groupes de paroles tels que les Alcooliques anonymes, par exemple. Il s'agit également d'éviter la rechute en mettant en place un soutien psychothérapeutique. Là encore, les associations ont leur rôle à jouer. Enfin, il existe des médicaments qui diminuent l'envie de consommer de l'alcool. Depuis peu, le baclofène (à l'origine un myorelaxant) semble donner de bons résultats et des études sont en cours pour valider sa pertinence comme aide au sevrage alcoolique.

Prévention


Les parents et les professionnels de santé doivent ouvrir l'oeil pour pouvoir réagir à temps si les adolescents commencent peu à peu à boire de l'alcool en excès. Des campagnes de prévention ont été mises en place pour informer du risque de la consommation excessive d'alcool.

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Publié par Jeff.
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