Anxiété - Trouble anxieux - Causes, symptômes et traitement

Septembre 2016

Définie comme une sensation de danger imminent d'origine indéterminée, l'anxiété regroupe à la fois des symptômes émotionnels, somatiques, cognitifs et comportementaux. L'anxiété peut générer de l'agitation ou au contraire un anéantissement. L'anxiété peut être provoquée par des facteurs de stress. Les symptômes d'un état anxieux sont : nausées, fatigue, tachycardie, douleurs abdominales, migraines. L'anxiété peut également provoquer des troubles du sommeil ou de la concentration ou même des pensées paranoïaques. Les anxiolytiques sont des médicaments servant à réduire l'anxiété.


Définition

L'anxiété est définie comme une sensation de danger imminent et d'origine indéterminée, qui allie des symptômes émotionnels, somatiques, cognitifs et comportementaux.

Trouble anxieux

Le trouble anxieux désigne généralement un état d'anxiété, c'est-à-dire un sentiment oppressant de peur sans motif réel immédiat, durant depuis plus de 6 mois et gênant la personne dans sa vie quotidienne. Le stress ressenti n'est pas proportionnel aux évènements vécus ou à leur danger potentiel. Le trouble anxieux nécessite une prise en charge spécifique et adaptée par des professionnels de la santé mentale. Les troubles obsessionnels compulsifs (TOC) sont des troubles anxieux avec un objet plus spécifique.

Causes

L'anxiété peut être provoquée par des facteurs de stress. Elle peut disparaitre d'elle-même à la fin de la période de stress. Quand elle perdure, on parle de trouble de l'anxiété.

Certaines personnes sont plus susceptibles que d'autres de développer une anxiété généralisée ou spécifique. Le trouble se manifeste par un fonctionnement cérébral particulier. Mais les facteurs d'environnement jouent aussi leur rôle.

Il existe une prédisposition héréditaire à l'anxiété. La concordance entre les vrais jumeaux (homozygotes) s'établit à environ 85% alors qu'elle est seulement de 10-15% pour les frères et soeurs dizygotes. Les parents au premier degré d'un sujet courent un risque de 25% (cinq fois élevé que la population générale). On a identifié certains gènes qui favorisent un comportement de type anxieux (R-HTT, impliqué dans la régulation de la sérotonine, RGS2, régulant l'activité des récepteurs aux neurotransmeteurs, ACM4 et FSM liés à l'hormone activine, etc.). Un phénomène aussi complexe est très probablement sous la dépendance de plusieurs gènes en association avec d'autres facteurs liés au développement de l'individu.

Du point de vue biologique, le trouble anxieux se manifeste par une réactivité excessive du système nerveux central, responsable de certaines réactions sympathiques (comme les tremblements, la moiteur, la bouche et la gorge sèches, etc.). Le GABA (acide gamma-aminobutyrique), un neurotransmetteur du cerveau, est sécrété en quantité insuffisante, ce qui entraîne des excès de noradrénaline (depuis le locus coruleus) et de sérotonine. Le cortex cérébral temporal des patients tend à être hyperactif (ce qui traduit neurobiologiquement leurs «ruminations» perpétuelles). On note une diminution de la latence du sommeil paradoxal (REM, période de la nuit où nous rêvons) et de la phase 4 de sommeil profond. Il existe cependant une grande variabilité d'activité neurale dans les cerveaux des sujets anxieux.

Bien sûr, toute l'anxiété ne s'explique pas par la biologie des individus. Une prédisposition doit rencontrer un milieu favorable pour s'exprimer : certains environnements (familiaux, sociaux, professionnels) sont plus anxiogènes que d'autres. Les événements stressants de la vie sont susceptibles de favoriser le développement de l'anxiété : chômage, surmenage, divorce, deuil, agression, attentat... Ils peuvent aussi provoquer un trouble particulier, lié à un événement précis, appelé stress post-traumatique. Le rapport parents-enfant peut aussi favoriser l'émergence d'un trouble anxieux : tendance à la surprotection ou, au contraire, au rejet ; transfert précoce des angoisses et phobies des parents sur l'enfant.

Symptômes

La personne en état d'anxiété se sent mal, mal-être pouvant être responsable d'une agitation ou au contraire un anéantissement.. L'anxiété peut se traduire par la sensation de véritables symptômes telles que des nausées, de la fatigue, de la tachycardie, des douleurs abdominales ou des migraines. L'anxiété peut également provoquer des troubles du sommeil ou de la concentration ou même des pensées paranoïaques.

Traitement

Les anxiolytiques sont des médicaments servant à réduire l'anxiété.

Remède naturel

On estime, en France, que plus de 20 % des personnes âgées de 18 à 65 ans présenteront un trouble anxieux à un moment ou un autre de leur vie. Si vous souffrez d'une anxiété légère, avec difficulté d'endormissement et phases de nervosité, certaines plantes peuvent aider à restaurer votre humeur et votre sommeil. En voici quatre parmi les plus réputées.

Aubépine

L'aubépine est répandue dans les zones tempérées de l'Hémisphère Nord, en Europe, en Asie comme en Amérique. Cet arbrisseau hérissé d'épines peut atteindre 10 mètres de hauteur et vivre 500 ans Dans la Grèce antique, l'aubépine était un symbole de protection et de pureté dont on ornait les chambres nuptiales et les berceaux. Le christianisme reprit à son compte ces traditions, puisque la couronne du Christ aurait été tressée d'aubépine.

Depuis la fin du XIXe siècle, les vertus médicinales de l'aubépine (principalement ses parties aériennes et fleuries) ont été reconnues scientifiquement. La plante était déjà réputée, au fil de l'histoire pour soigner différents troubles : goutte au XIVe siècle, pleurésie au XVIe siècle, hémorragie au XVIIe siècle et leucorrhées au XVIIIe siècle. L'aubépine apporte des bienfaits hypotenseurs, vasodilatateurs, régulateurs du rythme cardiaque et de la circulation. La plante est aussi efficace dans le traitement de la nervosité et des insomnies légères.

Le dosage habituel est de 100 à 900 mg d'extrait (poudre, teinture), trois fois par jour, sur une durée de 6 à 12 semaines. La plante séchée est aussi utilisée en infusion (trois tasses par jour). On ne connaît aucun cas de surdosage et les études sur les animaux montrent une tolérance élevée.

Sont parfois observés : palpitations, tachycardie, maux de tête, vertiges, bouffées de chaleur, troubles gastro-intestinaux. L'usage est contre-indiqué chez les femmes enceintes (premier trimestre de grossesse) et les enfants de moins de 12 ans. Les personnes suivant des traitements cardiaques ou plaquettaires doivent demander l'avis de leur médecin.

Camomille

Outre la camomille allemande (Matricaria recutita), on trouve la camomille romaine (Anthemis nobilis) ou camomille anglaise (Chamaemelum nobile), la grande camomille (Tanacetum partherium), la matricaire discoïde (Matricaria discoïda). Leurs propriétés médicinales sont souvent comparables, mais la camomille allemande jouit d'un intérêt plus important.

Native d'Europe, d'Afrique et d'Asie, la camomille est utilisée depuis les Egyptiens, les Grecs et les Romains, ces derniers ayant généralisé son usage. Ses parties aériennes sont séchées puis réduites en poudre. On peut aussi utiliser les fleurs et feuilles fraîches. Les principaux effets thérapeutiques de la camomille sont d'ordre digestifs et anti-inflammatoires, mais elle a aussi des effets anxiolytiques et sédatifs.

La camomille peut être inhalée (huile essentielle), consommée en infusion ou en gélules (de 120 à 360 mg).

Aucun effet secondaire n'est rapporté en dehors de réactions allergiques. Son usage est déconseillé aux asthmatiques ayant des allergies aux pollens. Par précaution, l'usage est aussi déconseillé pour les femmes enceintes. Il en va de même pour l'association avec l'alcool et les anti-coagulants.

Valériane

La valériane est traditionnellement utilisée pour lutter contre les troubles du sommeil, mais aussi l'anxiété et l'agitation nerveuse. Elle possède des vertus anxiolytiques incontestables et favorise l'apparition du sommeil. La plante étant très amère, il est recommandé de la prendre sous forme de gélules, plutôt que sous forme de tisane ou d'extrait liquide.

L'usage de la valériane remonte à l'Antiquité (Hippocrate, Dioscoride et Pline l'Ancien). A la fin du Moyen Age, on l'utilise déjà pour trouver le sommeil et calmer les angoisses dans toute l'Europe. Ses effets sont divers : aide à la digestion, myorelaxant, vermifuge et anxiolytique. De nombreux travaux (essais cliniques) ont montré ses réels effets bénéfiques sur le sommeil, la nervosité et lirritabilité.

La valériane est vendue en gélules (dosées de 100 à 1000 mg), en extrait éthanolé et teinture, en sachet d'infusion. Le dosage conseillé varie de 500 à 1000 mg (ou 2 à 5 g en infusion), à prendre une demi-heure avant le coucher.

De légères nausées ou troubles gastro-intestinaux sont rarement signalés. L'usage de la valériane est déconseillé à la femme enceinte, par précaution. Elle ne doit pas être consommée en même temps que l'alcool (risque de somnolence) ni d'autres traitements anxiolytiques ou hypnotiques. Il existe des interactions avec les anticoagulants, les suppléments de fer et les analgésiques opioïdes.

Escholtzia

L'escholtzia ou pavot de Californie possède des propriétés calmantes. Elle est réputée efficace sous forme d'EPS quand le sommeil n'est pas réparateur et que l'anxiété est source de réveils nocturnes.

Rhodiole

La rhodiole aide à lutter contre l'anxiété, la fatigue liée au stress et la dépression légère. Ses performances lui permettent de rivaliser avec le ginseng. Sa prise sous forme d'extrait de plante standardisé est plus efficace.

Houblon

De la famille des cannabacées, le houblon est réputé pour être une plante apaisante, connu pour ses vertus sédatives. Le houblon agit sur les troubles du sommeil liés à l'anxiété. Un oreiller rempli de cônes de houblon (ses fleurs femelles) favoriserait le sommeil en apaisant l'état anxieux. Elles se consomment sous forme de tisane, d'extraits secs (gélules) ou liquides (teinture).

Ses vertus médicinales, en particulier sédatives et calmantes, ont été introduites en Europe par l'intermédiaire des Arabes, vers le Xe siècle. Selon un usage traditionnel (qui a parfois encore cours de nos jours), des oreillers bourrés de fleurs femelles coniques sont censés faciliter le sommeil. L'efficacité de cette technique n'a pas vraiment été prouvée. Le houblon a toutefois un effet anxiolytique moyen selon les essais sur l'animal et sur l'homme.

Le houblon est disponible en teinture, en infusion, parfois en gélules. Pour favoriser le sommeil, on prescrit généralement des doses de 1 à 2 g (gélules), 1 à 2 ml (teinture), à prendre en deux fois, une fois pendant le dîner, une fois avant le coucher. Le houblon est souvent commercialisé en association avec la valériane.

Le houblon peut susciter des réactions allergiques (plusieurs cas d'anaphylaxie rapportés). Un usage excessif ou sur une longue période peut altérer l'humeur, notamment en association avec des dépresseurs du système nerveux comme l'alcool. En raison notamment de ses effets (parfois faibles) sur le système endocrinien, l'usage du houblon est déconseillé à la femme enceinte, ainsi qu'aux personnes susceptibles de souffrir de cancers hormono-dépendants.

Vidéo

Les précisions du docteur Pierrick Hordé :

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