Rugby : blessures et prévention

Juin 2017



Le rugby est une activité exigeante physiquement pour les joueurs qui le pratiquent. Il s'agit aussi un sport de contact où gestes techniques non maîtrisés et collisions peuvent occasionner différents traumatismes.

Blessures de la tête et de la face

Le visage n’étant pas protégé, un choc ou une collision avec un autre joueur entraîne régulièrement des blessures au visage : fracture du nez ou fracture du malaire, plaies au visage ou à l’arcade sourcilière, plaies au crâne, traumatismes à l’oreille. Il s’agit le plus souvent de blessures plus spectaculaires que graves.
La Fédération anglaise de rugby précise que la commotion cérébrale est une des la blessure les plus fréquentes observées au cours des matchs. Une commotion cérébrale correspond à la survenue d’ un trouble soudain du fonctionnement du cerveau rapidement résolutif. Il survient le plus souvent après un coup au niveau de la tête ou du visage mais également après une chute ou un accident.
Peuvent ainsi survenir une perte de connaissance , une crise d’épilepsie, une confusion, des troubles de l’équilibre une amnésie, des troubles de la vision, des céphalées et des bourdonnements d'oreilles . Ces manifestations nécessitent l’avis d’un expert, neurologue ou neurochirurgien, qui évaluera la gravité de la commotion en effectuant un bilan radiologique. Toute activité sportive est contrindiquée sans avoir l’autorisation de l’équipe médicale.

Blessures des membres inférieurs

L’épidémiologie des traumatismes liés à la pratique du rugby montre des lésions des membres inférieurs chez les professionnels, les semi-professionnels ou les jeunes : fractures, hématomes, entorses et déchirures musculaires des genoux, chevilles, cuisses ou mollets. Le genou est particulièrement exposé. Il peut être atteint en cas de choc direct ou de mauvaise chute, notamment lorsque le genou n’est pas dans son axe : déchirure ligamentaire, entorse ou rupture des ligaments croisés.

Blessures des membres supérieurs

Les traumatismes au niveau des coudes, des poignets ou des mains sont inhérents à la pratique d’un sport de contact.
Les chocs ou les collisions, voire une pression trop importante lors d’une mêlée, entraînent des blessures de l’épaule : fracture de la clavicule, luxation de l’épaule ou de l’articulation.

Blessures du rachis cervical, du tronc et du dos

Les blessures du rachis cervical font le plus souvent suite à un placage ou à une mêlée. Les traumatismes aigus et les fractures sont rares, mais des lésions peuvent survenir et leur évolution doit être surveillée.
Des chocs directs lors d’un placage peuvent entraîner une fracture ou une fêlure d’une ou plusieurs côtes.

Le taux d'incidence

Les taux d'incidence de survenue de traumatismes varient selon le type de pratique, la catégorie d'âge et la catégorie de sportifs. Ils varient en fonction de l'âge et le niveau de compétition et sont beaucoup plus élevés en match qu'à l'entraînement.

Type de lésions

Le plaquage représente entre 38% et 77% des causes des blessures. Les lésions musculaires représentent 30% de l'ensemble des lésions chez les amateurs, semi-professionnels et professionnels. D’autre part, les contusions les déchirures et les lésions articulaires sont également fréquentes. Les jeunes contractent plus souvent des fractures (environ 30%) et les seniors contractent plus souvent des hématomes et des entorses (30 à 53%). Chez les amateurs, les lésions au niveau de la tête et du cou représentent 25% de l'ensemble des lésions. Chez les professionnels , les lésions au niveau de la tête et du cou représentent les principales parties lésées . Les lésions du membre inférieur concernent dans mollet 18% des cas les cuisses et mollets, dans 10% des cas le genou et dans 9% le thorax et l’abdomen Chez les jeunes, la partie lésée la plus souvent atteinte est le genou (14%), la cheville (13%), et la tête et du cou 11%).

Prévention

La prévention passe principalement par un entraînement adapté, un travail de musculation permettant de renforcer les muscles du cou ainsi qu’ une maîtrise des gestes techniques. Les règles élémentaires doivent être inculquées aux jeunes joueurs, afin de doser l’intensité du jeu et adapter les contacts à leur niveau de pratique.
En entraînement et en préparation physique, un programme de renforcement et d’endurance dispose le corps aux sollicitations. Les périodes de repos et de récupération doivent être respectées. Enfin, certaines protections sont adaptées à la pratique du rugby : protège-dents, casque, épaulières. Afin d’éviter le plaquage ,phase de jeu la plus citée comme source de traumatismes, il faut mettre en place mise en place de stratégies de prévention caractérisées par un entraînement défensif, la connaissance et l'application des bonnes techniques de plaquage.

Pour aller plus loin





Crédits photo : © alex.pin - Fotolia.com

A voir également


Publi-information
Publié par p.horde.
Ce document intitulé « Rugby : blessures et prévention » issu de Journal des Femmes Santé (sante-medecine.journaldesfemmes.com) est soumis au droit d'auteur. Toute reproduction ou représentation totale ou partielle de ce site par quelque procédé que ce soit, sans autorisation expresse, est interdite. Sante-Medecine.net adhère aux principes de la charte « Health On the Net » (HONcode) destinée aux sites Web médicaux et de santé. Vérifiez ici.