Implant dentaire : pose, prise en charge et contre-indications

Avril 2017


Fixé dans l’os de la mâchoire, l’implant dentaire est une racine artificielle destinée à la pose d’une couronne, en remplacement d’une dent arrachée. L’implantologie dentaire est réalisée en plusieurs étapes et nécessite une anesthésie locale.

Définition et indications

L’implant dentaire est une petite vis en titane, qui constitue un ancrage fixe et durable dans la mâchoire. Elle sert de racine artificielle pour la pose d’une nouvelle dent ou pour le support d’un appareillage dentaire.
La vis peut être conique ou droite, et mesure entre 10 et 15 mm. L’implant est une partie de la prothèse dentaire : il assure la connexion entre l’os et la dent prothétique, c'est-à-dire la couronne.
Cette solution est généralement proposée aux patients dont une ou plusieurs dents ont été arrachées. Elle permet de retrouver une fonction de mastication, un meilleur confort au quotidien et une esthétique dentaire.

Étapes de la pose d’un ou plusieurs implants dentaires

L’implantologie dentaire commence par la planification du traitement en fonction des examens effectués : radiographie, scanner, moulage de la bouche, éventuellement une modélisation informatique.
La pose de l’implant est réalisée sous anesthésie locale. La gencive est légèrement incisée et l’implant en titane est posé dans l’os après forage. Cette étape nécessite la prise d’antibiotiques et d’anti-inflammatoires pour éviter douleurs et infection.
Après un temps de cicatrisation et de consolidation de l’implant dans l’os, un traitement prothétique est pratiqué pour placer la fausse dent sur l’implant. En fonction de la cicatrisation, plusieurs mois s’écoulent entre le début du traitement et la pose de la couronne sur l’implant.
A noter : une greffe d’os peut être nécessaire pour renforcer la mâchoire et permettre la pose de l’implant. De manière générale, la perte d’une dent s’accompagne d’une perte osseuse.

Précautions et contre-indications

La pose d’un implant est contre-indiquée lorsque le patient présente certaines affections : un diabète mal contrôlé ou une parodontite non stabilisée par exemple. Tout traitement médical en cours doit également être signalé au chirurgien dentiste.
L’âge ne constitue pas de contre-indication à l’implantologie dentaire.
Lorsque la pose d’un implant n’est pas possible, d’autres solutions sont indiquées : appareillage dentaire ou bridge s’appuyant sur les dents adjacentes.

Coût et prise en charge des implants dentaires

Le coût de l’ensemble du soin doit être pris en compte, depuis les premiers examens complémentaires jusqu’à la pose de la couronne prothétique. Le montant varie donc fortement selon les soins demandés, selon le nombre de dents traitées et selon le type de couronne choisie.
Le traitement doit faire l’objet d’un devis de la part du chirurgien dentiste. Le remboursement de la Sécurité sociale est moindre : il ne porte que sur une partie des soins et sur une partie de la couronne dentaire. Certaines mutuelles prennent en charge les frais.

Pour aller plus loin

Conditions de réalisation des actes d’implantologie orale, Haute Autorité de Santé

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Implant dentaire - Définition

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