Plan d’action en faveur du bien-être et de la santé des jeunes

Octobre 2017




Le Ministère des Affaires Sociales et de la Santé a proposé un plan d'action destiné à détecter rapidement les situations de fragilité chez les jeunes de 11 à 21 ans et à mettre en place des prises en charge adaptées.

Préambule

Selon plusieurs études nationales et régionales, 10% des adolescents et étudiants subissent anxiété, mal-être et souffrance psychologique. Des épisodes dépressifs caractérisés sont également observés chez 10% des jeunes de 16 à 25 ans avec une prévalence particulière chez les jeunes femmes.
Le Ministère des Affaires Sociales et de la Santé constate que ces états peuvent avoir d'importants retentissements tels que l'échec scolaire, les troubles alimentaires, l'adoption de conduites à risque (addictions), voire le suicide dans certains cas. Le plan d'action concerne tant les professionnels de la santé que ceux de l'éducation. Il vise à instaurer plus d'écoute, une meilleure orientation des jeunes, et à détecter précocement les difficultés.

L’accès en ligne à des informations de santé fiables et à des ressources géolocalisées

Plus autonome dès l'âge de 16 ans, les jeunes ont tendance à se renseigner sur Internet plutôt qu'auprès d'un adulte. Le Ministère des Affaires Sociales et de la Santé prévoit d'améliorer l'accès à des informations fiables et géolocalisées grâce à un site et des applications mobiles alimentés par des organismes publics compétents. Les supports contiendront à la fois des informations nationales et des informations locales. Les jeunes pourront également être mis à contribution pour élaborer des contenus via les conseils de la vie lycéenne.
Le lancement national est prévu dès le printemps 2017.

Un accès facilité aux consultations de psychologues : le « Pass santé jeunes »

Le « Pass santé jeunes » ou P@ssSaJ consiste à proposer aux enfants et jeunes adultes jusqu'à 21 ans des consultations gratuites chez un psychologue clinicien (dans une limite de 10 séances) sur une période expérimentale de 3 ans. Cette mesure est mise en place pour remédier au coût des consultations et à l'absence de prise en charge financière, et pour désengorger les structures spécialisées plutôt dédiées aux troubles sévères.

Une coopération pluri-disciplinaire

Le Ministère des Affaires Sociales et de la Santé souhaite faire naître une « culture partagée » entre l'éducation nationale et la santé, encadrée par des conventions et appuyée sur des outils spécifiques : guides à diffuser, dispositif de veille dans les collèges et lycées, et intégration des nouvelles orientations dans les règlements intérieurs des établissements.

Une permanence pour les professionnels des établissements scolaires du second degré et des universités rencontrant des jeunes en difficulté

Un dispositif similaire à « Fil 'harmonie » déjà en place à Paris verra le jour dans chaque académie. Il consiste à créer une cellule d'écoute et d'aide à destination des professionnels des lycées et des collèges (pour les classes de 3ème), assurée par un psychologue via téléphone ou Internet. Un tel dispositif doit permettre de répondre aux interrogations des professionnels confrontés à des jeunes en souffrance.

Les maisons des adolescents : piliers du dispositif

Le Ministère des Affaires Sociales et de la Santé propose une mise à jour du fonctionnement des maisons des adolescents (MDA) au moyen d'un nouveau cahier des charges. Déjà chargées d'offrir des possibilités de prise en charge et de coordonner les acteurs de l'adolescence, elles doivent se positionner en tête de réseau pour assurer ces missions essentielles aux mieux-être de la jeunesse.

Des professionnels sensibilisés et formés

Selon le Ministère des Affaires Sociales et de la Santé, la formation professionnelle doit inclure une meilleure connaissance des problématiques de santé et d'éducation à la santé des adolescents.
Cela passera notamment par des formations pluri-professionnelles et le renforcement du réseau national dédié à la promotion de l'éducation à la santé.

Un corps unique de psychologues de l’Éducation nationale

Plus d'écoute et une meilleure orientation des élèves en souffrance : tels sont les objectifs de la mise en place de ce corps de psychologues.
330 postes seront mis au concours dès le printemps 2017 pour une création effective à la rentrée suivante.

Des structures de prise en charge psychologique plus nombreuses dans les établissements d’enseignement supérieur

Le Ministère des Affaires Sociales et de la Santé prévoit d'améliorer l'offre de soins et les informations délivrées aux étudiants. Cela passera par la mise en place d'un plus grand nombre de bureaux d'aide psychologique universitaire (BAPU) et de services universitaires de médecine préventive (SUMPPS). Des permanences pourront également être organisées au sein des universités.

La psychiatrie de l’enfant et de l’adolescent : une discipline renforcée sur tout le territoire

La prise en charge des troubles plus sévères doit également faire l'objet d'améliorations pour remédier aux inégalités territoriales et aux délais d'attente dans les structures de psychiatrie infanto-juvéniles.

Source

Plan d’action en faveur du bien-être et de la santé des jeunes, Minière des Affaires Sociales et de la Santé (PDF)

Crédits photo : © Martinan - Fotolia.com

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Publié par p.horde.
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