Donner un rein de son vivant – cadre légal et conditions

Décembre 2017



La transplantation du rein d’un donneur vivant est autorisée depuis 2004 et strictement encadrée par la loi. Elle traite l’insuffisance rénale chronique et améliore l’espérance de vie d’un patient sans compromettre celle du donneur.

Cadre légal du don du rein

La législation (loi de bioéthique du 6 août 2004 révisée en 2011) encadre strictement le don de rein de son vivant. Le donneur peut être un membre de la famille du receveur : père, mère, frère, sœur, fils, fille, grands-parents, oncle, tante ou cousin germain. Il peut également s’agir du conjoint, du conjoint du père ou de la mère, d’une personne apportant la preuve d’une vie commune d’au moins deux ans. Depuis la loi de bioéthique du 7 juillet 2011, le cercle des donneurs potentiels a été élargi. Toute personne qui justifie d’un lien « affectif étroit et stable depuis au moins deux ans avec le receveur » est un donneur potentiel. Le don croisé entre deux couples donneurs-receveurs est autorisé dans le cas d’une incompatibilité de groupe sanguin entre le donneur et le receveur.
Le donneur reste libre de changer d’avis jusqu’au dernier moment. Aucune contrepartie financière n’est autorisée, et le consentement du donneur est recueilli devant le Président du Tribunal de grande instance.

Conditions pour être donneur potentiel

Librement consenti et encadré par la loi, le don de rein de son vivant est aussi soumis à certaines étapes médicales. Seules les personnes majeures peuvent donner un rein, mais aucune limite d’âge n’est imposée. Le donneur potentiel est soumis à plusieurs examens médicaux pour s’assurer de son état de santé et de la compatibilité de son rein avec le receveur : prise de sang, échographie, radio, scanner. Plusieurs consultations sont prévues avec une équipe médicale : néphrologue, chirurgien, anesthésiste et psychiatre selon le souhait du donneur.

Prise en charge et suivi des donneurs

La durée d’hospitalisation du donneur varie entre 3 et 10 jours, et la chirurgie est suivie d’un arrêt de travail de 4 à 8 semaines, avec une reprise progressive des activités physiques et sportives.
L’ensemble des frais médicaux ou liés à l’arrêt de travail (transport, garde d’enfant, perte salariale…) sont pris en charge.
Donner un rein de son vivant n’impacte pas sur la qualité et l’espérance de vie du donneur. Néanmoins, un suivi régulier est mis en place : consultation et examens annuels, consultation en néphrologie. Une échographie rénale peut être programmée tous les deux ans.

Pour aller plus loin

Loi de bioéthique du 7 juillet 2011

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Publié par p.horde.
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