Œil qui pleure : causes et traitements

Février 2017



Un œil qui pleure de manière discontinue et sans raison apparente sur une période anormalement longue nécessite une attention particulière. Il est conseillé de consulter un ophtalmologue dès les premiers symptômes.

Symptômes

Les yeux pleurent car ils doivent être régulièrement hydratés : il s’agit d’un phénomène naturel de défense et de lubrification de l’oeil, assurant son bon fonctionnement. Le larmoiement est considéré comme anormal lorsqu’il devient gênant au quotidien. Il peut être associé à des rougeurs et des douleurs. Ces symptômes doivent alerter et conduire à consulter un ophtalmologue.

Causes

L’inflammation du sac lacrymal de l’œil, ou dacryocystite provoque des larmoiements nombreux et persistants, comme lors d’un gros rhume. Cela concerne en général des personnes de plus de 70 ans. Cette affection peut être due à un rétrécissement des canaux lacrymaux. Un gonflement entre l’angle interne de l’œil et le nez peut suggérer la présence d’une infection car l’absence de larme favorise la remontée des bactéries jusqu’aux glandes lacrymales. L’obstruction des voies lacrymales peut être aussi causée par la formation de kystes à l’intérieur du canal lacrymal.
Il peut également s’agir d’une hypersécrétion provoquée par un agent irritant, comme une allergie ou un corps étranger présent dans l’œil. Les larmes jouent un rôle majeur pour l’expulsion des poussières. Paradoxalement, l’hypersécrétion peut venir, chez l’adulte, d’une sécheresse oculaire. Cet excès de larmoiement sert à pallier l’irritation de l’œil mal lubrifié. A partir de 50-60 ans, 15% de la population connaît ce problème de sècheresse oculaire qui est due à plusieurs causes (l’hyposécrétion, une composition des larmes modifiée, une altération de la glande lacrymale). La prise de certains médicaments est aussi à prendre en compte.

Diagnostic et traitement

Le diagnostic doit être posé par un médecin ophtalmologiste qui procèdera à un examen pour déterminer l’origine du larmoiement excessif. Selon les causes, plusieurs traitements sont envisageables. De la pose d’une sonde temporaire dans le cas d’un rétrécissement des voies lacrymales à une dacryocystorhinostomie lorsque la sténose est plus importante.
Pour les cas de sécheresse oculaire, l’utilisation de collyres comme substitut de larmes est indiquée.

Prévention

Il est possible d'éviter d'avoir les yeux qui pleurent en cas de vent et lors de la saison propice aux allergies aux pollens en portant des lunettes. Dans la mesure du possible, limiter les longues sorties. Se laver régulièrement les yeux est également une bonne solution pour se prémunir du larmoiement excessif.

Pour aller plus loin

Société Française d’Ophtamologie

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Publié par p.horde. Dernière mise à jour le 11 janvier 2017 à 10:43 par p.horde.
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