Vessie hyperactive - Symptômes, diagnostic et traitement

Décembre 2016

La vessie hyperactive est un syndrome qui se manifeste par un besoin fréquent d’uriner. Les personnes qui en souffrent ressentent une urgence mictionnelle plusieurs fois par jour. Cette urgence peut être associée à d’autres affections comme la pollakiurie ou la nycturie.


Définition

Le syndrome de la vessie hyperactive se définit par des envies d’uriner impérieuses et qui reviennent très souvent, plus de 8 fois par 24 heures. Cette maladie touche 22 millions d’Européens. Hommes et femmes sont concernés à tout âge, même si ces dernières sont plus souvent touchées. Plus de la moitié des personnes touchées n’auraient pas de traitement car elles n’oseraient pas en parler avec leur médecin.

Causes

La cause est clairement identifiée : le muscle pelvien, qui se situe au niveau inférieur de la vessie, se contracte trop souvent, intempestivement, ce qui provoque l’envie d’uriner alors que la vessie n’est pas pleine.

Plusieurs facteurs de risques peuvent être associés à un syndrome de vessie hyperactive, parmi lesquels les infections urinaires, l’obésité ou le tabagisme. La ménopause ou la grossesse sont susceptibles d’entraîner une hyperactivité de la vessie. Elle fait aussi partie des effets secondaires de certains médicaments.

Certaines affections ou maladies peuvent être associées au syndrome de vessie hyperactive : des maladies neurologiques comme la maladie de Parkinson ou la sclérose en plaque, les séquelles d’un accident vasculaire cérébral ou une chirurgie de la prostate chez l’homme.

La vessie hyperactive concerne autant les femmes que les hommes, même si les hommes sont généralement moins affectés par la notion d’incontinence d’urgence.

Vidéo

Les précisions du docteur Pierrick Hordé.


Symptômes

La vessie hyperactive se caractérise par une envie pressante d’uriner plusieurs fois par jour (plus de 8 mictions par 24 heures) ou plusieurs fois par nuit (plus de deux mictions par nuit) et une incontinence urinaire d’urgence. Dans certains cas, ces pertes accidentelles d’urine peuvent aller jusqu’aux fuites urinaires. L’hyperactivité de la vessie augmente le risque d’insomnie, d’infections urinaires et de dépression.

Diagnostic

Un examen clinique et les antécédents du patient aident à confirmer le diagnostic : passé obstétrical pour les femmes, hypertrophie de la prostate chez les hommes, habitudes de consommation et médicaments prescrits, interventions chirurgicales ou encore diagnostic de maladie neurologique. Une analyse d’urine complémentaire peut mettre en évidence une infection urinaire ou une hématurie (sang dans les urines).

Evolution

Le syndrome de la vessie hyperactive n’est pas forcément évolutif, il est bénin mais peut poser problème au quotidien : besoin d’avoir des toilettes à proximité en permanence, fuites urinaires… Cela peut créer un handicap aussi bien au niveau personnel que professionnel.

Traitement

Le traitement prescrit dépend des facteurs causant l’hyperactivité de la vessie. L’urgence mictionnelle peut être réduite en modifiant certains comportements alimentaires : consommation excessive de sodas, surhydratation, obésité, constipation

Le traitement peut être chirurgical, médicamenteux ou non médicamenteux. Dans le cas d’un traitement non médicamenteux, des exercices de rééducation du plancher pelvien et des exercices de vessie doivent être effectués. Ces exercices visent à fortifier l’orifice de la vessie et à espacer les mictions.

Il existe de nombreux traitements efficaces contre la vessie hyperactive.
  • Une hygiène de vie adaptée peut permettre de réduire la gêne : limiter les aliments ou les boissons diurétiques tels que le café et le thé, ne pas se priver de boire de l’eau mais éviter d’en absorber en trop grand quantité avant d’aller se coucher. Pratiquer des sports comme le cyclisme ou la natation, moins traumatisants pour les muscles concernés que le jogging ou la gymnastique. Ne pas se précipiter aux toilettes dès que l’envie se fait sentir.
  • Les anti-cholinergiques permettent d’agir sur les nerfs qui contrôlent les muscles de la vessie.
  • La rééducation, guidée par un kinésithérapeute ou une sage-femme, permet d’apprendre à mieux maîtriser ces muscles.
  • La chirurgie est utilisée en ultime recours.Elle agit elle aussi sur les nerfs responsables des mouvements des muscles de la vessie.


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