Réduction mammaire : techniques opératoires et risques

Juillet 2017


La réduction mammaire est la deuxième intervention la plus pratiquée en chirurgie réparatrice après la réparation abdominale. Elle permet de corriger une hypertrophie mammaire invalidante qui touche les femmes jeunes, ou arrivées à la ménopause.


Il n'y a malheureusement pas de traitement médical pour traiter l'hypertrophie mammaire et seule une chirurgie de réduction permet de traiter avec qualité les patientes souffrant de cette gêne (et disgrâce). Motif de consultation très fréquent, la chirurgie de réduction mammaire satisfait la très grande majorité des patientes, grâce aux progrès chirurgicaux actuels et à un suivi post-opératoire rigoureux. Les bénéfices sont aussi bien esthétiques avec une poitrine ronde et joliment galbée, psychiques avec une facilité normale à se vêtir retrouvée et une confiance rétablie, mais également physique puisque la patiente retrouve un véritable confort au niveau postural.

Il existe un grand nombre de techniques chirurgicales pour corriger une hypertrophie mammaire: cas de gigantomastie (retrait d'un moins un kilo par sein), seins à tendance tubéreuse, seins asymétriques, seins à base étroite ou large, déformation thoracique associée ou non... La stratégie d'intervention sera établie par le chirurgien plastique lors de la consultation pré-opératoire.

L'intervention

L'intervention s'effectue toujours sous anesthésie générale, et la durée d'hospitalisation est de une à deux journées selon les cas. Un bilan pré-opératoire est établi et une visite avec le médecin anesthésiste doit être observée au minimum 48h avant l'intervention. L'excès glandulaire est ôté et envoyé systématiquement en analyse en histologie. La glande mammaire est reconcentrée, afin d'obtenir un sein bien galbé et de forme naturelle et harmonieuse. L'aréole est souvent diminuée et toujours ascensionnée. L'excès de peau est retiré et le praticien procède au redrapage cutané du sein.


Un drainage est mis en place durant un à deux jours, ainsi qu'un pansement modérément compressif qui sera retiré le lendemain de l'intervention pour un soutien gorge de sport, adapté à la nouvelle morphologie de la patiente. Ce soutien-gorge devra être porté pendant plusieurs semaines pour maintenir les pansements (les premiers jours) et pour le confort. Les douleurs consécutives à l'intervention sont de faibles à modérées et s'estompent avec la prise d'antalgiques classiques. La patiente doit éviter toute activité physique violente le mois suivant l'intervention. Des troubles de la sensibilité au niveau de l'aréole peuvent se présenter mais ce phénomène est normal, transitoire, et s'estompe quasiment toujours au bout de plusieurs semaines.

Résultats

Les résultats sont optimaux quelques mois après l'intervention, le temps que l'œdème se résorbe, que la maturité cicatricielle soit établie et que les tissus mammaires s'assouplissent.

Cicatrices d'une réduction mammaire

La longueur des cicatrices d'incision diffère selon l'importance de la correction à apporter (fonction de la quantité de peau à absorber pour le regalbage du sein). La cicatrice se situe au pôle inférieur du sein et peut être verticale ou en "T" inversé. Parfois, lorsque l'hypertrophie mammaire est à une grande composante graisseuse, une liposuccion des prolongements axillaires (prolongements externes des seins) peut être réalisée afin d'éviter de prolonger la cicatrice (horizontale) et de bien définir les contours externes. Il est demandé à la patiente l'éviction de l'exposition des cicatrices au soleil durant la première année suivant l'opération pour éviter toute dyschromie (trouble de la coloration des cicatrices).

Complications et risques

Le bilan pré-opératoire, les consultations avec le chirurgien plasticien et l'anesthésiste ont pour objectif d'écarter au maximum les risques et complications. Néanmoins, il est indispensable que la patiente soit informée des complications et risques inhérents à cette chirurgie :
  • l'hématome précoce (phénomène hémorragique) qui peut nécessiter une nouvelle intervention chirurgicale visant à l'évacuer.
  • la nécrose de l'aréole (très rare): augmentée par certains facteurs de risques (ex : consommation de tabac).
  • l'infection (peut nécessiter la prise d'antibiotique, ou une seconde intervention) et les complications thrombo-emboliques (phlébite, embollie pulmonaire).
  • des écoulements (jaunes) temporaires au niveau des seins (liés à la fonte graisseuse).
  • une mauvaise cicatrisation, pouvant laisser des cicatrices élargies et pouvant nécessiter une reprise chirurgicale/ou la pose de pansement siliconé.


Avec un chirurgien plastique expérimenté, ces complications sont rares, de même que les risques d'asymétrie résiduelle, d'insuffisance de correction ou au contraire d'hypercorrection.

Article sur la plastie mammaire de réduction mis à jour par le Docteur David Picovski, chirurgien esthétique à Paris, qualifié par l'Ordre des Médecins. Site : http://docteur-picovski.com

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Publié par p.horde.
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