Tampons hygiéniques, protections féminines et substances toxiques

Décembre 2017




Des résidus « potentiellement toxiques » ont récemment été détectés dans certaines protections féminines. Les risques pour la santé sont infimes, mais des réglementations sont à venir pour obliger les fabricants à plus de transparence.

Substances détectées dans les tampons et serviettes

Selon une enquête de 60 millions de consommateurs, des traces de dioxines et des résidus de dérivés halogénés ont été retrouvés chez certaines marques de tampons hygiéniques. Il s’agit de polluants industriels et de produits utilisés dans le cadre du traitement des matières premières.
Des traces de produits herbicides et insecticides ont également été mises en évidence dans des serviettes hygiéniques, y compris dans une référence issue d’une marque bio : glyphosate (substance active du Roundup), pesticides organochlorés et pyréthrinoïdes.
La présence de ces substances est due aux procédés de fabrication des protections féminines : elles sont utilisées dans le cadre du blanchiment des tampons ou de la production de coton.

Risques pour la santé

Les résultats de l’enquête de 60 millions de consommateurs précisent que les taux de substances toxiques détectées restent faibles. Les risques pour la santé sont donc minimes.
Pour autant, la paroi du vagin reste particulièrement perméable, et l’organisme peut potentiellement absorber des résidus de produits toxiques. Parmi les substances détectées, certaines sont soupçonnées d’être des perturbateurs endocriniens : elles peuvent modifier le fonctionnement des hormones, affecter le système reproductif, la croissance, et sont à l’origine de certains cancers.
Selon la composition des protections féminines (serviettes, tampons ou coupe menstruelle en matières synthétiques ou plastique), des effets indésirables et des complications peuvent survenir. Le syndrome du choc toxique (SCT) étant l’un des plus graves.

Précautions et alternatives

Il n’est pas nécessairement conseillé d’arrêter d’utiliser des serviettes ou des tampons hygiéniques, mais il est important d’adopter des bons réflexes pour se prémunir des risques pour la santé et de choisir le moyen de protection qui convient à chacune. Les tampons ne doivent pas être gardés plus de 4 heures, et mieux vaut utiliser le plus bas niveau d’absorption possible. Il est également possible d’utiliser des protections plus économiques et plus écologiques comme les serviettes lavables ou la coupe menstruelle.
Pour limiter les risques, les associations de consommateurs ont demandé l’entrée en vigueur de réglementations strictes. Elles devraient obliger les fabricants de protections périodiques à garantir l’absence de substances nocives pour la santé et à afficher la composition de leurs produits.

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Publié par p.horde.
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