Encéphalite japonaise - Causes, symptômes et traitement

Février 2017

Présente dans plusieurs pays d’Asie, l’encéphalite japonaise est une infection rare et généralement bénigne. Le point sur les zones à risque et les symptômes de l'encéphalite japonaise et dans quels cas faut-il se faire vacciner.


Définition

L'encéphalite japonaise est une pathologie virale dont le vecteur est le moustique Culex tritæniorhynchus. Après une période d'incubation allant d'une à deux semaines, le virus de l'encéphalite japonaise peut se déclarer et soit n'entraîner aucun symptôme (dans la très grande majorité des cas), soit provoquer des maux de tête, de la fièvre (jusqu'à 41°C), un mal-être généralisé, une rigidité de la nuque, des convulsions et parfois même un coma. L'encéphalite japonaise entraîne le décès de jusqu'à 60% des personnes qui déclarent l'encéphalite (des enfants surtout) mais le virus ne se transmet pas entre humains.

Causes et facteurs de risque

L’encéphalite japonaise est causée par un virus transmis par les moustiques: un flavivirus similaire à celui de la dengue et de la fièvre jaune. Le moustique vecteur du virus de l’encéphalite japonaise est le Culex tritaeniorhynchus, qui se développe dans les zones rurales à proximité des rizières inondées. La transmission est plus fréquente en saison chaude et en saison des pluies. Elle s’effectue principalement pendant la nuit, le moustique en cause ayant une activité nocturne avec des pics au crépuscule et à l’aube. Certaines activités sont considérées à risque, en particulier lorsqu’elles sont pratiquées à proximité des zones d’irrigation par inondation : cyclisme, randonnée, camping, travail à l’extérieur, nuit à la belle étoile.

Pays à risque

L’encéphalite japonaise est présente dans les pays d’Asie de l’Est et du Sud-Est, et s’étend à la région du Pacifique occidental, jusqu’à l’extrême Nord de l’Australie.

Symptômes

L’encéphalite japonaise est généralement sans gravité, avec des symptômes bénins tels que de la fièvre et des céphalées. Elle peut aussi être asymptomatique.
Dans certains cas, elle peut avoir de graves conséquences sur la santé et engager le pronostic vital. Elle se manifeste alors par une forte fièvre, des céphalées, des raideurs au niveau de la nuque, une désorientation, des convulsions, une paralysie et le coma.
Les personnes qui survivent à une grave encéphalite japonaise peuvent conserver des séquelles neurologiques: troubles du langage, convulsions, paralysie.

Traitement et prévention

Il n’existe pas de traitement spécifique à l’encéphalite japonaise, seulement un traitement symptomatique. Les personnes qui voyagent dans les zones potentiellement exposées sont invitées à se protéger des piqûres de moustiques au moyen de produits répulsifs à appliquer sur soi et anti-moustiques à vaporiser, de moustiquaires pour la nuit, et de vêtements à manches longues.

Il est également possible de se faire vacciner contre l’encéphalite japonaise, mais la vaccination n’est pas proposée de manière systématique aux voyageurs. Elle est recommandée dans les situations suivantes : expatriation, séjour d’une durée supérieure à trente jours, séjour sans durée minimale impliquant des activités extérieures fréquentes en particulier dans les zones humides (marécages, rizières).

Pour aller plus loin


A lire également

Encéphalite japonaise : définition

Crédits photo : © Antonioguillem - Fotolia.com

A voir également


Publi-information
Publié par p.horde. Dernière mise à jour le 6 septembre 2016 à 11:06 par Jeff.
Ce document intitulé «  Encéphalite japonaise - Causes, symptômes et traitement » issu de Journal des Femmes Santé (sante-medecine.journaldesfemmes.com) est soumis au droit d'auteur. Toute reproduction ou représentation totale ou partielle de ce site par quelque procédé que ce soit, sans autorisation expresse, est interdite. Sante-Medecine.net adhère aux principes de la charte « Health On the Net » (HONcode) destinée aux sites Web médicaux et de santé. Vérifiez ici.