Arrêt cardiaque - Signes avant coureurs - Que faire ?

Octobre 2017

Chaque année, 50000 Français décèdent prématurément d'un arrêt cardiaque, situation qui correspond à environ un arrêt cardiaque toutes les 10 minutes, et qui est dix fois fréquente que les morts survenant au cours d’un accident de la route. Pourtant une proportion importante pourrait être évitée. En effet, plus d’une personne sur deux victime d'un arrêt cardiaque présenterait des signes avant-coureurs dans le mois qui précède, situation qui laisserait largement le temps d’intervenir. Rappelons qu’en France, seules 5 à 7% des victimes d’arrêt cardiaque survivent.


Définition

Un arrêt cardio-respiratoire ou arrêt cardio-ventilatoire, plus communément appelé arrêt cardiaque, mais également mort subite de l'adulte peut être provoqué par un infarctus du myocarde, un traumatisme, une asphyxie, une noyade, une hypothermie ou une électrocution. La personne atteinte perd connaissance immédiatement et s’arrête de respirer ou présente des mouvements respiratoires lents, bruyants et anarchiques. Les battements cardiaques se désynchronisent. Le cœur ne peut plus assurer son rôle de pompe et n’arrive plus à irriguer correctement les organes vitaux de l’organisme. L'arrêt cardiaque représente une urgence absolue et peut n'être que temporaire si la personne est prise en charge dans les quelques minutes. Un arrêt cardiaque nécessite des soins en urgence, notamment une réanimation cardio-pulmonaire.
itement n’est effectué, le décès peut survenir en quelques minutes.

Signes avant-coureurs

Les chercheurs estiment que la douleur dans la poitrine, l'essoufflement d'effort et les pertes de connaissance sont les signes les plus fréquemment retrouvés. Dans deux cas sur trois, les douleurs étaient caractéristiques de l'infarctus, intenses et en étau, mais avaient été intermittentes jusqu'à la survenue de l'arrêt cardiaque. La gêne respiratoire accompagnée de difficultés respiratoires débutait plus quelques jours avant l’accident et se prolongeait de manière continue jusqu'à l'arrêt cardiaque.


La douleur thoracique typique provoque l'étrange sensation de recevoir un poids ou une barre dans la poitrine et peut ressembler à un pincement ou une forte pression. Son intensité varie d'une simple gêne jusqu'à une violente douleur. L'apparition d'une douleur thoracique brutale et angoissante représente la manifestation typique de l'infarctus du myocarde. Cette douleur est située au niveau de la poitrine, derrière le sternum et peut s'étendre vers le cou, les mâchoires, l'épaule, le bras ou le dos. Cette douleur provoque une sensation d'écrasement de brûlures ou d'écraser la poitrine. Des manifestations moins typiques peuvent annoncer un infarctus comme la présence isolée d'une douleur présente dans le bras, au niveau du poignet ou de la mâchoire, d'une pesanteur au niveau de la poitrine, de douleurs abdominales, d'épisodes de nausées, de hoquet et de sueurs. D'autre part, une douleur thoracique qui apparaît lors d'effort, durant une séance de sport ou lors d'une activité de la vie quotidienne ou en montant des escaliers par exemple peut également annoncer la survenue d'un infarctus.

Une étude présentée en Novembre 2013 lors du congrès de cardiologie américain précise que plus de la moitié des arrêts cardiaques seraient précédés de signes d'alerte bien avant leur survenue. Dans plus d'un cas sur 2, les hommes victimes de l'infarctus avaient ressenti dans le mois précédant l'accident, une douleur dans la poitrine et 13% des épisodes d'essoufflement. Dans deux tiers des cas environ, les douleurs de la poitrine se manifestaient sous la forme de douleurs en étau assez typiques d'une anomalie cardiaque. Mais ces douleurs présentaient la particularité d'être intermittentes. Il semble selon cette étude que les personnes ne s’inquiétaient de la survenue de ces symptômes. En effet, seuls 19% de ces patients avaient appelé les secours. D’autre part, ceux qui ont appelé présentaient 6 fois plus de chance de survivre que ceux qui n’avaient pas réagit.

Que faire ?

Chaque minute compte pour déboucher la ou les artères obstruées lors d'un infarctus. Le délai moyen entre le diagnostic de l'infarctus effectué au cours d'un électrocardiogramme et la mise en oeuvre des traitements est de 90 minutes.

Agir immédiatement, ne pas perdre de temps et appeler le 15 ou le 112. En effet, dès la troisième minute, le cerveau qui est privé d'oxygène, commence à souffrir et surviennent les premières lésions. Il faut savoir que si aucun geste de réanimation n'est pratiqué dans les huit minutes pour faire repartir le cœur, les chances de survie sont quasi nulles.
Sources :

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Publié par p.horde.
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