Panaris - Prévention et traitement

Avril 2017

Caractérisé par des douleurs pulsatiles du bout du doigt, le panaris est une infection souvent liée à une plaie qui se surinfecte, notamment chez ceux qui se rongent les ongles ou qui se sont coupé les ongles trop courts. Bien que sans gravité, cette affection doit être traitée sous peine de complications, et certains gestes peuvent être évités afin de prévenir son apparition.


Définition

Le panaris, également appelé parfois mal blanc, est une inflammation cutanée bénigne que l'on retrouve au niveau des ongles et des doigts, sur les mains et les pieds. Le doigt devient rouge et gonflé, signe d'inflammation. Une petite boule de pus peut également apparaître au bout de 2 ou 3 jours. Cette infection peut être de profondeur et de taille variables, mais elle peut dans tous les cas évoluer vers une collection de pus en l'absence de prise en charge. Il est généralement dû à une bactérie, le staphylocoque doré dans la plupart des cas, et survient suite à une blessure avec une plaie (coupure, piqûre...). Cette infection est souvent bénigne, mais elle doit être traitée pour éviter toute complication, notamment la propagation vers d'autres tissus tels que les tendons, par exemple.

Panaris de l'orteil

Le terme panaris de l'orteil désigne, tout comme pour les doigts, toutes les inflammations aiguës des orteils. L'inflammation est fréquemment située à proximité d'un ongle, le plus souvent secondaire à une plaie ou une petite coupure mal soignée ou ignorée, dans laquelle un germe s'est engouffré. La zone atteinte devient alors rouge, gonflée et douloureuse. Si on laisse évoluer l'infection, il se produit aussi une accumulation de pus et une tuméfaction blanche douloureuse apparaît. Dans les stades précoces, des pansements humidifiés régulièrement plusieurs fois par jour permettent de faire « mûrir » le panaris et d'empêcher son évolution. Au stade purulent, le traitement consiste à nettoyer la plaie de tout son pus. Mal soigné, un panaris peut atteindre les zones profondes de l'orteil et provoquer des atteintes d'autres structures comme les tendons ou l'os, et une opération chirurgicale peut être nécessaire.

Risques

Sans traitement, un panaris superficiel peut s'étendre en profondeur et entraîner une infection de l'os (ostéite), des articulations, (arthrite) ou de la peau (nécrose cutanée). Ces complications peuvent parfois, dans des cas extrêmes, conduire à une amputation partielle du doigt ou de l'orteil.

Symptômes

Le panaris peut se présenter et évoluer selon trois stades différents. Au stade inflammatoire, la zone inflammée est chaude, enflée et douloureuse au toucher. Au second stade, les symptômes sont beaucoup plus importants, et la douleur devient battante. La collection de pus est visible, et une fièvre modérée peut apparaître. Au troisième et dernier stade, l'infection se propage aux tissus proches, et entraîne des inflammations au niveau de la peau, des articulations, des tendons et des os.

Diagnostic

Le diagnostic est relativement aisé, et même généralement perceptible directement à l'oeil nu. L'observation de la main permet de localiser précisément l'infection, et son aspect rouge, chaud et enflé est une excellente indication. Lorsque la peau est généralement soulevée par une petite poche de pus blanchâtre et très douloureuse, c'est que l'infection est présente depuis quelques jours. Si l'infection dure depuis un long moment, il faudra procéder à une radiographie pour s'assurer qu'elle n'a pas encore migré vers les tissus voisins.

Vidéo

Les précisions du docteur Pierrick Hordé :

Prévention

Pour éviter de développer un panaris, il faut avant toute chose prendre soin de ses ongles. Il faut donc les couper régulièrement mais pas trop court, si possible en utilisant un matériel adapté (ciseaux ou coupe-ongle propres) afin d'obtenir une bonne coupe.

De façon générale, il faut éviter les plaies, par exemple en portant des gants en bricolant ou en jardinant. Consulter au début des signes permet d'éviter l'évolution vers des stades avancés plus embêtants.

Pour protéger ses mains, mieux vaut porter des gants lors d'activité manuelle (jardinage, bricolage, etc.). Côté pieds, il faut porter des chaussures confortables, pas trop serrées, et les enlever à la maison pour laissez « respirer » ses pieds. Porter également des chaussettes en coton et évitez le contact avec les irritants et les allergènes.

Traitement

Avant tout, la première chose à faire est de vérifier ses rappels de vaccination antitétanique.
Le traitement est différent selon l'évolution du panaris.

Panaris sans abcès

Lorsqu'il n'y a pas d'abcès, le nettoyage de la plaie et des bains antiseptiques, à répéter plusieurs fois par jour, suffisent. Il faut bien sûr surveiller l'évolution de l'infection. Avec un panaris débutant, il suffit de procéder à un nettoyage de la plaie, si celle-ci est encore visible. En outre, l'application de pansements humides permet généralement de faire « mûrir » le panaris et d'en diminuer l'évolution, empêchant le passage au stade collecté.

Panaris avec abcès purulent

En cas d'abcès purulent, la zone infectée doit être excisée par un praticien : ablation du pus et des tissus infectés. Un traitement antibiotique peut être prescrit si nécessaire.

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Publié par p.horde.
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