Jumeaux - Hérédité

Mars 2017

Est-il possible d'avoir des jumeaux (hérédité) s'il y en a eu dans la famille paternelle ?



Faux jumeaux et hérédité

Les facteurs de risque de tomber naturellement enceinte de "faux" jumeaux, ou plutôt de jumeaux dizygotes, c'est-à-dire issues de deux œufs fécondés par deux spermatozoïdes, sont assez nombreux : l'âge (plus une femme vieillit, plus elle produit d'hormones stimulant l'ovulation), l'ethnie (les femmes africaines ayant plus de probabilité d'avoir des jumeaux que les caucasiennes qui en ont elles-mêmes plus que les asiatiques), la parité (au même âge, une femme qui a donné naissance au plus grand nombre d'enfants a plus de chance de concevoir des jumeaux que les autres), voire les saisons, les facteurs géographiques, sexuels, hormonaux, ou même la nutrition, notamment la consommation de lait.

L'hérédité joue également un rôle. Il existe en effet des familles de "faux" jumeaux. La transmission se fait alors uniquement par les femmes. Plusieurs études portant sur des familles prédisposées le prouvent. Les jumelles ont ainsi deux fois plus de jumeaux que la population générale. Il y a également plus de grossesses gémellaires quand le taux de consanguinité augmente modérément. En résumé, si dans votre famille on trouve beaucoup de jumeaux dizigotes du côté de votre mère, vous avez plus de chance d'en avoir vous-même. Ce qui n'est pas le cas s'il y a des jumeaux monozygotes.

Vrais jumeaux

Pour les "vrais" jumeaux, ou jumeaux monozygotes, les facteurs déterminant la division d'un seul et même œuf en deux, ne sont pas complètement élucidés. On ne trouve pas de différence ethnique. La fréquence des grossesses monozygote est stable dans les différentes régions du globe (3,5 à 5,5 pour 1000 naissances). Elle est stable également quelle que soit la parité. En fait, le seul facteur de variation établi pour les grossesses gémellaires monozygotes est l'âge maternel, indépendamment de la parité : on trouve davantage de grossesses monozygotes aux âges extrêmes, chez les très jeunes mères et lors de grossesses dites tardives. Les taux sont ainsi de 3 pour 1000 avant 20 ans et de 4,5 pour 1000 après 40 ans. Il est par ailleurs démontré que les mères de jumeaux monozygotes présentent souvent des cycles longs (> à 28 jours) avec des ovulations tardives (> à 14 jours). On suppose que l'ovocyte ainsi produit est trop mature, « trop vieux » et de moins bonne qualité, d'où le risque de division de l'œuf.

La survenue d'une grossesse gémellaire monozygote serait aussi plus fréquente chez les couples qui utilisent l'abstinence comme moyen de contraception au cours de la période péri ovulatoire. Cette méthode privilégie la fécondation en cas de cycle anormal ou d'ovulation tardive accidentelle.
Enfin, contrairement à ce que pensent beaucoup de femmes, l'œuf peut se diviser également dans les cas d'induction d'ovulation et de fécondation in vitro. Ces techniques ne mettent donc pas à l'abri du risque d'avoir des vrais jumeaux. On comprend mieux que l'on puisse observer des grossesses triples après replacement dans l'utérus de deux embryons.

Vidéo

Les précisions de la journaliste santé Claire Gabillat :


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