Prise en charge de la dysfonction érectile

Mai 2017


En 2005, l'Association Française d'Urologie (AFU) a publié une série de recommandations sur la prise en charge de la dysfonction érectile. Ce trouble est souvent difficile à diagnostiquer car le patient n'en parle pas de lui-même, il existe pourtant plusieurs traitements.


Diagnostic principal

Diagnostic interrogatoire

  • Des questions simples sont posées au patient concernant :
    • troubles
      • du désir,
      • de l'éjaculation,

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    • douleurs pendant les rapports ;
    • anomalies génétiques gênant la pénétration ;
    • sa vie sexuelle antérieure et l'existence de difficultés sexuelles.

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  • Lorsque la dysfonction érectile est confirmée, il convient encore de chercher :
    • si le syndrome existe depuis le début de la vie sexuelle,
    • le caractère inaugural à un autre trouble sexuel,
    • érections nocturnes ou matinales,
    • la sévérité de la dysfonction érectile..

Facteurs pouvant aggraver une dysfonction érectile


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  • Endocrinopathie.
  • Troubles du sommeil.

Recommandations

  • Etablir une liste exhaustive de tous les traitements pris par le patient.
  • Rechercher
    • des signes évocateurs de déficit androgénique,
    • toute maladie psychiatrique,
    • circonstances socio et psycho-affectives pouvant interférer avec la sexualité,
    • des troubles addictifs
      • toxicomanie médicamenteuse ;
      • alcool ;
      • stupéfiants ;
      • addiction sexuelle ;

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    • un syndrome dépressif,
    • une anxiété de performance sexuelle,
    • difficultés de couple..

Examen clinique

  • Examen général :
    • uro-génital,
    • cardio-vasculaire,
    • neurologique.

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Prise en charge de la dysfonction érectile

Informations et conseils

  • Expliquer au patient :
    • la physiologie de l'érection,
    • le mécanisme des pannes,
    • la prévalence de la dysfonction érectile,
    • l'évolution de la sexualité avec l'âge.

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  • Conseils d'hygiène de vie :
    • régime alimentaire,
    • sevrage du tabac,
    • lutte contre la sédentarité..

Traitements médicamenteux oraux

  • Les inhibiteurs de la PDE5 :
    • facilitent la myo-relaxation intra-caverneuse,
    • 3 molécules sont disponibles :
      • le sildénafil ;
      • le tadalafil ;
      • le vardénafil ;

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    • contre-indications :
      • prise de dérivés nitrés,
      • ou de donneurs de NO,

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    • le médecin traitant
      • doit expliquer au patient les modalités de prise,
      • doit procéder à un entretien permettant de cadrer la prescription,
      • doit respecter scrupuleusement les contre-indications.

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  • L'apomorphine sublinguale :
    • facilitateur de l'érection ;
    • molécule UPRIMA, disponible en 2 et 3 mg ;
    • recommandée dans les dysfonctions érectiles légères..

Traitements locaux

  • Les injections intra-caverneuses :
    • indications
      • contre-indication ou intolérance au traitement oral,
      • chirurgie carcinologique prostatique,
      • préférence du patient,
      • neuropathie diabétique avérée,
      • para ou tétraplégie,
      • séquelles
        • de la chirurgie ;
        • de priapisme ;

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      • sclérose en plaques..

Surveillance des cas particuliers

  • Diabétiques.
  • Patients souffrant de troubles psychiques :
    • anxiété,
    • dépression,
    • paraphilies,
    • troubles
      • de la personnalité,
      • psychotiques..

Sources


Recommandations aux médecins généralistes pour la prise en charge de première intention de la dysfonction érectile, AFU, 2005.

Crédit photo : Ctpaul | Dreamstime.com

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Publié par OdileO.
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