AVC - Causes, symptômes et traitement

Septembre 2016

Soudain, imprévisible, l’accident vasculaire cérébral (AVC) frappe un Français toutes les 4 minutes et risque de se reproduire chez 30 à 40% des personnes dans les 5 ans suivant le premier AVC. Il constitue la première causes de handicap chez l’adulte (505.000 personnes vivent avec ses séquelles). Aujourd’hui, il est possible de prévenir le risque de survenue d’un AVC et d’une récidive en adaptant son mode de vie et en respectant le traitement prescrit par le médecin.


150000 AVC surviennent chaque année en France soit environ 1 AVC toutes les 4 minutes. L'AVC représente une urgence car il faut agir dans les 3 heures. En effet, 7 heures après le début de l'AVC, les répercussions sont le plus souvent irréversibles. D'autre part, 1 personne sur 5 décède dans le mois qui suit l'AVC. L'AIT, ou accident ischémique transitoire, est provoqué par une interruption temporaire de la circulation cérébrale. Les manifestations provoquées disparaissent spontanément en quelques minutes ou quelques heures.

Un tiers des personnes ayant fait un AVC ont présenté un AIT. Un accident ischémique transitoire ne dure que quelques minutes. Les symptômes sont rétablis en moins d'une heure et se dissipent totalement en moins de 24 heures, sans laisser de séquelles. L'accident correspond le plus souvent à une occlusion d'un vaisseau qui s'est reperméabilisé.

10% des personnes ayant eu un accident ischémique transitoire (AIT) seront atteintes d'un accident vasculaire cérébral (AVC) au cours de la semaine qui suit ce premier accident. Une personne est concernée par un AVC toutes les quatre minutes en France et plus de 500000 personnes à souffrir de séquelles motrices ou intellectuelles. Chaque année en France, 62000 décèdent des suites d'un AVC. Seul 1 français sur 2 sait identifier une personne qui fait un AVC et 31% estiment ne pas savoir ou se diriger en cas d'AVC. D'autre part, 3/4 des survivants d'un AVC en gardent des séquelles définitives et 1 personne sur 3 deviendra dépendante et 1 sur 4 ne reprendra pas son travail (Sources: France AVC).

Définition

Un accident vasculaire cérébral (ou AVC) est une affection qui survient dans les suites d'un problème au niveau des artères du cerveau. Deux types d'AVC se distinguent : dans l'AVC ischémique, une artère cérébrale est obstruée à cause de la présence d'un caillot de sang, alors qu'au cours de l'AVC hémorragique, on observe une rupture de l'artère provoquée le plus souvent par une l'hypertension artérielle.

Causes

Un accident vasculaire peut être provoqué par l'obturation d'un vaisseau sanguin par un caillot de sang entraînant une interruption de la circulation sanguine cérébrale : c'est l'AVC ischémique. Il peut aussi être dû à une rupture d'un vaisseau sanguin à l'intérieur du cerveau entrainant une hémorragie : c'est l'AVC hémorragique

Vidéo


Symptômes

Les manifestations d'un accident vascualire ischémique transitoire ont la particularité de durer quelques instants sans laisser de séquelles. La personne qui en est atteinte à ce moment là ne réalise pas que'elle veinbt de faire un "mini accident vasculaire cérébral".

Les signes de l'AIT peuvent être variés :
  • Engourdissement du visage, d'un bras ou d'une jambe.
  • Difficultés à bouger un bras ou une jambe.
  • Une difficulté brutale pour s'exprimer ou comprendre la personne avec laquelle vous vous trouvez.
  • Une perte brutale de la vision d'un oeil.
  • Un malaise.
  • Des maux de têtes violents.
  • Des troubles de l'équilibre.

Diagnostic

Effectuer un bilan neurologique dans les heures qui suivent. Mise en oeuvre d'un traitement afin d'éviter les récidives et des lésions neurologiques définitives. Une prise en charge dans les 24 heures améliore le pronostic. Plus d'un tiers des séquelles liées aux accidents vasculaires pourraient être évités.

En présence d'une suspicion d'AVC, une prise en charge médicale avec un examen d'imagerie cérébrale, scanner ou IRM, doit être rapidement mise en place.

Traitement

Un accident vasculaire cérébral nécessite une prise en charge d'urgence. Un traitement à court et à long terme est également indispensable pour limiter les séquelles, prévenir les risques de complications, et faciliter la récupération.

Dès la suspicion des premières manifestations d'un AVC, faire immédiatement le 15. En effet 20% des personnes présentant un AVC décèdent dans les quelques semaines suivant l'accident et plus de 70% des personnes présentent des séquelles définitives (hémiplégie, troubles de la parole, handicap...).

Dans les trois heures suivant l'apparition des symptômes, le patient doit être pris en charge à l'hôpital. Un médicament thrombolytique est administré par perfusion pour dissoudre le(s) caillot(s) qui obstrue(nt) l'artère cérébrale. Ce traitement permet de rétablir la circulation sanguine et l'apport en oxygène du cerveau. Une nouvelle méthode nommée thrombectomie peut être envisagée. Pratiquée sous anesthésie générale, elle consiste à extraire le caillot au moyen d'un filet miniature en nickel-titane. La thrombectomie peut être pratiquée jusqu'à six heures après l'apparition des premiers symptômes et peut être employée comme alternative en cas de contre-indication à la thrombolyse.

Traitement médicamenteux

Après un accident vasculaire cérébral, des médicaments antiagrégants plaquettaires ou anticoagulants sont prescrits pour prévenir la formation de nouveaux caillots et la survenue de complications. D'autres médicaments peuvent être prescrits après identification de la cause de l'AVC : traitement du diabète, de l'hypertension, ou d'un excès de cholestérol.

Traitement à long terme et rééducation

Pour récupérer un maximum d'autonomie, la rééducation doit être démarrée le plus tôt possible dès que l'état de santé le permet. Elle peut être débutée dès les premières heures d'hospitalisation, et se poursuit à domicile ou au sein d'un centre spécialisé. La rééducation a pour objectifs d'éviter les complications, et de récupérer au maximum les fonctions essentielles comme la marche, l'usage des membres supérieurs et le langage. Plusieurs séances par semaine voire quotidiennes sont nécessaires. La phase de rééducation permet également de réapprendre les gestes du quotidien : toilette, préparation des repas, conduite, etc. Les spécialistes impliqués dans la phase de rééducation sont, selon l'état de santé du patient, un kinésithérapeute, un ergothérapeute, et un orthophoniste. Le soutien des proches du patient est primordial pour mener à bien la rééducation après un AVC. En parallèle de la rééducation, il est important de respecter certaines mesures d'hygiène et de diététique : arrêt du tabac, baisse de la consommation d'alcool, pratique d'une activité physique régulière, et contrôle du poids.

Séquelles

En France, environ 2 patients sur 3 présentent des séquelles après un AVC. La gravité des troubles varie selon les cas. Les séquelles incluent les troubles de la marche (34% des patients nécessitent une assistance), les troubles du langage et de la déglutition, les troubles de la vision, l'incontinence urinaire et la dépression.

A voir également :

Publi-information
Publi-information
Ce document intitulé « AVC - Causes, symptômes et traitement » issu de Journal des Femmes Santé (sante-medecine.journaldesfemmes.com) est soumis au droit d'auteur. Toute reproduction ou représentation totale ou partielle de ce site par quelque procédé que ce soit, sans autorisation expresse, est interdite. Sante-Medecine.net adhère aux principes de la charte « Health On the Net » (HONcode) destinée aux sites Web médicaux et de santé. Vérifiez ici.