Descente d'organes - Prolapsus génital - Causes et traitement

Février 2017

Il peut arriver , suite à des grossesses multiples ou à une constipation, que les systèmes de soutien des organes pelviens lâchent : c'est la descente d'organes. Prise en charge précocement, elle ne nécessite pas forcément un recours à la chirurgie.


Le prolapsus, plus connu sous le nom de descente d'organes, concerne majoritairement les femmes. En effet, les organes les plus sujets à prolapsus sont l'utérus et les organes pelviens, situés dans le bas du bassin : vessie, rectum, urètre et vagin. Ainsi, le prolapsus génital correspond à un déplacement anormal, soit d'un organe, soit de deux, soit des organes du pelvis vers le bas.

Définition

Le prolapsus génital (parfois appelé « descente d'organes ») désigne chez la femme le mouvement vers le bas d'un ou de plusieurs organes du pelvis (petit bassin situé entre les hanches). La descente d'organes, également appelée prolapsus génital, est un trouble gynécologique qui se traduit par un déplacement anormal d'un ou plusieurs organes du bassin (ou pelvis) chez la femme. Quatre organes sont concernés : l'utérus (cas le plus fréquent), l'urètre, la vessie et le rectum. On parle de prolapsus lorsqu'un ou plusieurs de ces organes, normalement maintenus par des muscles et des ligaments, se déplace vers le bas et l'orifice vulvaire. Le traitement chirurgical est généralement indiqué.

Le pelvis est composé de 4 organes : la vessie, l'utérus, le vagin et le rectum. Il existe plusieurs prolapsus génitaux selon le ou les organes déplacés, dont le cystocèle (descente de la vessie), le rectocèle (descente du rectum), la trachélocèle (descente du col utérin) et le prolapsus utérin (descente de l'utérus).

Causes

Quant aux causes, elles peuvent être très variées, même si le mécanisme est le même. Tous les organes pelviens, utérus, vessie, rectum sont maintenus à leur place naturelle à la fois par des ligaments (qui solidarisent les organes entre eux) et par des muscles (les muscles du périnée qui ont un rôle de soutènement). A la défaveur de certains événements, il peut arriver que les ligaments se rompent et/ou que les muscles se relâchent. Les organes sont ainsi désolidarisés les uns des autres. Des grossesses répétées, un accouchement difficile, la ménopause, l'obésité ou encore la constipation sont parmi les causes les plus répandues.

Le prolapsus est une complication gynécologique fréquente chez la femme. Les organes du pelvis sont soutenus par des muscles et des ligaments. La ménopause, les grossesses multiples, l'obésité et la constipation peuvent entraîner un relâchement de ces muscles, entrainant alors le prolapsus.

Symptômes

Chez la patiente, cela se traduit par des douleurs pelviennes, une certaine sensation de pesanteur dans le bas-ventre, des troubles urinaires plus ou moins prononcés (fréquence et difficulté des mictions, cystites à répétition, incontinence dans certains cas, etc.) et parfois aussi une incontinence aux selles. Une sensation de «boule à la vulve» peut se faire sentir. Les douleurs et les manifestations associées diffèrent selon le nombre et les organes qui sont descendus.

Diagnostic

Ainsi, si vous ressentez régulièrement ce genre de douleurs, il faut consulter votre gynécologue qui pourra faire un diagnostic. Il faut savoir surmonter les tabous liés aux gênes psychologiques (notamment sur la vie sexuelle) pour pouvoir trouver une solution adaptée et ne plus endurer ces douleurs au quotidien. D'où la nécessité de consulter pour traiter au plus vite la cause du problème et soigner les symptômes associés. Le gynécologue fera les examens nécessaires, parmi lesquels des échographies, pour déterminer l'importance du prolapsus et des organes concernés.

Traitement

Le traitement d'un prolapsus génital ou urinaire relève, la plupart du temps, de la chirurgie. La cause à la base du prolapsus est évidemment traitée si possible (constipation, ménopause, etc.). Néanmoins, si le prolapsus n'est pas à un stade trop avancé, c'est-à-dire que le ou les organes touchés ne sont pas encore trop descendus, la rééducation périnéale est envisageable. Il faut la mettre en œuvre aussi tôt que possible pour limiter la descente et peut-être, ainsi, éviter l'opération. Par contre, si le ou les organes sont déjà bien descendus, la seule alternative est l'opération chirurgicale. Celle-ci consiste à remplacer par des prothèses les moyens de soutien défaillants (ligaments ou muscles du périnée).

Ces traitements peuvent se faire selon 3 voies chirurgicales différentes : en ouvrant l'abdomen, par coelioscopie ou en passant par le vagin. Généralement, cette dernière technique est préférée pour les femmes ménopausées ou en pré-ménopause. De manière générale, le choix de la technique dépend en grande partie de la nature du prolapsus, de l'âge de la femme, de la qualité de ses tissus, de l'existence ou non de relations sexuelles et du désir de maternité. Il faut en effet noté que l'ablation de l'utérus est préconisée dans un bon nombre de cas. Mais n'est pas systématique non plus.

Crédits photo : © decade3D - 123RF

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Publié par Jeff. Dernière mise à jour le 15 novembre 2016 à 16:48 par Jeff.
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