Traitement hormonal substitutif (THS)

Mars 2017

Le traitement hormonal substitutif n'est pas conseillé systématiquement à l'ensemble des femmes. Dans certains cas il peut être prescrit à certaines femmes, selon de nombreux facteurs, notamment de l'existence de symptômes sévères et invalidantes.


Mode d'action

Le THS consiste à apporter à l'organisme les hormones sexuelles qui ne sont plus produites par les ovaires : les oestrogènes et la progestérone. L'administration d'un tel traitement nécessite un bilan préalable pour bien connaître la situation hormonale de la patiente et juger de l'absence de contre-indications.

Le traitement substitutif de la ménopause comprend une combinaison de deux hormones : un oestrogène, prescrit sous forme de gel ou de patch, et une progestérone prescrite sous la forme de comprimé.

Pour quelles femmes ?

Le traitement substitutif est recommandé aux femmes présentant des gênes importantes :


Le traitement hormonal substitutif est recommandé chez les femmes présentant des risques d'ostéoporose ou de maladies cardio-vasculaires accrus. L'impossibilité de prendre d'autres traitements peut être une indication de la prise du traitement hormonal substitutif.

Conseils pour l'utilisation du traitement

Prescrire la dose minimale efficace. Femmes âgées de la cinquantaine : ce traitement est déconseillé chez les femmes de 60 ans en raison des complications cardio-vasculaires. Durée du traitement la plus courte possible : 5 ans demeure la durée maximale de prescription de ce traitement. Respecter les contre-indications. Réévaluer le traitement régulièrement au minimum une fois par an : il est souvent envisagé d'interrompre ce traitement quelques semaines afin de s'assurer de la persistance de la sévérité ou de la diminution des manifestations. Connaître les risques et les précautions d'emploi.

Lorsqu'un traitement hormonal substitutif est prescrit, il est indispensable d'adopter une bonne hygiène de vie dont les 2 éléments pivots sont une alimentation équilibrée associée à une activité physique régulière.

Risques

Les traitements substitutifs de la ménopause peuvent provoquer un certain nombre de pathologies.

Cancer du sein

Le traitement hormonal de la ménopause associant oestrogènes et progestatifs augmente le risque d'avoir un cancer du sein par rapport à une femme ménopausée non traitée.

Le risque augmente avec la durée du traitement : il apparait après 5 ans de traitement. Le risque existe quelque soit le mode d'administration des oestrogènes. Le Traitement Hormonal substitutif est formellement contre-indiqué en cas d'antécédent personnel de cancer du sein.

Le risque de cancer est augmenté de façon similaire que le traitement par oestrogènes soit administré par voie orale ou transdermique et que le schéma d'administration des progestatifs soit continu ou séquentiel.

Phlébite

Le traitement hormonal substitutif de la ménopause augmente le risque de phlébite et d'embolie pulmonaire. Un risque d'embolie pulmonaire secondaire à la phlébite est également à prendre en compte.

Ces risques surviennent davantage au cours de la première année de traitement. Ces risques ne sont pas modifiés selon la durée du traitement. Ce risque est augmenté avec l'âge de la femme.

Les femmes ménopausées présentant un risque de phlébite ne peuvent pas prendre un traitement hormonal substitutif.

Risques cardiovasculaires

Le traitement hormonal substitutif de la ménopause entraîne une augmentation du risque d'Infarctus du myocarde et d'accident vasculaire cérébral.

L'augmentation du risque cardiaque est plus fréquente chez les femmes de plus de 60 ans. Les femmes ménopausées présentant un risque cardiovasculaire ne peuvent pas bénéficier de ce traitement.

Accident vasculaire cérébral

Il existe un faible risque d'apparition d'accident vasculaire cérébral chez les femmes ménopausées prenant un traitement hormonal substitutif et présentant des facteurs de risque cardiovasculaire. Le traitement hormonal substitutif est contre-indiqué chez les femmes ayant fait un accident vasculaire cérébral ou un accident ischémique transitoire (AIT). Le risque d'accident vasculaire cérébral est élevé augmenté quelque soit l'âge de la femme.

Contre-indications

La prescription du traitement hormonal substitutif dépend de nombreux facteurs, en particulier de l'existence de manifestations sévères et invalidantes.

Cancer du sein

  • Antécédent personnel de cancer du sein.
  • Antécédent familial (1 er degré, mère ou soeur) de cancer du sein avant l'âge de 50 ans augmente le risque de cancer.

Mastose

  • Mastose : Une mastose (gonflement irrégulier des seins provoqué par un dérèglement hormonal) peut parfois représenter unecontre-indication au traitement hormonal substitutif.

Cancer de l'endomètre

Le Cancer de l'endomètre représente une contre-indication au traitement hormonal substitutif.

Phlébite

Le traitement hormonal substitutif augmente le risque de phlébite au cours de la première année de traitement. Antécédent personnel de thrombose veineuse profonde et de phlébite. Antécédent familial de phlébite : la prescription du TSH peut dans ce cas être déconseillée.

Cardiopathies emboligènes

Une cardiopathie emboligène est une pathologie cardiaque provoquant un trouble du rythme cardiaque pouvant entrainer la formation de thrombus (caillot sanguin) pouvant migrer dans la circulation sanguine et entrainer une embolie pulmonaire. Une cardiopathie emboligène représente unecontre-indication absolue à la prise d'un traitement hormonal substitutif.

Infarctus du myocarde

Un antécédent d'Infarctus du myocarde représente unecontre-indication absolue à la prise d'un traitement hormonal substitutif.

Accidents vasculaires cérébraux

Un antécédent d'accident vasculaire cérébral ou un accident ischémique transitoire représente unecontre-indication à la prise d'un traitement hormonal substitutif.

Hépatite aiguë ou Hépatite chronique

Une hépatite aiguë ou une hépatite chronique accompagnée d'insuffisance hépatique représente unecontre-indication à la prise d'un traitement hormonal substitutif.

Autres pathologies

Autres pathologies représentant unecontre-indication au traitement substitutif de la ménopause :Lupus, Otospongiose, Porphyrie, Insuffisance rénale chronique...

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Publié par p.horde.
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