Ovaires polykystiques - Symptômes et traitement

Novembre 2017

Le syndrome des ovaires micropolykystiques, encore appelé SOPK ou syndrome de Stein-Leventhal, touche 5 à 10% des femmes et se manifeste notamment par la présence de nombreux kystes ou de petites tumeurs bénignes non cancéreuses, qui se développent au sein des ovaires. Ce syndrome est lié à un déséquilibre hormonal qui entraine des troubles endocriniens perturbant les cycles menstruel avec des cycles longs et irréguliers et peut parfois même provoquer une absence totale d’ovulation.



Définition

Le terme polykystique signifie littéralement « qui contient de nombreux kystes ». Les kystes sont de petites poches emplies d'air, de gaz ou de liquide qui peuvent se former sur plusieurs parties du corps. On parle de syndrome des ovaires polykystiques, ou syndrome de Stein-Leventhal, lorsque les ovaires augmentent de volume à cause de la présence de plusieurs petits kystes. Il s'agirait d'une maladie gynécologique endocrinienne chronique d'origine génétique qui concerne essentiellement les jeunes femmes. L'origine de la maladie n'est pas connue précisément, mais il semblerait qu'un déficit hormonal soit en cause.

Notre vidéo

Les précisions du docteur Pierrick Hordé :



Causes

Cette pathologie semble être de cause hormonale puisqu'un déficit en hormones lutéinisantes et un excès d'androgènes, hormones masculines, sont majoritairement retrouvés. Il existe un lien entre le syndrome des ovaires polykystiques et le syndrome de résistance à l'insuline, hormone sécrétée par le pancréas. Elle est ainsi responsable du diabète lorsqu'elle est de mauvaise qualité ou fabriquée en quantité insuffisante.

Symptômes

De nombreux symptômes sont présents dans ce syndrome. Parmi les plus marqués, on observe une absence ou des troubles des cycles menstruels, une prise de poids voire une obésité, un hirsutisme, c'est-à-dire la présence excessive de poils (sur la poitrine, le ventre et le visage) et de l'acné. L’apparition dans le cou de petites excroissances de peau appelés d'acrochordons, ainsi que des troubles de la fertilité, avec parfois une réelle stérilité, liée notamment à l’anovulation, conséquence, de l’interruption de la maturation folliculaire. Ce syndrome s'exprime à des degrés différents pour chaque femme, et n'entraine pas forcément tous ces symptômes.

Diagnostic

On parvient généralement à poser le diagnostic de syndrome des ovaires polykystiques en combinant les résultats de l'interrogatoire et ceux des examens complémentaires. On pratique notamment un bilan sanguin, qui permet d'observer les taux d'hormones, notamment l'hormone lutéinisante, ou LH, qui augmente de façon variable. Les androgènes sont également dosables et peuvent être au-dessus de la normale. À cette prise de sang, des examens s'ajoutent, telle une échographie qui montre la présence des kystes au niveau des deux ovaires et l'augmentation du volume de ces organes qui en découle.

Traitement

Le traitement varie en fonction de l'importance des symptômes et du désir de la patiente d'avoir ou non un enfant. Il est souvent nécessaire de procéder au traitement de l'obésité (ce qui contribue généralement au retour de l'ovulation). Parfois, on prescrit également un traitement antiandrogène pour lutter contre l'excès d'hormones mâles. L'approche chirurgicale consiste à retirer au laser la partie superficielle des ovaires.

Prévention

Même s’il est très difficile, de prévenir le syndrome des ovaires polykystiques, mais il est possible de diminuer l'hyperinsulinémie en adoptant une alimentation équilibrée et en faisant de l’exercice permettent à l’organisme de réguler les cycles hormonaux et peut être retarder ou prévenir certaines manifestations associés à ce syndrome

Publi-information
Publié par Jeff.
Ce document intitulé « Ovaires polykystiques - Symptômes et traitement » issu de Journal des Femmes Santé (sante-medecine.journaldesfemmes.com) est soumis au droit d'auteur. Toute reproduction ou représentation totale ou partielle de ce site par quelque procédé que ce soit, sans autorisation expresse, est interdite. Sante-Medecine.net adhère aux principes de la charte « Health On the Net » (HONcode) destinée aux sites Web médicaux et de santé. Vérifiez ici.