Obésité et obésité morbide

Février 2017

Entre 1997 et 2013, le nombre de personnes souffrant d'obésité en France a progressé de 76 %, soit de 3,3 millions de personnes, atteignant aujourd'hui 6,9 millions, soit 15 % des adultes ! Le phénomène est inquiétant, car outre la mésestime de soi que l'obésité provoque chez la plupart des personnes qui en sont victimes, elle a des conséquences graves sur la santé, pouvant faire perdre jusqu'à 10 ans d'espérance de vie lorsqu'il s'agit d'une obésité morbide.


Définition

L'obésité définit une surcharge pondérale d'un individu, due à une trop grande accumulation de masse grasse. De nombreuses études ont montré l'implication de certains gènes dans la survenue d'une surcharge pondérale et d'obésité. Ils peuvent en effet jouer un rôle dans la prédisposition à l'obésité en influençant le comportement alimentaire, la production hormonale, la modification de la fonction de certaines protéines et du métabolisme. La modification ou une anomalie de ces gènes n'est jamais l'unique cause d'une prise de poids ou d'une obésité, ni sa cause principale, et les habitudes alimentaires ainsi que l'éducation, prennent une part majeure dans son apparition et son aggravation. L'obésité est en constante augmentation dans les pays industrialisés, touchant près de 30% des Américains, environ 12% en France et les enfants sont de plus en plus touchés. L'obésité augmente dangereusement les risques de certaines pathologies comme les maladies cardiovasculaires. Contrairement à ce qu'on pourrait penser, l'obésité touche plus souvent les enfants issus de milieux socio-économiques défavorisés. C'est un enjeu majeur de santé publique de par ses répercussions sur la santé physique et psychologique.

Il faut distinguer l'obésité du surpoids ou de l'embonpoint. Le poids ne suffisant pas pour les différencier, des mesures scientifiques ont été instaurées : l'IMC (indice de masse corporelle), qui détermine qu'il y a obésité au-delà d'un IMC de 30 ; le tour de taille, qui indique une obésité abdominale pour les hommes au-delà de 102 cm et pour les femmes au-delà de 88 cm de tour de taille ; et enfin, le rapport tour de taille/tour de hanches, qui montre une obésité lorsqu'il est supérieur à 1 chez les hommes et à 0,85 chez les femmes. En cas d'obésité avérée, le médecin demandera un bilan des graisses, afin de prévenir les maladies cardio-vasculaires notamment. Pour les adultes, des méthodes chirurgicales existent pour aider les personnes souffrant d'obésité.

Symptômes

La manifestation principale de l'obésité est une augmentation de la masse grasse du corps. La définition est basée sur un calcul appelé IMC pour "Indice de masse corporelle" qui correspond à la division du poids en kilogrammes, par la taille au carré, exprimée en mètres. En dehors de ce surpoids, l'obésité n'est pas responsable de signes cliniques visibles, mais de nombreuses complications parmi lesquelles des complications cardiaques avec augmentation du risque d'athérome où les artères se bouchent, de l'hypertension artérielle, de la maladie thrombo-embolique, de l'insuffisance cardiaque et des propres complications de ces pathologies ; des difficultés respiratoires évoluant progressivement vers une insuffisance respiratoire ; un syndrome d'apnées du sommeil ; une augmentation du risque de développer un diabète ; une plus grande susceptibilité à l'arthrose et un plus grand risque de développer des cancers... Plusieurs autres pathologies sont concernées. L'obèse est exposé à de très nombreuses complications.

Diagnostic

Le diagnostic permet de déterminer le type d'obésité en fonction de l'IMC, à savoir :
  • de 25 à 30 : surpoids ;
  • 30 à 35 : obésité modérée ;
  • 35 à 40 : obésité sévère ;
  • au-dessus de 40 : obésité morbide.


Ces valeurs sont déterminées chez l'adulte, et chez l'enfant, il existe des courbes permettant d'identifier les valeurs normales de l'IMC en fonction du sexe et de l'âge. La mesure du tour de taille est également possible chez l'adulte pour différencier une obésité plutôt masculine, dite androïde avec prédominance du dépôt des graisses dans la partie supérieure du corps (abdomen notamment), ou plutôt féminine dite gynoïde où la graisse se dépose plutôt dans les fesses et les cuisses. L'obésité androïde est plus pourvoyeuse de complications.

Traitement

Le traitement de l'obésité est basé sur une rééducation alimentaire, sur la pratique d'une activité physique et sportive ainsi qu'une prise en charge psychologique. Dans des cas extrêmes, cela peut nécessiter un acte de chirurgie bariatrique avec notamment la pose d'un anneau gastrique.

Prévention

Le facteur héréditaire prédispose un individu à l'obésité dans la mesure où d'autres facteurs environnementaux sont réunis. Toutefois, la transmission génétique de l'obésité n'est pas totalement démontrée. En revanche, la transmission familiale d'un mode d'alimentation et de vie est clairement impliquée dans la survenue de l'obésité. La modification du comportement alimentaire anormal dès le plus jeune âge, permet de prévenir toutes formes d'obésité. Une alimentation équilibrée et non excessive, couplée à une activité physique régulière ou à la pratique d'un sport, prévient l'obésité dans la majeure partie des cas. De même, une prise en charge psychologique est nécessaire pour un individu mal dans sa peau qui peut parfois compenser par l'alimentation. La prévention repose également sur le dépistage au plus tôt d'un excès de poids, d'où la nécessité de la réalisation des courbes d'IMC.

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Publié par Jeff. Dernière mise à jour le 4 novembre 2016 à 13:00 par Jeff.
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