Stress

Décembre 2016

Chacun d'entre nous est concerné par le stress de manière plus ou moins permanente et intense. Le stress peut perturber la vie quotidienne de millions de personnes et avoir des répercussions sur leur santé. Le point sur les manifestations du stress, ses conséquences physiologiques et psychologiques.


Définition

Le stress désigne le mécanisme psychologique mis en oeuvre par l'organisme pour faire face à une situation particulièrement éprouvante. Le stress est un ensemble de réactions de l'organisme lorsque celui-ci est soumis à des contraintes. Le stress peut survenir en réponse à n'importe quel type d'agression, que ce soit une infection, une pathologie organique, un symptôme isolé, ou un problème d'ordre psychiatrique. Ce terme est plus souvent employé dans le sens d'anxiété, d'angoisse et ainsi se rattacher à une part plutôt psychologique.

Le stress peut atteindre toute personne, épisodiquement ou parfois quotidiennement devenant un véritable handicap dans la vie quotidienne. Le stress correspond à des réactions de l'organisme apparaissant dès que l'organisme est face à un changement de situation brutale. Le corps réagit contre ce qu'il ressent comme une agression ou une pression. Chaque personne réagit de façon personnelle et adaptée à un évènement qu'il considère comme traumatisant. Le stress correspond souvent à des tensions provoquées par des conflits personnels non résolus.

Une situation prolongée de stress peut conduire à un épuisement psychique et physique. Le stress peut être un facteur déclenchant de diverses pathologies, comme par exemple les maladies cardio- vasculaires, l'eczéma, la migraine...

Le stress provoqué par le travail est la première cause d'arrêt de maladie. Le terme de surmenage et de burn out est alors souvent employé.

Le stress entraine un déséquilibre du système nerveux : il stimule le système nerveux hypotalamo-hypophysaire et surrénalien. Le système sympathique, responsable de nombreuses activités indépendantes de la volonté est alors stimulé provoquant une libération d'adrénaline à l'origine notamment d'une augmentation de la fréquence cardiaque. Le stress peut être passager et survenir de façon isolée. Le stress peut également se prolonger de façon chronique et handicapé fortement la vie quotidienne.

Stress chronique

Le stress chronique se caractérise par un stress prolongé auquel l'organisme est incapable de répondre efficacement. Il résulte d'une situation particulièrement éprouvante que le sujet ne peut pas contrôler. Le stress chronique peut entraîner une multitude de symptômes potentiellement dangereux pour la santé, notamment de la fatigue, des insomnies, une prédisposition aux infections, des migraines, diverses douleurs et des troubles digestifs. Les techniques de relaxation, le repos, la pratique d'une activité physique et un régime alimentaire adapté permettent de traiter le stress chronique.

Causes

Les causes du stress peuvent être physiques, sociopsychiques (la cause la plus fréquente) ou liées à une maladie génétique, virale ou parasitaire. La situation de stress provoque une accélération du rythme cardiaque et la baisse du taux de glucose dans le sang. L'organisme réagit en libérant de l'adrénaline qui va oxygéner les muscles, ainsi que d'autres hormones. Selon les personnes, le stress peut conduire à l'épuisement, voire à la dépression.

Phases

Le stress peut atteindre toute personne, épisodiquement ou parfois quotidiennement devenant un véritable handicap dans la vie quotidienne. Le stress correspond à un ensemble de réactions de l'organisme qui apparaissent lorsque l'organisme est soumis à un changement de situation brutale. Le corps réagit contre ce qu'il ressent comme une agression ou une pression. Selon les travaux de Hans Selye datant de 1975, il existe 3 phases dans la réaction au stress : la phase d'alarme, la phase de résistance et la phase d'épuisement.

Réaction d'alarme

La réaction d'alarme est la première phase du processus de stress face à l'agression, au cours de laquelle apparaissent les premières manifestations : respiration courte et accélérée, augmentation des battements cardiaque, augmentation de la tension artérielle, boule à la gorge ou à l'estomac, anxiété, angoisse...

Ces réactions sont provoquées par la libération d'hormones, comme l'adrénaline dont le délai d'action est de quelques minutes et dont la fonction est de préparer le corps à une action rapide.

Résistance

La résistance correspond à la seconde phase du processus d'adaptation au stress. Lors du prolongement de l'agression, la réaction d'adaptation provoque la mise en place d'un processus de résistance face à la situation d'agression.

Cette étape prolongeant la première phase va ainsi permettre de préserver l'organisme de l'épuisement en compensant les dépenses énergétiques occasionnées pour faire face au stress. D'autres hormones, les glucorticoides, sont ainsi sécrétées au cours de cette étape permettant une augmentation du taux de la glycémie nécessaire à l'organisme, au cœur, au cerveau et aux muscles.

Au cours de cette phase, les sujets atteints adoptent des conduites différentes : certains se préparent à affronter le stress, d'autres continuent à vivre comme s'il n'existait pas en faisant la politique de « l'autruche » ou alors évitent les situations pouvant le provoquer.

Épuisement

L'organisme, débordé et sollicité en permanence par la situation de stress qui se prolonge et s'intensifie, ne réussit plus à mobiliser ses ressources et s'épuise. Il ne peut plus faire face aux agressions en raison de leur intensité. L'organisme craque, ne réussissant plus à faire face à toutes ces agressions. Les réserves psychiques et biologiques sont épuisées. C'est au cours de cette phase d'épuisement que peuvent apparaître certaines pathologies obligeant l'arrêt de l'emballement de l'organisme.

Symptômes

Les symptômes provoqués par le stress sont très variables, nombreux et d'intensité plus ou moins violente. Ils varient d'une personne à l'autre, chaque personne ayant très souvent plus particulièrement « son ou ses symptômes propres ». Pour certaines, la migraine ou les maux de tête seront leurs manifestations principales, pour d'autres ce sera plutôt l'eczéma ou des insomnies. Certains individus stressés peuvent également présenter plusieurs manifestations associées. La fatigue peut représenter également une manifestation d'un stress chronique.

Troubles physiologiques

Le stress se traduit généralement par des troubles physiologiques tels que des troubles digestifs (ulcère, nausées et vomissements sont des symtômes digestifs courants déclenchés par le stress). Les symptômes peuvent également être des troubles cardiovasulaires, comme une augmentation de la fréquence cardiaque avec cette sensation d'accélération des battements cardiaques, des palpitations, une hypertension artérielle ou encore une augmentation du mauvais cholestérol. Mal de tête, crises de migraine sont également des symptômes fréquemment déclenchés par le stress. Ils sont parfois accompagnés d'hyperventilation (souffle court et rapide), de transpiration, mains moites, mauvaise haleine et diarrhée. Les épisodes de stress déclenchent souvent insomnies et cauchemars.

Troubles psychologiques

Irritabilité, angoisse, tics, noeuds dans la gorge, colère, épisodes de panique, dépression peuvent également apparaître et aller jusqu'au burn-out. Des troubles du comportement peuvent également apparaître comme des changements d'humeur fréquents, une susceptibilité, des difficultés de concentration ou des difficultés relationnelles avec ses proches ou ses collègues de travail... Ces troubles s'accompagnent de modifications de certaines habitudes : augmentation de la consommation de tabac, d'alcool. Modifications de ses habitudes alimentaires et prise de poids.

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Les précisions du docteur Pierrick Hordé :

Pathologies associées

Le stress est un facteur de risque pour certaines maladies de peau comme l'eczéma ou urticaire, ... Par ailleurs, mal de dos et tensions musculaires peuvent représenter des signes du stress. Angines, herpès, grippe apparaissent plus fréquemment chez les personnes stressées. Les cheveux sont également particulièrement exposés au stress, ce qui peut se traduire par une chute de cheveux chez l'homme comme chez la femme. Impuissance ou absence de désir chez la femme peuvent traduire un stress sous-jacent. Les règles peuvent devenir irrégulières chez la femme. La prolactine permet un déclenchement et un maintien de la lactation. La prolactine participe au contrôle des naissances en bloquant l'ovulation lorsque la maman nourrit son bébé au sein tout au long de la journée. Elle participe au développement de la croissance des glandes mammaires avec les œstrogènes et la progestérone.


Prudence : Toutes les manifestations précédemment citées peuvent également être les signes d'autres maladies. Seul votre médecin pourra vous confirmer les liens entre vos symptômes et le stress.

Traitement

La cause du stress doit être identifiée et prise en charge. La pratique du yoga et la relaxation sont aussi des solutions pour le combattre. Il existe également des médicaments contre le stress comme les anxiolytiques lorsqu'une anxiété s'installe de manière prolongée.

Combattre le stress

L'anxiété se nourrit de la difficulté, réelle ou imaginaire, à affronter les contraintes de l'existence. Le stress est un facteur clé dans le développement de nos angoisses. Si l'on est anxieux au point d'en ressentir détresse et souffrance, il faut réagir.

Pour combattre le stress et les angoisses qu'il provoque, il faut d'abord le reconnaître, c'est-à-dire identifier ses causes et ses symptômes. Le mieux est d'ouvrir un « journal du stress » où vous notez l'évolution de votre situation de vie. Chaque soir, vous faites ainsi un bilan de la journée écoulée.  Vous partez du symptôme qui est la preuve tangible de votre stress (insomnie, crise de larmes, panique, angoisse diffuse, etc.) et en face, vous notez son intensité (échelle allant de 1 à 5 pour chaque symptôme). Dans une troisième colonne, vous placez les causes potentielles du symptôme identifié. Chaque semaine, faites un bilan d'évolution de votre stress, en additionnant les symptômes et leur intensité, afin de voir si vous êtes en phase négative ou positive.

Avoir confiance en soi, c'est être capable de reconnaître et d'exprimer ses besoins, ses envies, ses désirs, cela sans refoulement ni mauvaise conscience. Pour y parvenir, il faut d'abord surpasser certaines mauvaises habitudes ou idées reçues héritées de notre éducation, de notre culture ou de notre cadre de vie. Il existe ainsi de nombreux blocages mentaux et cognitifs qui vous poussent à vous enfermer sur vous-mêmes, à ne jamais partager le poids de vos craintes et de vos soucis, à ruminer seul(e). Pour dépasser cet état stressant, il suffit de se dire : « désormais, je vais exprimer tout ce que je pense et ressens, car cela est digne d'être exprimé ».

En chacun de nous, il existe des « noyaux cognitifs » positifs et négatifs. Ils peuvent être de natures très différentes. Par exemple : « C'est normal d'avoir peur de l'eau, je suis tombée dans une piscine quand j'étais toute petite et j'ai failli me noyer » ; « Si mon interlocuteur réagit mal, c'est sûrement que je me suis exprimé maladroitement » ; « Je bois comme mon père et mon oncle, c'est une fatalité inscrite dans les gènes ». Les pièges les plus courants sont des convictions que l'on n'interroge jamais. Rationaliser ses actes suppose de :
  • 1) prendre distance par rapport à soi ;
  • 2) peser le pour et le contre dans ses décisions ;
  • 3) faire plusieurs hypothèses pour expliquer un événement ;
  • 4) rechercher des causes tangibles et non pas imaginaires ;
  • 5) éviter les interprétations sans preuve ;
  • 6) formuler ses pensées de plusieurs manières différentes, afin de reconnaître des nuances ;
  • 7) s'ouvrir aux autres et accepter leurs critiques, sans se priver de cet exercice vis-à-vis d'eux.


L'angoisse est souvent issue d'un trouble de la communication : le geste et la parole ne parviennent pas à extérioriser ce que l'on pense et ressent. Pour parvenir à s'exprimer, il faut d'abord se mettre à l'écoute de soi-même, identifier clairement ses pensées et ses sensations face à un événement. Par exemple, ce n'est pas la même chose d'être triste, mélancolique, abattue, fatiguée, accablée, affligée, amère, angoissée, inquiète. En fonction de ces nuances, on apprend à bien extérioriser son état interne. Pour s'exprimer, il existe deux moyens : le geste et la parole. Le premier est souvent négligé. A tort, car nous reconnaissons d'abord les émotions à travers le corps. Un sourire, un rire, un froncement de sourcil, une caresse, un pas de danse, un claquement de doigt ou de langue, une larme, un sifflement sont autant de signes qui détendent et parlent aux autres.  Autre moyen : la parole. Elle est indispensable pour créer du lien et de la confiance. Vos mots doivent vraiment refléter vos pensées et émotions, sans excès.

Face à tout problème, il existe des solutions négatives et des solutions positives. Votre banquier vous laisse un message sur votre répondeur concernant un découvert ? Vous pouvez choisir de faire la sourde oreille (négatif) ou l'appeler pour expliquer posément la situation (positif). L'angoisse se nourrit de mauvaises solutions.

Voici 5 règles de base de la pensée positive :
  • 1) Cerner le problème avec précision ;
  • 2) Evaluer l'importance du problème par rapport aux autres ;
  • 3) Poser toutes les solutions possibles et chasser les postures de fuite ou d'évitement ;
  • 4) Evaluer ses forces et ses faiblesses par rapport à chaque solution ;
  • 5) Choisir la solution qui repose sur vos points forts.

Remède naturel

Le millepertuis

Le millepertuis est connu pour ses propriétés antidépressives et calmantes. Selon l'Agence Européenne du Médicament, l'usage traditionnel du millepertuis est reconnu pour son effet contre l'épuisement psychique passager et les tendances à la dépression légère et passagère. Il agit aussi sur l'anxiété, la nervosité, le stress, le sommeil et l'équilibre émotionnel. Pour les troubles du sommeil liés au stress, le millepertuis est généralement consommé sous forme de décoction des fleurs ou de gélules (extraits secs). Dans les cas de dépression provoquée par le stress, le millepertuis est recommandé pour plus d'efficacité sous forme de teinture-mère, de gouttes ou d'EPS (extraits de plantes standardisés). En savoir plus sur le millepertuis.

Le houblon

Le houblon appartient à la famille des Cannabaceae, c'est une plante anti-stress. Les fleurs femelles du houblon, ses cônes, sont réputées pour ses vertus apaisantes et sédatives. On les prend sous forme de tisane (amère). Les cônes peuvent être séchés, puis broyés, pris sous forme de gélule ou d'extrait liquide. En savoir plus sur le houblon.

La mélisse

D'un goût agréablement citronné, les fleurs et les feuilles de mélisse sont traditionnellement consommées sous forme de tisane, de teinture ou d'extrait liquide pour en concentrer les effets, pour lutter contre le stress mental, le surmenage et l'agitation nerveuse. On l'appelle « la plante du détachement » dans le sens où elle aide à lâcher prise et à prendre du recul. En savoir plus sur la mélisse.

La passiflore

La passiflore est traditionnellement utilisée pour ses effets calmants. Elle aide à lutter contre le stress, apaise les états légèrement anxieux et nerveux. La passiflore se prend généralement sous forme d'infusion, mais elle est plus efficace et plus facile à doser sous forme d'extrait alcoolisé (teinture-mère). En savoir plus sur la passiflore.

La valériane

La valériane est reconnue pour ses vertus anxiolytiques. Elle est préconisée en tisane dans les troubles du sommeil liés au stress. Cette plante sédative favorise l'apparition du sommeil. Compte tenu de l'amertume de la plante, il est plutôt recommandé de la consommer sous forme de gélule. La décoction de ses racines et l'extrait liquide de valériane sont en effet réputés pour être imbuvables. En savoir plus sur la valériane.

L'escholtzia

L'escholtzia possède des propriétés calmantes, antispasmodiques et analgésiques. Elle est particulièrement efficace sous forme d'EPS (Extrait de Plante Standardisé) lorsque le sommeil n'est pas réparateur et que le stress provoque des réveils nocturnes. L'escholtzia peut être administrée sous forme de tisane (partie aérienne de la fleur), de teinture-mère (en gouttes) ou d'extrait liquide. En savoir plus sur l'escholtzia.

La rhodiole

La rhodiole, appelée « racine des sportifs » est un stimulant qui aide à lutter contre l'anxiété, la dépression et à gérer la fatigue générée par le stress. La plante est plus efficace sous forme d'EPS (Extrait de Plante Standardisé). En savoir plus sur la rhodiole.

Le mucuna

Le mucuna est riche en L-Dopa, un acide aminé utilisé pour lutter contre la maladie de Parkinson, la dépression liée au stress et les états apathiques. Elle se consomme sous forme de tisane et d'extrait de plante standardisé (EPS) pour en concentrer les effets, afin d'atténuer les effets du stress tout en gardant un bon équilibre psycho-physique. On l'utilise aussi sous cette forme afin de stimuler une libido annihilée par le stress. En savoir plus sur le mucuna.

Pour en savoir plus sur le stress


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