Comment mieux informer les femmes enceintes ?

Mars 2017

La Haute Autorité de Santé (HAS) a publié en avril 2005 une série de recommandations pour guider le médecin dans l’accompagnement de la femme enceinte et du couple.
Ces recommandations sont une adaptation d’un "clinical guideline" du National Institute for Clinical Excellence publié au Royaume-Uni en octobre 2003. Cette adaptation a été complétée par des recherches de la littérature française sur le thème et sur les bases de données internationales.


De l’utilité d’informer


La HAS répond dans un premier temps à la question « pourquoi les informations transmises lors de cet accompagnement sont indispensables, dès les consultations prénatales ? » :
  • pour identifier d’éventuelles complications,
  • pour s’assurer de la bonne santé de l’enfant à venir,
  • pour améliorer le confort et le vécu de la femme enceinte et du couple,
  • et surtout pour aider les futurs parents à prendre les bonnes décisions, conformément à la loi du 4 mars 2002 relative aux droits des malades et à la qualité du système de santé.

Pour une aide à la prise de décisions


Afin d’apporter les informations nécessaires et suffisantes à la femme enceinte et au couple dès le début de la grossesse, voici les principales recommandations émises par la HAS à destination des médecins :
  • expliquer les bénéfices d’un suivi régulier de la grossesse, pour la femme et son bébé ;
  • proposer un programme de suivi avec le nombre de consultations et d’examens, leurs dates et leur contenu. La HAS dresse par ailleurs la liste des examens obligatoires et à proposer :

  • mettre l’accent sur la prévention et l’éducation, en proposant un entretien individuel ou en couple, suivi de séances individuelles ou collectives de préparation à la naissance et à la parentalité ;
  • informer clairement la femme de son droit d’accepter ou de refuser un examen de dépistage, après lui avoir expliqué son utilité, ses bénéfices, ses éventuels inconvénients et conséquences ;
  • souligner les risques de l’automédication ;
  • identifier les situations de vulnérabilité (violence domestique, addictions, etc.) et toute forme d’insécurité (insécurité affective au sein du couple ou de la famille, précarité, isolement, etc.) et proposer des interventions adaptés si besoin.

Une information contextuelle


La HAS recommande de transmettre ces autres informations, à adapter en fonction du mode de vie et de la situation psychosociale de la femme ou du couple :
  • les services de soins disponibles, le coût des prestations et les possibilités pour le suivi de la grossesse, la préparation à la naissance, l’accouchement et les soins postnatals au sein des réseaux interétablissements et ville-hôpital ;
  • la nécessité d’une inscription dans le lieu de naissance de son choix ;
  • les risques liés à son mode de vie et leur prévention (consommation de tabac et autres addictions, déplacements, pénibilité du travail, etc.) ;
  • les risques infectieux alimentaires et les conseils d’hygiène de vie et de nutrition ;
  • les réseaux d’écoute, d’appui et d’accompagnement des parents ;
  • les dispositifs visant à améliorer l’accès aux soins et l’accompagnement psychosocial pour les femmes ou les couples en situation précaire ;
  • les droits liés à la maternité et la manière de les faire valoir.

Sources


Consultez l’intégralité des recommandations professionnelles publiées par la HAS.

Crédit photo : Ken Hurst - Fotolia.com

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Publié par vanina14.
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