Les traitements de l’ostéoporose post-ménopausique (Afssaps)

Janvier 2017

L’ostéoporose, maladie provoquant une déminéralisation du squelette, touche 40% des femmes de plus de 50 ans. Elle accroît considérablement le risque de fracture pour les patientes atteintes. Il est donc nécessaire de prendre en charge cette affection et de trouver le traitement adéquat pour chacune. Dans un document actualisé en janvier 2008, l’Afssaps donne des recommandations pour le traitement de l’ostéoporose post-ménopausique. Nous vous proposons ici une synthèse de ces recommandations.


Ostéodensitométrie

Pour estimer la résistance osseuse, on mesure la densité osseuse au rachis lombaire et/ou à l’extrémité supérieure du fémur par l’absorptiométrie biphotonique à rayons X. Concernant les femmes ménopausées, on calcul l’écart entre la densité osseuse mesurée et la densité osseuse théorique de l’adulte jeune de même sexe, au même site osseux ; il s’exprime en écart type et s’appelle le T score. D’après l’OMS :
  • T score > - 1 : densité normale.
  • - 2,5 < T ≤ - 1 : ostéopénie.
  • T ≤ - 2,5 : ostéoporose.
  • T score ≤ - 2,5 avec une ou plusieurs fractures : ostéoporose sévère.

Décision thérapeutique

« Une stratégie de décision est proposée en fonction de l’âge, de l’existence de fractures par fragilité, de la densitométrie et des facteurs de risque de fractures associés », précise l’Afssaps. Le T score n’est pas le seul élément pour la décision thérapeutique.

En cas de fracture

Si le T score est inférieur ou égal à -2,5, donc en cas d’ostéoporose, le traitement est : biophosphonate, raloxifène ou encore ranélate de strontium.
S’il y a au moins 2 fractures vertébrales : tériparatide. En cas d’ostéopénie (T score entre -1 et -2,5) et de fracture vertébrale ou de l’extrémité supérieure du fémur, le traitement adéquat sera le même que précédemment. Par contre, si l’ostéopénie est accompagnée de fractures périphériques, le choix du traitement (le traitement ne sera d’ailleurs pas systématique) est fait en fonction de la présence d’autres facteurs de risque de fracture.

En l’absence de fracture

50-60 ans

L’Afssaps recommande de rechercher les facteurs de risque d’ostéoporose avant de poser l’indication d’une densitométrie. Pour un T score inférieur à -3 ou inférieur à -2,5 conjugué à d’autres facteurs de risque de fracture, les traitements sont :
  • biophosphonate,
  • raloxifène,
  • ranélate de strontium,
  • traitement hormonal de la ménopause (en cas de troubles climatériques seulement ou d’intolérance ou d’inefficacité des autres traitements).

60-80ans

Pour les patientes âgées de 60 à 80 ans, l’Afssaps recommande, après avoir recherché les facteurs de risque, pour un T score inférieur à -3 ou inférieur à -2,5 conjugué a d’autres facteurs de risque de fracture :
  • raloxifène (si ostéoporose rachidienne, faible risque de fracture du fémur et patiente âgée de moins de 70 ans),
  • alendronate, risédronate ou ranélate de strontium dans tous les cas.

Plus de 80 ans

L’Afssaps recommande :
  • Calcium, vitamine D, prévention des chutes, protecteurs de hanche.
  • Ranélate de strontium ou risédronate (ou alendronate) à envisager.




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Publié par vanina14. Dernière mise à jour le 3 juin 2016 à 11:50 par Jeff.
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