Prise en charge de l’insuffisance respiratoire chronique grave

Mars 2017


Prise en charge par le médecin traitant de l’insuffisance respiratoire chronique grave (HAS)


Dans un guide publié en mars 2007, la Haute Autorité de Santé fait le point sur la prise en charge de l’insuffisance respiratoire chronique grave de l’adulte secondaire à une bronchopneumopathie chronique obstructive. D’après la HAS, cette affection de longue durée peut être diagnostiquée par le médecin généraliste qui confiera le traitement au pneumologue. Le suivi nécessite une véritable coordination des intervenants.


Le bilan initial



Le médecin traitant peut diagnostiquer cette maladie. Dans le guide de la HAS son rôle est très clair. Il doit :
  • Préciser l’histoire de la maladie, les antécédents, l’intensité et la fréquence des symptômes, les traitements en cours et l’observance.
  • Vérifier la bonne utilisation des dispositifs d’inhalation.
  • Rechercher les facteurs de risques (tabagisme, profession, conditions socio-économiques, allergies).
  • Réaliser un examen clinique complet incluant indice de masse corporelle, mesure du débit expiratoire de pointe (DEP), échelle de dyspnée, recherche des complications (signes de cœur pulmonaire chronique).
  • Si il est équipé d’un oxymètre de pouls et/ou un dispositif électronique mesurant le VEMS, il mesure de la saturation artérielle en oxygène (SaO2), et/ou du VEMS.

En cas de bronchopneumopathie chronique obstructive (BPCO) sévère, la HAS conseille alors d’orienter le patient vers un pneumologue.

Prise en charge thérapeutique


La prise en charge thérapeutique relève du pneumologue. La HAS précise qu’elle se fait en coordination avec le médecin traitant et le kinésithérapeute. Celle-ci se fait sur plusieurs fronts :
  • Prévention et réduction des facteurs de risque (arrêt du tabac).
  • Traitement pharmacologique (bronchodilateurs d’action brève ou prolongée, aérosols nébulisés sur prescription initiale spécialisée, et, selon les cas, théophylline et dérivés, corticoïdes oraux).
  • Vaccinations (antigrippale et antipneumococcique).
  • Kinésithérapie respiratoire (en dehors d’un programme de réhabilitation).
  • Réhabilitation (réentrainement à l’effort, éducation thérapeutique du patient, prise en charge nutritionnelle et psychologique).
  • Oxygénation de longue durée (OLD) chez l’adulte.
  • Ventilation assistée chez l’adulte.
  • Education thérapeutique et mode de vie.
  • Traitement des comorbidités et complications.

Suivi


« Le suivi du patient insuffisant respiratoire grave secondaire à une BPCO nécessite une coordination entre le médecin traitant, le pneumologue, et le prestataire (en cas d’OLD). ».
Le rôle du médecin traitant est de suivre le patient pour tout ce qui ne concerne pas ses pathologies respiratoires et de surveiller son état respiratoire voire alerter en cas de besoin.

Sources


Retrouvez le Guide médecin sur la bronchopneumopathie chronique obstructive (BPCO) dans son intégralité. Il existe également un Guide patient : la prise en charge de votre broncho-pneumopathie chronique obstructive réalisé aussi par la HAS.

Crédit photo : © Keith Frith - Fotolia.com

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Publié par vanina14.
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