Être maman - Instinct maternel

Juillet 2017

Instinct maternel


La plupart des mamans, pour qui l'« instinct maternel » n'évoque rien, éprouve un fort sentiment de culpabilité. Pourtant, elles sont relativement nombreuses pour qui être mère ne va pas de soi.

Les changements physiques, psychologiques comme le regard du mari ou des parents, constituent pour elles autant d'épreuves à franchir.

Instinct maternel n'existe pas


Les psychothérapeutes s'accordent à penser que le déficit « d'amour maternel » est toujours associé à un manque de désir d'enfant. Ce lien relativise la notion même « d'instinct maternel » en la rendant dépendante du fait de vouloir ou non un enfant.


De fait, les psychanalystes ne « croient » pas à l'instinct maternel quand des scientifiques semblent pourtant avoir identifié chez la souris un gène de cet instinct transmis... par les mâles !

Mais les souris ne sont des hommes et les témoignages de femmes déclarant ne pas se sentir « maman » augmentent à mesure que le regard social sur les femmes qui font le choix de ne pas avoir d'enfants se fait moins sévère.

La société tolère en effet plus qu'autrefois qu'une femme choisisse sa vie amoureuse ou sa carrière professionnelle au détriment de sa maternité.

D'autres facteurs que ceux liés à l'évolution des moeurs peuvent également expliquer le détachement de certaines mères de leur enfant.

C'est notamment le cas des femmes prisonnières d'une relation douloureuse, voire éprouvante (femmes battues, psychologiquement infériorisée par leur mari ou compagnon...), qui vivent une souffrance psychique inconsciemment reportée sur l'enfant, fruit de la relation pathogène.

Les femmes victimes d'une grossesse non réellement désirée, soit par « accident », soit consentie pour répondre simplement aux conventions sociales, sont également d'excellentes candidates aux difficultés d'être mère.

Angoisses de mère


Du baby blues à la dépression post-partum, les bouleversements engendrés par la naissance d'un bébé provoquent chez de nombreuses femmes un état d'angoisse.

Angoisse du passage au statut de mère, angoisse face aux multiples tâches qui attendent la jeune maman, pas toujours très bien préparée à les assumer, angoisse face à la responsabilité qu'implique un bébé...

Ces angoisses multiples peuvent provoquer une « peur », une distance de la maman avec son enfant.

Elle peut en effet éprouver le sentiment que son individualité et son identité profonde sont menacées par un objet qu'elle ressent d'abord comme extérieur à elle.

Cet état bien connu ne dure généralement que quelques jours pour laisser rapidement place à une relation mère-bébé dans laquelle la question de l'amour maternelle ne se pose plus.

Dans 10% à 15% des cas, ce « coup de blues » se transforme en véritable dépression post-accouchement. Dans les cas les plus extrêmes, la maman présente tous les symptômes d'une dépression sévère : crises de larmes, hypersomnie, perte d'appétit, perte d'intérêt pour toute chose y compris pour le nouveau né qu'elle « oublie » littéralement.

Ces cas, rares, sont des illustrations pathologiques de la réelle difficulté pour certaines femmes d'être aussi des mères.

Pour aller plus loin

A voir également


Publi-information
Ce document intitulé « Être maman - Instinct maternel » issu de Journal des Femmes Santé (sante-medecine.journaldesfemmes.com) est soumis au droit d'auteur. Toute reproduction ou représentation totale ou partielle de ce site par quelque procédé que ce soit, sans autorisation expresse, est interdite. Sante-Medecine.net adhère aux principes de la charte « Health On the Net » (HONcode) destinée aux sites Web médicaux et de santé. Vérifiez ici.