Le bébé apprend vite !

Août 2017



La mémoire du nourrisson se construit dès les premières semaines de la vie foetale en même temps que les premières connexions synaptiques. À la naissance ses capacités mnésiques sont réduites mais progresse à un rythme soutenu.

Les stades de progression de la mémoire du nourrisson

Si le nouveau-né reconnaît la voix de sa mère, entendue tout au long de la période grossesse, il est encore incapable de mémoriser des événements au-delà des 10 dernières secondes. Cette « carence » de mémoire à long terme s'explique par un processus de maturation cérébrale qui ne s'achève qu'au stade de la petite enfance. Cette inaptitude à la mémoire à long terme explique en grande partie que l'adulte ne conserve aucun souvenir des premiers jours de sa vie.

Rapidement le nourrisson identifie les gestes et les bruits quotidiens de son environnement et réagit, par exemple, au rituel de préparation du biberon. Mais à ce stade, l'enfant ne possède pas encore une mémoire consciente et ne peut donc stocker les informations. Il réagit simplement aux stimuli qu'il reçoit (odeurs, toucher, émotions communiquées, etc.) par le plaisir ou le déplaisir.


Pour cette raison, les pédopsychiatres recommandent de construire un véritable dialogue avec le nourrisson afin de solliciter sa mémoire des émotions et des sensations, provoquant ainsi des réponses qui permettront au petit d'homme de s'adapter à son milieu. À 2 mois, le bébé se souvient d'événements survenus dans les dernières 48 heures ; à 4 mois, cette capacité passe à une semaine.

Peut-on entraîner la mémoire du nourrisson ?

Même si ses capacités physiques et intellectuelles croissent de manière exponentielle, attention à ne pas confondre le nourrisson avec un athlète de la performance cérébrale ! Lui parler, le toucher, le caresser, jouer avec lui, écouter de la musique, constitue des actions stimulatrices amplement suffisantes, à condition d'être fréquentes. Surstimuler le nourrisson ne peut conduire qu'à une fatigue excessive, entraînant à son tour des conséquences opposées aux résultats recherchés : déconcentration, mémorisation et apprentissage ralentis... Mais bien sûr, petite-enfance et enfance seront ensuite les grandes années d'apprentissage : stimuler les capacités cognitives de son enfant, au moment où les neurones forment leurs liaisons (synapses), c'est lui donner les meilleurs atouts pour l'avenir.

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