La mémoire du foetus

Septembre 2017
Dès sa douzième semaine de développement, le foetus commence à pouvoir toucher, goûter, sentir et entendre. Ces premières perceptions foetales sont enregistrées pas un cerveau encore en formation mais déjà capable de performances mnésiques à court terme de l'ordre de 10 minutes, et à long terme d'environ 24 heures.


Le foetus apprend grâce à sa mémoire

Une étude menée par des chercheurs hollandais de l'université de Maastricht a montré qu'à partir de la 37e semaine, le foetus était capable de mémoriser des sons. Réalisée sur 25 foetus, cette étude a permis d'établir qu'une réponse identique était produite à un même stimulus vibro-acoustique. Cette étude vient confirmer la conviction largement répandue qu'il existe un « dialogue » entre le foetus et son environnement. Même si des études conduites il y a 25 ans le suggéraient déjà, il semble désormais acquis que le foetus, à un certain stade de son développement, reconnaît les voix de son entourage, à commencer par celle de sa mère, et détient également une mémoire olfactive.

Les relations entre mères et bébés

Cette capacité de reconnaissance attesterait donc de l'existence d'une mémoire foetale jouant un rôle non négligeable dans des formes d'apprentissage in utero. Ces conclusions doivent inciter les mamans encore perplexes à entamer et entretenir une relation suivie avec leur bébé : lire des histoires à voix haute, chanter, écouter de la musique, stimuler par le toucher. Autant d'actions quotidiennes stimulatrices des mécanismes d'habituation et de reconnaissance. La technique dite d'haptonomie permet ainsi de maximiser les effets d'une relation précoce entre l'enfant et ses parents. Le Hollandais Frans Veldman, inventeur de cette technique, la définit comme une « science de l'affectivité ». Elle consiste, tout au long de la grossesse et au moment de l'accouchement, à créer un lien affectif entre les parents et l'enfant essentiellement par le toucher et des gestes adaptés.

Souvenirs du stade foetal : mythe ou réalité ?

Le stade foetal est souvent décrit comme une période de grand bonheur dont les pleurs du nourrisson ou du jeune enfant exprimeraient le regret. La nostalgie de ce bonheur intégral conduit certaines personnes à rechercher ces émotions passées, supposées être restées imprimées dans notre cerveau. Cette démarche, appelée Rebirth (littéralement, re-naître), nous vient des États-Unis. Certains adeptes prétendent avoir ainsi accès à la mémoire de leur naissance, voire à leur mémoire prénatale. Les techniques qui permettraient le souvenir de ces périodes enfouies dans les profondeurs de notre hippocampe consistent, par exemple, à exercer une forte pression sur le crâne de la personne, lui rappelant ainsi le moment de sa « sortie » ou encore en provoquant une sensation d'étouffement, évoquant cette fois le manque d'air et d'espace provoquant le cri de la naissance.

Le sujet se remémore-t-il une expérience traumatique objectivement fausse, mais dont il est convaincu de l'existence ? Vraie thérapie ou syndrome du souvenir induit par certains thérapeutes, le débat reste ouvert.

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