Les crises d'épilepsie

Février 2017
L'épilepsie est une maladie fréquente, puisque son incidence se situe autour de 50 cas pour 100000 habitants dans les pays développés, ce chiffre étant plus élevé chez les enfants et les personnes âgées. En France, 0,6 à 0,7% de la population est concernée et dans 75% des cas, la maladie s'est installée avant 18 ans.


Définition

Les crises épileptiques résultent d'une décharge anormale et simultanée de milliers de neurones qui se propage dans le cerveau. La nature des crises épileptiques varie selon la partie du cerveau soumise aux « orages neuronaux ». On peut toutefois distinguer deux grandes familles de crises : les crises partielles et les crises généralisées.

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Crises partielles

Les crises partielles ont pour origine un dysfonctionnement d'une partie seulement du cerveau, ce qui entraîne des symptômes variables selon la région du cerveau touchée. Le « court-circuit » est localisé. Il existe 3 grands types de crises partielles.

Crise partielle simple

Elle n'entraîne aucune perte de connaissance, mais des secousses incontrôlées des membres, et parfois des troubles sensori-moteurs donnant lieu à des hallucinations visuelles, olfactives, auditives, perceptives...

Crise partielle complexe

Elle est sont accompagnée d'une perte de conscience. Si ses symptômes sont parfois proches de ceux des crises partielles simples (gestes en saccades incontrôlées), d'autres symptômes signent de manière plus caractéristique ce type de crise : regard égaré ou fixe, déambulations sans but précis, perte de contact avec l'entourage immédiat... Le patient ne conserve aucun souvenir de la crise, mais en ressort épuisé. Il arrive qu'une crise partielle complexe évolue vers une crise généralisée prenant alors le plus souvent la forme d'une crise tonico-clonique. On parle alors de crise partielle secondairement généralisée.

Crises généralisées

Les crises généralisées résultent du dysfonctionnement simultané des deux hémisphères cérébraux. Le « court-circuit » est généralisé. Il existe une typologie de ces crises affectant l'ensemble du cerveau. On distingue 6 types de crises généralisées.

Crise tonique

Contraction musculaire, altération de la conscience, blocage respiratoire hypersalivation... constituent l'essentiel des symptômes.

Crise atonique

Contrairement à la crise tonique, cette crise se caractérise par une altération du tonus musculaire pouvant entraîner une chute.

Crise clonique

Convulsions musculaires et tremblement involontaires en sont les principaux signes cliniques.

Crise tonico-cloniques

Appelée aussi grand mal, cette forme de crise est la plus spectaculaire. Elle entraîne une perte totale de conscience et conjugue les symptômes des crises toniques (phase 1) et cloniques (phase 2). S'ensuit une confusion mentale du patient associée à un état de fatigue prononcée. Le malade ne conserve aucun souvenir de la crise.

Crise myoclonique

Elle est marquée par de brèves secousses par saccade des membres ou du tronc. Une crise myoclonique n'est pas accompagnée par la perte de conscience du patient.

Crise d'absence

Cette crise entraîne une perte de contact du patient avec son environnement immédiat (sonore, visuel, tactile). Cette « absence » peut durer plusieurs secondes. Les enfants sont les plus exposés à ce type de crise. Immobilité, regard vague, coupure du monde extérieur sont les symptômes caractéristiques de cette forme de crise. À l'issue de la crise, et comme si de rien n'était, le malade poursuit l'activité qu'il avait avant la crise.

Les bons réflexes

  • Libérez les voies aériennes en ôtant ou desserrant tout ce qui peut gêner la respiration : appareil dentaire, aliments, chewing-gum, ceinture de pantalon, soutien-gorge, cravate, col de chemise…
  • Interposez un tissu ou un portefeuille entre les mâchoires pour éviter une morsure trop importante de la langue. N'utilisez pas de stylo, bâton et autres objets trop durs au risque de fracturer une dent.
  • Si elle est inerte, mettez la victime en PLS.
  • Si la victime est agitée de mouvements brusques, écartez les objets ou meubles qui pourraient la blesser.
  • Appelez ensuite les secours (15 ou 18) et restez près de la victime.

En prévention

Certaines situations s'accompagnent d'un risque élevé de déclenchement d'une crise :

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Unterschiedliche Epilepsieformen
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