Les crises d'épilepsie

Octobre 2017
L'épilepsie est une maladie fréquente, puisque son incidence se situe autour de 50 cas pour 100000 habitants dans les pays développés, ce chiffre étant plus élevé chez les enfants et les personnes âgées. En France, 0,6 à 0,7% de la population est concernée et dans 75% des cas, la maladie s'est installée avant 18 ans.


Définition

Les crises épileptiques résultent d'une décharge anormale et simultanée de milliers de neurones qui se propage dans le cerveau. La nature des crises épileptiques varie selon la partie du cerveau soumise aux « orages neuronaux ». On peut toutefois distinguer deux grandes familles de crises : les crises partielles et les crises généralisées.

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Crises partielles

Les crises partielles ont pour origine un dysfonctionnement d'une partie seulement du cerveau, ce qui entraîne des symptômes variables selon la région du cerveau touchée. Le « court-circuit » est localisé. Il existe 3 grands types de crises partielles.

Crise partielle simple

Elle n'entraîne aucune perte de connaissance, mais des secousses incontrôlées des membres, et parfois des troubles sensori-moteurs donnant lieu à des hallucinations visuelles, olfactives, auditives, perceptives...

Crise partielle complexe

Elle est sont accompagnée d'une perte de conscience. Si ses symptômes sont parfois proches de ceux des crises partielles simples (gestes en saccades incontrôlées), d'autres symptômes signent de manière plus caractéristique ce type de crise : regard égaré ou fixe, déambulations sans but précis, perte de contact avec l'entourage immédiat... Le patient ne conserve aucun souvenir de la crise, mais en ressort épuisé. Il arrive qu'une crise partielle complexe évolue vers une crise généralisée prenant alors le plus souvent la forme d'une crise tonico-clonique. On parle alors de crise partielle secondairement généralisée.

Crises généralisées

Les crises généralisées résultent du dysfonctionnement simultané des deux hémisphères cérébraux. Le « court-circuit » est généralisé. Il existe une typologie de ces crises affectant l'ensemble du cerveau. On distingue 6 types de crises généralisées.

Crise tonique

Contraction musculaire, altération de la conscience, blocage respiratoire hypersalivation... constituent l'essentiel des symptômes.

Crise atonique

Contrairement à la crise tonique, cette crise se caractérise par une altération du tonus musculaire pouvant entraîner une chute.

Crise clonique

Convulsions musculaires et tremblement involontaires en sont les principaux signes cliniques.

Crise tonico-cloniques

Appelée aussi grand mal, cette forme de crise est la plus spectaculaire. Elle entraîne une perte totale de conscience et conjugue les symptômes des crises toniques (phase 1) et cloniques (phase 2). S'ensuit une confusion mentale du patient associée à un état de fatigue prononcée. Le malade ne conserve aucun souvenir de la crise.

Crise myoclonique

Elle est marquée par de brèves secousses par saccade des membres ou du tronc. Une crise myoclonique n'est pas accompagnée par la perte de conscience du patient.

Crise d'absence

Cette crise entraîne une perte de contact du patient avec son environnement immédiat (sonore, visuel, tactile). Cette « absence » peut durer plusieurs secondes. Les enfants sont les plus exposés à ce type de crise. Immobilité, regard vague, coupure du monde extérieur sont les symptômes caractéristiques de cette forme de crise. À l'issue de la crise, et comme si de rien n'était, le malade poursuit l'activité qu'il avait avant la crise.

Au cours de la crise

Au moment où survient une crise, il faut desserrer ses vêtements, lui placer un vêtements sous sa tête et retirer ses lunettes. Il est également conseillé de protéger sa tête et d’écarter tout objet dangereux pouvant se situer à proximité.Si la personne est agitée de mouvements brusques, bien écarter les objets ou meubles qui pourraient la blesser.
Il faut ensuite nécessairement la placer en position latérale de sécurité en tournant sa tête sur le côté afin d’éviter les risques de blessures et bien sur rester auprès d’elle le temps qu’elle récupère.
Dernier point : ne rien mettre dans sa bouche car contrairement aux idées reçues, la personne ne peut pas avaler sa langue et s’étouffer. Par contre, ne pas mettre la main dans sa bouche en raison du risque de morsure. Penser également à noter les circonstances de survenue de la crise ainsi que sa durée.

Ne pas faire

Il faut surtout ne pas bouger et transporter la personne, sauf si celle-ci se trouve dans un lieu dangereux, ne pas gêner ses mouvements et ne pas lui donner des médicaments ou à boire pendant la crise.

Après la crise

Une fois que la crise est passée, il faut rassurer la personne, lui parler calmement et attendre qu’elle soit bien consciente car elle peut présenter un épisode de confusion. Il ne faut pas lui donner à boire ni médicament.

Appeler les secours

Il est indispensable d’appelle les secours, Le 15, le 112 ou le 118, surtout si la crise dure plus de 5 min, si une seconde crise survient, si la personne s’est blessée ou si elle ne reprend pas conscience dans les dix minutes

Sources : http://www.fondation-epilepsie.fr/aide-au-quotidien/en-cas-de-crise/

En prévention

Certaines situations s'accompagnent d'un risque élevé de déclenchement d'une crise : Fatigue et insomnie, nuit blanche (fête), abus de café ou d'alcool, stimulations sonores ou visuelles répétées : arbres et poteaux au bord d'une route, boules lumineuses à facettes en boîte de nuit, jeux vidéos, clips télé, écran informatique…arrêt brutal du traitement antiépileptique, Intoxication au monoxyde de carbone, Traumatisme crânien et Hémorragie cérébrale.

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Unterschiedliche Epilepsieformen
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