Prévention du risque chez les sujets exposés à la leptospirose

Juin 2017

En mars 2005, le Haut Conseil de la Santé Publique (HCSP) a publié un ensemble de recommandations relatives à la prévention du risque chez les personnes exposées à la leptospirose.


Rappel sur la leptospirose

Transmission chez l’homme

  • Directement par exposition à l'urine d'animaux infectés.
  • Indirectement dans l'eau souillée par ces mêmes urines.
  • Les leptospiroses peuvent pénétrer :
    • à travers les muqueuses intactes
      • oculaires,
      • buccales,
      • nasales,
      • pulmonaires,
    • et la peau lésée
      • excoriations,
      • piqûres d'hameçons…

Diagnostic

  • Ce document du HCSP nous rappelle que la PCR est le seul examen positif dès l’apparition des signes cliniques permettant un diagnostic en 24h.
  • La sérologie
    • permet un diagnostic fiable,
    • détermine le sérogroupe,
    • reste le moyen le plus utilisé (80% des cas).

Traitement

  • Traitement curatif :
    • antibiotiques,
    • pénicillines ou cyclines,
    • au minimum 10 jours.

Activités à risque

  • Définition de l’exposition :
    • est définie comme activité à risque « toute activité favorisant le contact de l'homme soit avec les urines d'animaux, soit avec un environnement humide contaminé par ces urines, en particulier l'eau douce stagnante ou courante. »
    • le risque de leptospirose est accentué par
      • des lésions cutanées,
      • des projections au niveau des muqueuses,
      • lorsque l'activité s'effectue dans une zone connue pour le risque de contamination.
  • En population générale :
    • baignade,
    • plongée ou pêche en eau douce,
    • canoë-kayak,
    • rafting,
    • jardinage,
    • élevage d’animaux de production (bovins, chevaux, porcs, poissons).
  • En milieu professionnel :
    • égoutiers,
    • employés de stations d’épuration,
    • employés de voirie,
    • pisciculteurs,
    • garde-pêche,
    • vétérinaires,
    • gardes-chasse,
    • employés des abattoirs,
    • éleveurs.

Stratégies de prévention

Vaccinations en France

  • Vaccin inactivé qui contient « 1 ml d’une suspension de 2x108 Leptospira icterohaemorrhagiae inactivés par le formaldéhyde ».
  • 2 injections à 15 jours d’intervalle, un rappel 4 à 6 mois après et ensuite tous les deux ans.
  • Effets indésirables :
    • réactions locales ou loco régionales à type de douleur, induration, scapulalgies ;
    • réactions systémiques rares
      • fièvre ;
      • céphalées ;
      • malaise ;
      • vertiges, nausées ;
      • myalgies ;
      • paresthésies.
  • Contre-indiqué en cas d’allergie à l’un des composants du vaccin.
  • Ne pas utiliser en cas de grossesse.

Recommandations

  • Information de la population générale et des professionnels potentiellement exposés.
  • Mise en œuvre de mesures collectives de prévention :
    • dératisation,
    • mesures de contrôle des pullulations de rongeurs,
    • brûlage des cultures de canne à sucre.
  • Utilisation de mesures individuelles de protection :
    • port de gants, de bottes, de cuissardes, de vêtements protecteurs…
    • désinfection de toute plaie ou égratignure.
  • Vaccination par le vaccin actuellement disponible
    • dans certaines indications restreintes,
    • posées au cas par cas par le médecin du travail,
    • après une évaluation individualisée.
  • Vaccination proposée
    • aux sujets adultes pratiquant régulièrement des sports nautiques en eau douce
      • natation,
      • canoë-kayak,
      • triathlon.

Sources

Nouvelles recommandations.
relatives à la prévention du risque chez les personnes exposées à la leptospirose
, HCSP, 2005.

Crédit photo : Gellar | Dreamstime.com

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