Une meilleure prévention de l'IVG chez les mineures (HCPF)

Janvier 2017
Le Haut Conseil de la population et de la famille (HCPF) a publié en décembre 2006 un rapport sur l'interruption volontaire de grossesse (IVG) et les mineures. Il fait état des principaux obstacles à une contraception efficace et propose des solutions pour renforcer la prévention chez cette catégorie de la population.

Etat des lieux

L'IVG en France

  • Le rapport rappelle que :
    • l'IVG est autorisée par la loi n°75-17 du 17 janvier 1975 du code de la santé publique,
    • joue un rôle de palliatif lors de l'échec de la contraception.
  • On compte, chaque année, depuis 1990, environ 200000 IVG par an.

L'IVG chez les mineures

  • En 2004, le nombre d'IVG de mineures s'élevait à 13 400 (soit 3 grossesses sur 5).
  • Il est anonyme et gratuit (au même titre que la contraception d'urgence).
  • Depuis la fin des années 80 :
    • les grossesses sont moins fréquentes,
    • mais aboutissent plus souvent à une IVG,
    • malgré une large diffusion de la contraception.

La prévention

  • Le HCPF précise que la prévention n'est pas suffisamment efficace chez cette tranche de la population féminine.
  • La contraception :
    • échoue à cause de la grande fertilité des adolescents,
    • est absente (taux de 9,4%)
      • rapport occasionnel,
      • manque d'information de la part des parents,
    • est mal maîtrisée (taux d'échec du préservatif de 17,8%).

Les obstacles à une bonne contraception

  • Le rapport relève que la politique de prévention par la contraception n'est pas adaptée aux mineures :
    • vulnérables et sous-informées au moment même où elles commencent leur vie amoureuse,
    • qui ont un besoin de confidentialité sur leur sexualité,
    • qui n'ont pas ou peu de ressources financières.

Le manque d'actions d'information

  • IVG de la jeune fille et manque de connaissances sont liés :
    • en classe de 3e,
      • 2/3 des mineures pensent que les premiers rapports ne sont pas fécondants,
      • 3/4 pensent ne pas pouvoir être fécondées lors d'un rapport pendant les règles.

Le coût de la contraception

  • Certaines pilules sont remboursées à 65%.
  • Les moyens contraceptifs sont gratuits en planning familial.
  • Les mineures consultent d'autres structures d'accueil où ces contraceptions ne sont pas remboursées, comme le généraliste, seul médecin qu'elles connaissent.
  • Les préservatifs ne sont pas remboursés.

La prescription médicale obligatoire

  • Le HCPF explique que :
    • certaines mineures
      • ont peur de l'examen gynécologique,
      • n'ont pas l'argent pour payer la consultation du médecin,
    • « le manque d'ordonnance pour un renouvellement de pilule figure parmi les causes d'IVG ».
  • Il rappelle aussi que « les risques liés à la contraception sont faibles et les contre-indications formelles rares ».

Recommandations

  • Pour une meilleure prévention, le HCPF préconise :
    • « un accès informé, confidentiel et gratuit à la contraception »
      • informer dans les établissements scolaires,
      • faciliter l'accès en respectant les principes de confidentialité, de gratuité et de proximité.



Crédit photo : Maford | Dreamstime.com

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Dernière modification le vendredi 3 juin 2016 à 15:05:16 par Jeff.
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