La démographie médicale à l’horizon 2030 (DREES)

Février 2017
En février 2009, la Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (DREES) a rendu public les résultats d’une étude portant sur les tendances en ce qui concerne la démographie médicale d’ici à 2030.

État actuel




En 2007, le nombre de médecin en activité était de 208 000, un niveau élevé jamais atteint auparavant. En cause : un nombre important de diplômé dans les années 60-70. Aujourd’hui, la population médicale est vieillissante : en 2006, 60% des médecins ont entre 45 et 60 ans ou plus.

Une densité médicale plus faible en 2030

Explications

D’ici à 2030, le nombre de médecin devrait égaler le niveau actuel, or la population devrait croître de 10% ; le nombre de patient de plus de 60 ans devrait augmenter, la consommation de soins étant croissante avec l’âge ; le nombre de médecin par habitant devrait donc baisser. Mais d’ici 10 ans, le nombre de médecin devrait baisser de 20000.

En cause : le numerus clausus

Le numerus clausus est un nombre définit par les pouvoirs publics limitant l’entrée aux études de médecine. Le numerus clausus, qui était de 7 300 en 2008, était descendu à 3 500 dans les années 90. Ce nombre était de 8 000 dans les années 70 : les personnes admises dans ces années-là partent ou vont partir à la retraite. Résultat : il y a davantage de personnes qui partent à la retraite que de médecins qui arrivent sur le marché. L’équilibre entre entrées et sorties devrait se faire dans les années 2020.

D’ici à 2030, une population médicale plus jeune et féminisée

Le résultat de l’étude de la DREES précise que d’ici 2020, le nombre de médecin de moins de 45 ans devrait progresser pour atteindre presque 50% en 2025 ; en 2030 on compterait plus de 50% de médecins femmes (contre 39% en 2006), notamment 56,4% des médecins généralistes.

Les spécialistes malmenés

D’ici 2030, le secteur le plus touché par la baisse d’effectif concerne les spécialistes :
  • le nombre de généraliste augmenterait de 0,6%,
  • le nombre de spécialistes baisserait de 2,7%.


Ils seraient en effet plus nombreux à cesser leur activité.

Le mode d’exercice

En 2030, 55,5% des généralistes seraient libéraux (60,2% en 2006), 28,5% des spécialistes exerceraient en libéral (35,6% en 2006).

Une évolution dans les spécialités

Selon les résultats de l’étude du DREES,
  • des disciplines connaîtraient une forte baisse à une baisse moins forte :
    • la médecine du travail,
    • la rééducation et réadaptation fonctionnelle,
    • l’ophtalmologie,
    • la dermatologie-vénérologie,
    • la rhumatologie,
    • l’ORL,
    • l’anatomo-cytopathologie,
    • la pneumologie,
    • la gastro-entérologie,
    • la médecine interne,
  • d’autres connaîtraient une très forte hausse :
    • la neurologie,
    • la santé publique,
    • la chirurgie,
    • l’endocrinologie,
    • la pédiatrie,
    • la gynécologie-obstétrique.

Une densité médicale inégale selon les régions

  • Le nombre de médecin par habitant
    • chuterait en :
      • Corse,
      • Languedoc-Roussillon,
      • Île-de-France,
      • Provence-Alpes-Côte d’Azur,
      • Midi-Pyrénées,
    • mais devrait augmenter en :
      • Poitou-Charentes,
      • Franche-Comté,
      • Basse-Normandie,
      • Bretagne,
      • Auvergne,
      • Lorraine.


En cause :
  • l’augmentation de la population, par exemple de 30% en Languedoc-Roussillon, trop importante par rapport à la baisse du nombre de médecin (- 8%),
  • uniquement la baisse du nombre de médecin, comme en Nord-Pas-de-Calais, région peu attrayante pour les jeunes médecins.


Les résultats de l’étude du DREES font états d’autres hypothèses.

Crédit photo : NL shop - Fotolia.com

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