VIH et alimentation du nourrisson (OMS)

Janvier 2017
L'Organisation Mondiale de la Santé (OMS), en partenariat avec l'Unicef et l'USAID (Agence des États-Unis pour le développement international), a publié en 2006 un guide de référence sur l'alimentation infantile et le VIH.

Quand donner des conseils sur l'alimentation des nourrissons ?


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L'OMS recommande d'apporter conseils et soutien :
  • après un test de dépistage du VIH positif, avant l'accouchement, pour choisir l'option d'alimentation du nourrisson ;
  • durant la première semaine après l'accouchement, pour enseigner à la mère l'application de l'option choisie ou l'aider à en choisir une autre plus adaptée ;
  • dans le cadre des soins postnataux normaux et lors de chaque consultation, que l'enfant soit en bonne santé ou malade ;
  • chaque fois que la mère projette de changer le mode d'alimentation.

Quelles options d'alimentation pour les nourrissons ?


Plusieurs modes d'alimentation sont indiqués dans ce document de l'OMS :
  • les préparations commerciales pour nourrissons (lait en poudre) ;
  • le lait d'origine animale frais ou traité, modifié par l'adjonction d'eau, de sucre et de micronutriments ;
  • l'allaitement au sein exclusif : le nourrisson ne reçoit durant ses premiers mois que du lait maternel, sans aucun autre liquide ou solide, ni même de l'eau, à l'exception des médicaments prescrits ;
  • la mise en nourrice : charger une femme autre que la mère d'allaiter un enfant au sein ;
  • le lait maternel exprimé manuellement ou avec un tire-lait puis chauffé pour tuer le VIH ;
  • les lactariums : centres où le lait de donatrices est pasteurisé, puis mis à disposition pour alimenter des nourrissons.

Comment aider la mère à choisir une option d'alimentation appropriée ?

  • Lors des entretiens de conseils sur l'alimentation des nourrissons dans le contexte du VIH, l'OMS recommande de suivre la procédure dans le schéma ci-dessous.
  • L'OMS fourni aussi des fiches pratiques à remettre à la mère (Cf. pp. 84 à 98).

Quels risques de transmission lors de l'allaitement ?


L'allaitement maternel prévient la malnutrition et la maladie mais il est aussi une voie de transmission du virus entre une mère séropositive et son enfant. En cas d'allaitement pendant plus d'un an, le risque de transmission se situe entre 10 et 20%. L'allaitement maternel n'est donc pas recommandé, si d'autres choix sont possibles. L'OMS précise que :
  • « l'allaitement exclusif apporte un risque plus faible de transmission du VIH que l'alimentation mixte ;
  • si une femme infectée par le VIH décide d'allaiter, il est recommandé qu'elle le fasse pendant 6 mois (ou jusqu'à ce qu'une alimentation de substitution avec les conditions acceptable, faisable, abordable financièrement, durable et sûre soit présente) ;
  • si un nourrisson est allaité et qu'il se révèle infecté par le VIH, l'allaitement doit continuer ;
  • si à 6 mois, il n'est toujours pas approprié pour une femme d'arrêter l'allaitement (ex : elle n'a pas de lait artificiel ou un autre aliment d'origine animale pour nourrir son bébé de manière appropriée), elle doit alors poursuivre l'allaitement. »

Sources


VIH et alimentation du nourrisson : outils pour le conseil, OMS, 2006.

Crédit photo : pipahadesse - Fotolia.com

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Dernière modification le jeudi 30 mai 2013 à 12:49:25 par noctambule28.
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