Utiliser les traitements anti-cholestérol

Avril 2017
Mieux utiliser les traitements anti-cholestérol, l'Assurance Maladie renforce son action. Depuis 2005, des mesures ont été mises en place pour réduire les traitements par statines pour lutter contre le « mauvais cholestérol ».

Introduction

L'Assurance Maladie est d'autant plus motivée que ces traitements représentent pratiquement un milliard d'euros par an et connaissaient en 2003/2004 des croissances de plus de 10% par an. Depuis 2005 et la mise en place d'une convention avec les médecins libéraux, la tendance est inversée. Les dépenses liées à la prescription de statines ont diminué de 4,4% en 2006 mais aussi en 2007. Le coût mensuel d'un traitement par statines seules a également diminué : de 31€ par patient en 2002 à 23 € en 2007.
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Dans le même temps, on note une augmentation du nombre de maladies cardiovasculaires et une hausse de traitements par statines des diabétiques (entre autres), et pourtant, la progression annuelle du nombre de traitements s'est également infléchie. Enfin, depuis 2005, les génériques ont bénéficié d'un fort développement avec un taux de substitution de 90% en 2007. L'assurance Maladie l'affirme dans une note d'information publiée en juin 2008 : « depuis 2005, les actions de maîtrise médicalisée sur le thème des statines ont permis d'économiser près de 390 millions d'euros. » L'Assurance Maladie estime toutefois qu'il existe encore une importante marge de progression, la France occupe toujours la première place européenne de dépenses de statines par habitant (source : Etude IMS Health 2006 - Allemagne, Espagne, France, Italie et Royaume-Uni.).

Les nouvelles propositions

  • Suivre une recommandation de l'Afssaps (voir ci-dessous) :
  • Privilégier les mesures diététiques et les faibles dosages de statines pour les « nouveaux traitements ».
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  • Renforcer la prescription de génériques. (45% en France, 60% au Royaume-Uni et 80% en Allemagne.)

Pour obtenir des résultats une campagne d'information est lancée en direction des médecins et des patients.

Pour les médecins : trois axes

  • Éviter la prescription systématique de statines pour les patients ayant un faible taux de LDL cholestérol et/ou de risque cardiovasculaire, pour lesquels les mesures hygiéno-diététiques constituent une 1ère étape indispensable.
  • Préférer, en seconde intention, les dosages appropriés aux besoins des patients, notamment pour débuter le traitement.
  • Privilégier la prescription dans le répertoire de produits génériques.

Pour les patients : une brochure

« J'ai du cholestérol mais pas de médicament, c'est normal Docteur ? »
Une sensibilisation à l'importance des règles hygiéno-diététiques pour réduire le « mauvais » cholestérol et éviter la prise quotidienne de médicaments.

Les recommandations de l'Agence Française de Sécurité Sanitaire des Produits de Santé pour la prise en charge thérapeutique du patient dyslipidémique (mars 2005)

Principaux messages :
  • Le dépistage d'une dyslipidémie repose sur l'EAL (exploration d'une anomalie lipidique), qui détermine les concentrations de cholestérol total, triglycérides, HDL-cholestérol et LDL-cholestérol.
  • Tous les adultes doivent être dépistés mais il n'est pas justifié de répéter ce bilan, lorsqu'il est normal.
  • Cinq niveaux « cibles » de LDL-cholestérol définissent l'intervention thérapeutique. Ces objectifs ont été déterminés en fonction de l'état vasculaire du patient et du nombre des facteurs de risque cardiovasculaire associés.
  • La prescription d'hypolipémiants n'est pas justifiée chez de nombreux patients ayant un risque cardiovasculaire faible. Le traitement diététique est la base de la prise en charge de ces patients.
  • Quand une thérapeutique médicamenteuse est indiquée, il s'agit le plus souvent d'une statine, sauf dans les 3 circonstances suivantes : intolérance aux statines ; - LDLcholestérol< 1 g/L associé à des triglycérides élevés et un HDL-cholestérol bas ; -hypertriglycéridémie sévère isolée (TG > 4 g/L).
  • Le traitement hypolipémiant débute habituellement par les posologies les plus faibles. En l'absence d'évaluation suffisante, l'utilisation de fortes doses, voire de combinaisons thérapeutiques, est à discuter au cas par cas. Elle ne doit pas se faire au détriment d'une bonne tolérance et d'une bonne observance du traitement.
  • La surveillance de l'efficacité et de la tolérance commence entre 1 et 3 mois après le début du traitement.
  • La prise en charge d'une dyslipidémie doit être associée à celle des autres facteurs de risque cardiovasculaires.

Source Afssaps

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