Comment avoir un bébé ?

Septembre 2016
Concevoir un bébé représente un des grands espoirs de la majorité des femmes et des couples. Malheureusement ce désir n'est pas toujours exhaussé aussi rapidement que les futurs parents le souhaiteraient, parfois par manque de patience et parfois en raisons de problèmes médicaux.


Avoir un enfant

Un couple peut se donner le plus de chances possibles pour concevoir un enfant afin d'éviter trop de difficultés. Les différentes mesures et les "petits trucs" proposés sont pour la plupart d'entre elles, des mesures de bon sens, parfois trop souvent oubliées.

Notre vidéo

Les précisions du docteur Pierrick Hordé.


Comment faire un bébé ?

1 couple sur 5 éprouve des difficultés à faire un bébé car ils connaissent mal les périodes propices pour avoir des rapports sexuels féconds.

Sur un cycle régulier (28 jours), le 14ème jour reste la période la plus fertile, le 1er jour correspondant au premier jour des règles. Les 4 jours précedant le 14ème jour du cycle et les 4 jours suivants, sont des jours propices à la fécondation. La meilleure période est comprise entre le 10ème et le 17ème du cycle.

Si la durée du cycle est inférieure à 21 jours ou supérieure à 35 jours , ou encore si le cycle menstruel a une tendance à l'irrégularité, les résultats de ce calcul peuvent être légèrement différents.


Kit d'ovulation

Le kit d'ovulation est un test urinaire a réaliser le matin avec les premières urines. Il permet une détection du pic de l'hormone lutéine, LH précédent l'ovulation d'une ou deux journées. Le taux de cette hormone présent en faible quantité durant le cycle augmente brusquement juste avant l'ovulation provoquant l'expulsion par l'ovaire d'un ovule. Les tests d'ovulation détectent ainsi une hausse du taux d'hormones LH dans les urines 24 heures à 48 heures avant l'ovulation. Pour effectuer ce test, il suffit de tremper une bandelette dans l'urine puis d'analyser la couleur obtenue : une bande très colorée signale la période la plus propice.

Eviter le tabac

La première des recommandations concerne le tabagisme des parents et bien sûr de la future maman.

Répercussions du tabac sur la grossesse

Le tabac diminue la fertilité en diminuant le taux d'œstrogènes, hormones nécessaires au bon déroulement de la fécondation. Le risque de fausse couche spontanée est multiplié en moyenne par 3 chez les fumeuses et est encore plus important chez celles qui fument plus d'un paquet par jour. Le tabagisme est la première cause d'accouchement prématuré. Le risque d'avortement spontané est multiplié par 2. Le risque de faire une grossesse extra-utérine est multiplié par 2

La nicotine passe à travers le placenta et est directement absorbée par le fœtus, ce que l'on nomme le tabagisme passif in utero. Le monoxyde de carbone en provenance de la fumée des cigarettes est transmis dans le sang du foetus et peut le priver partiellement d'oxygène. On peut ainsi observer une hypotrophie, diminution de poids du bébé, à la naissance d'au moins 200 grammes, une diminution de la taille et du périmètre crânien, un risque double de donner naissance à un enfant ayant un poids de moins de 2,5 kg chez les fumeuses et un faible poids à la naissance, ce qui expose le nouveau né à des complications et d'une hausse du taux de mortalité natale et périnatale.

Répercussions du tabac chez l'homme

Le tabac est une des causes majeures d'infertilité masculine.

Eviter l'alcool

Consommer de l'alcool diminue la fertilité des femmes et des hommes. Deux verres d'alcool suffisent pour provoquer des lésions neurologiques chez le foetus, ce que les spécialistes appellent le syndrome d'alcoolisation foetale : le bébé peut avoir un retard de croissance, une déformation du visage, un retard mental...

Eviter le café

La consommation de deux tasses de café par jour pendant la grossesse pourrait augmenter le risque de fausse couche, d'après une étude publiée aux Etats-Unis dans la revue American Journal of Obstetrics and Gynecology. Ces travaux sont les premiers à démontrer qu'une quantité de caféine même faible durant les premiers mois de grossesse peut déclencher une fausse couche, alors même qu'un débat divise les chercheurs à ce sujet. Selon les auteurs de l'étude, afin de prendre le moins de risques possibles, les futures mères devraient se passer de toute boisson qui contient de la caféine pendant leurs 5 premiers mois de grossesse. L'étude a porté sur 1.000 femmes, et révèle que les femmes consommant 200 grammes de caféine ou plus (deux tasses de café ou encore 5 cannettes de soda caféiné) courraient un risque deux fois plus important de perdre leur bébé que des femmes qui n'en boivent pas. (Sources Relax News Janvier 2008).

Surveiller le poids et manger équilibré


Le poids constitue un élément important qu'il faut prendre en compte lorsqu'on désire avoir un enfant. Une maigreur trop importante prédispose à l'infertilité. La reprise du poids peut dans certains cas suffire pour permettre l'arrivée d'un bébé. Un excès de poids a tendance à perturber le cycle et diminue les possibilités d'avoir un enfant. D'autre part, l'association grossesse et obésité peut provoquer du diabète, de l'hypertension... et un risque de césarienne.

Régime alimentaire conseillé

Selon une étude réalisée auprès de plus de 17 000 femmes et parue en Novembre 2007 dans la revue « Obstétrics and Gynécology », un régime alimentaire particulier associé à un contrôle de son poids et à une activité physique régulière, pourraient permettre de tomber enceinte plus facilement en diminuant les troubles de l'ovulation, mises en causes dans près du tiers dans causes d'infertilité. Consommer des aliments comprenant des fibres : pain complet, pâtes, riz, fruits, légumes... Augmenter les protéines végétales : petits pois, lentilles, soja, amande. Manger moins de protéines animales (viande, oeufs...). Consommer moins d'acide gras trans, retrouvés dans les produits industriels (pâtisseries...).

Consommer davantage de produits laitiers entiers et diminuer la consommation de produits laitiers écrémés : la consommation hebdomadaire de plusieurs portions de produits allégés augmenterait les risques de troubles de l'ovulation, et par conséquence les risques d'infertilité.

Diminuer le sucre et préférer les glucides complets (pâtes, riz...).

Consommer des aliments riches en fer : poissons, sardines, thon, hareng, lentilles, haricots blancs, pois chiches.

Consommer des aliments contenant des vitamines, comme par exemple les fruits et jus de fruits (VIT C), les épinards, cresson, pissenlit, mâche, noix (VIT B9).

Pratiquer une activité physique régulière


Faire l'amour régulièrement

Faire l'amour souvent multiplie les chances de réussite. Il est arrive également que les rapports sexuels soient difficiles en raison par exemple d'une baisse de désir ou d'un trouble de l'érection. Si vous faites l'amour une fois par semaine, les chances de réussite sont de l'ordre 16,7%. Deux fois par semaine : elles sont de 32%. Trois fois par semaine : elles augmentent à 46%. Au-delà de quatre fois par semaine elles atteignent 83%.

Il arrive, certes très exceptionnellement, que des médecins découvrent une cause inattendue d'une stérilité après avoir pratiqué de nombreux examens.


Certains couples n'ont pas de « réels rapports sexuels » ou n'en n'ont pas du tout. L'histoire tout à fait véridique de ce couple « stérile » qui n'arrivait pas à avoir un enfant est étrange et bien entendu exceptionnelle : un médecin comprit par hasard en constatant une infection au niveau du nombril de sa patiente, pourquoi elle ne pouvait concevoir d'enfant : ce couple faisait l'amour par le nombril.

Apprendre à gérer son stress

Le stress représente un facteur négatif qui peut altérer les organes sexuels et les cellules impliquées dans la reproduction. Plusieurs études ont révélé qu'un état d'anxiété diminue les chances d'avoir un enfant en provoquant une diminution, voire une absence d'ovulation lors des périodes de très grandes tensions et d'angoisses. Etre détendue, se relaxer, prendre confiance en soi, prendre du temps pour rêvasser, lire, aller au cinéma, faire du sport... sont les éléments fondamentaux pour se donner le maximum de chances de réussite d'avoir un enfant.

Consulter un psy

La consultation d'un « psy » peut apporter une aide à toutes celles et tous ceux qui vivent dans un stress permanent, pouvant gêner la fertilité, ne sachant pas comment se détendre, et comment lutter efficacement contre l'état d'anxiété chronique, générateur de difficultés pour concevoir un enfant.

Arrêter la contraception

C'est une attitude de bon sens qui peut paraître évidente, mais qui est parfois oubliée...

Apprendre la patience

Réussir à concevoir un enfant prend parfois un peu de temps et nécessite d'accepter d'avoir un peu de patience. Mais depuis plusieurs années, les couples, mêmes jeunes, veulent avoir un enfant très rapidement. Notre mode de vie où tout doit être efficace et le plus rapide possible pousse ainsi chaque année des femmes et des hommes à se lancer de bilans et des traitements forts coûteux et parfois inutiles, alors qu'un peu de temps et de patience suffiraient. Rappelons que plus de 50% des femmes qui ne réussissent pas à concevoir un enfant au cours de la première année réussissent à concevoir un enfant au cours de la seconde année.

Une femme de moins de 35 ans devrait consulter son gynécologue après dix ou douze mois de rapports sexuels non protégés n'ayant pas aboutit à une grossesse (sil n'y a pas d'anomalies décelables, infections, problèmes des trompes...). Après l'âge de 35 ans, il est conseillé de consulter plus précocement, en général au bout de 6 à 8 mois.


Ne pas attendre trop tard pour décider d'avoir un enfant

Le désir tardif de grossesse constitue un problème de plus en plus souvent rencontré par les spécialistes de la stérilité. Les femmes désirant privilégier leur vie professionnelle mettent « de côté » l'envie d'avoir un enfant. Puis elles se «réveillent vers la trentaine» et réalisent que le temps avance et que leurs chances de devenir mère risque de diminuer.

Repérer les anomalies qui peuvent se traiter

Des pertes blanches pouvant témoigner d'une infection vaginale, des cycles irréguliers, des règles ou des rapports sexuels douloureux pouvant témoigner d'une endométriose, un surpoids important, une maigreur excessive, une intervention abdominale qui aurait provoqué une altération de la perméabilité des bronches et être la fille d'une maman qui a prit du distilbène, hormone de synthèse, prescrite aux femmes dans les années 60- 70 pour prévenir les fausses couches(Cette hormone a provoqué des malformations de l'appareil génital chez leurs descendants) peuvent être des anomalies qu'il est nécessaire de repérer et de traiter.

Accepter de consulter un médecin pour en parler

Certains couples se précipitent rapidement et consultent au bout de quelques mois de rapports sexuels réguliers sans contraception n'ayant pas aboutit à une grossesse. D'autres hésitent à consulter, culpabilisent, se referment sur eux, n'osent plus sortir et voir leurs amis, notamment ceux ayant des enfants. Ils se sentent exclus d'un monde extérieur devenu inaccessible et acceptent difficilement l'idée qu'un couple comme le leur ne réussisse pas à avoir un enfant. Accepter d'en parler et consulter un médecin représente déjà une démarche positive qui va les aider à surmonter cette détresse qu'ils ne réussissent pas à nommer.

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