Pathologies pouvant entrainer des pleurs excessifs

Janvier 2017
Le jeudi 13 mars 2008, la 5e journée du Groupe de Pédiatrie Générale était consacrée aux pleurs du nourrisson. Les professionnels présents ont notamment décrypté les pathologies pouvant entrainer les pleurs excessifs chez un nouveau né et le syndrome du bébé secoué.

Troubles digestifs


La Société française de pédiatrie (SFP) décline les symptômes en cas de troubles digestifs :
  • Symptômes physiques
  • Symptômes psychiques et contexte émotionnel parental
    • difficultés interactives
    • désorganisation psychique du bébé initial
    • inconfort général, plainte sans spécificité

Et publie une série de recommandations pour définir la pathologie :
  • anamnèse médicale
    • description du symptôme
    • des traitements tentés
    • des façons de calmer
    • courbe de poids
    • déroulement des nuits
  • anamnèse psychosomatique
    • histoire de la grossesse
    • de la naissance
    • de l'apparition du symptôme
    • angoisses des parents
    • observation du bébé et de l'interaction parents-bébé

Dernière étape, pour le pédiatre : « Proposer un traitement empirique raisonné, expliqué et surveillé. »

La tête



La SFP évoque plusieurs situations :
  • incapacité du nourrisson à désigner l'endroit où il a mal ;
  • complexité des tissus, des structures et des mécanismes en cause ;
  • difficulté à distinguer des pleurs d'une souffrance autre que la douleur ;
  • souffrance des nourrissons porteurs d'infirmité motrice d'origine cérébrale (IMOC).

Les dents


Selon la SFP, les manifestations cliniques des douleurs dentaires sont variées :
  • fièvre,
  • troubles du sommeil,
  • éruption des joues,
  • manifestations digestives.

La SFP ajoute : « Il n'y a pas d'argument formel pour attribuer à l'éruption dentaire un symptôme particulier, notamment les pleurs du nourrisson ; mais [...] 91% des parents interrogés se disaient rassurés lorsque un médecin leur annonçait que la maladie de leur enfant était attribuée à une poussée dentaire. »

Le syndrome du bébé secoué


L'entourage du nouveau né peut être vulnérable : reprise du travail des parents, premiers jours de garde chez l'assistante maternelle, etc. Le seuil de tolérance aux pleurs peut être rapidement franchi. Les cas de bébés secoués en sont la conséquence. La Société française de pédiatrie rapporte les propos de Caffey, radio pédiatre, pour décrire ce syndrome : il « est caractérisé par un hématome sous dural (HSD), des hémorragies rétiniennes au FO, en l'absence de tout signe de traumatisme externe. Ces lésions sont dues à des manoeuvres de secousses violentes chez un bébé tenu sous les aisselles et secoué d'avant en arrière et éventuellement jeté contre un plan dur. »
C. Mignot, pédiatre, précise les conséquences pour un bébé secoué :
  • pathologies immédiates : détresse vitale avec malaise, coma, convulsions, troubles digestifs, somnolence ou crise convulsive, ou encore augmentation soudaine du PC ;
  • décès dans les suites immédiates (environ 9%) ;
  • séquelles neurologiques et sensorielles : handicaps, faiblesses des capacités cognitives, difficultés de concentration avec agitation.

Et émet les éléments de diagnostic :
  • jeune âge du bébé (<3 mois) ;
  • état de mal convulsif ;
  • retard de diagnostic et certaines caractéristiques de l'HSD.

Sur le plan psycho-social, la Société française de pédiatrie précise l'origine des bébés concernés :
  • majoritairement des 1ers enfants, issus de familles normales bien insérées, 2/3 en couple, professions intermédiaires ou supérieures ;
  • situations de maltraitance dans ¼ des cas ;
  • bébés de moins d'un an, voire de moins de 6 mois ;
  • tierce personne souvent responsable : 50% des bébés concernés gardés chez une assistante maternelle.

Sources


Consultez le résumé des interventions de cette 5e journée du Groupe de Pédiatrie Générale.

Crédit photo : Galina Barskaya - Fotolia.com

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