Cancer de la prostate - Symptômes et traitement

Octobre 2017
Le cancer de la prostate occasionne près de 10000 décès par an. (Sources INVS). Il représente la 3ème cause de mortalité par cancer chez l'homme, derrière le cancer du poumon et le cancer colorectal. Le cancer de la prostate est le cancer masculin le plus fréquent en France ainsi que dans les pays occidentaux.

Plus de 5 cancers de la prostate sur 10 sont liés à une prédisposition héréditaire. Plus de 71500 nouveaux cas ont été diagnostiqués en 2010. Le cancer de la prostate est le plus fréquent des cancers de l'homme de plus de 50 ans. L'âge moyen du cancer de la prostate se situe aux alentours de 70 ans mais certains hommes sont affectés à un âge plus précoce. Un nouveau cas de cancer sur 4 découvert chez les hommes est un cancer de la prostate. Son incidence en France est de l'ordre de 90 pour 100000 habitants. Une baisse de la mortalité par cancer de la prostate est observée depuis 2000. L'amélioration de la prise en charge explique en grande partie les raisons de cette diminution.



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Les précisions du docteur Pierrick Hordé.



Dépistage

Les médecins urologues recommandent d'effectuer un dosage de la PSA, antigène prostatique spécifique, et un toucher rectal chez tous les hommes âgés de plus de 50 ans et de moins de 75 ans. Le dosage du PSA varie en fonction de l'âge du patient : un taux de PSA élevé oriente vers un diagnostic de cancer de la prostate. Un dosage normal n'exclue pas la présence d'une tumeur de la prostate. Un toucher rectal permet de vérifier de vérifier l'intégralité de la prostate. Mais n'existe pas encore de consensus scientifique confirmant la nécessité d'un dépistage systématique du cancer de la prostate.
sources: INCA.

Symptômes

Le cancer de la prostate évolue lentement sur une dizaine d'années environ. Ce cancer n'est parfois jamais découvert du vivant du malade. Ce n'est donc qu'à un stade d'évolution plus avancé que les premiers signes probants surviennent. Dans la majorité des cas, il s'agit principalement de symptômes urinaires qui affectent les mictions : besoins impérieux d'uriner, fréquence mictionnelle excessive, douleurs mictionnelles, hématurie, blocage mictionnel, faiblesse du jet d'urine… Des éjaculations douloureuses ainsi que des troubles érectiles peuvent également venir compléter le tableau clinique. Mais de nombreux hommes meurent avec un cancer de la prostate sans que ce dernier ne soit à l'origine de leur décès.
  • Besoin fréquent d'uriner.
  • Difficulté à retenir l'urine ou, au contraire, à commencer d'uriner.
  • Impossibilité d'uriner.
  • Débit urinaire faible ou discontinu.
  • Douleur ou sensation de brûlure à la miction.
  • Présence de sang dans les urines.
  • Ejaculation douloureuse.
  • Douleur sourde dans le bas du dos, dans les hanches ou en haut des cuisses.

Diagnostic

L'âge étant un facteur de risque important, les hommes de plus de 50 ans font l'objet d'une surveillance médicale accrue. Le toucher rectal représente la méthode la plus efficace pour détecter la présence éventuelle d'une masse au niveau de la prostate. Régulièrement ou en cas de doute, le médecin préconise également un dosage sanguin du taux de Prostate Specific Antigen (PSA), l'un des principaux marqueurs du fonctionnement de la glande prostatique.

Le dosage de la PSA, antigène prostatique spécifique, protéine exclusivement prostatique qui permet d'évoquer le diagnostic et de surveiller l'évolution du cancer de la prostate. Ce dosage n'apporte pas une fiabilité à 100%. Une biopsie est indispensable pour confirmer le diagnostic.

La nature maligne de la tumeur est confirmée par une biopsie. En cas de résultats positifs, un bilan plus complet sera réalisé afin de déterminer la nature du cancer, son stade d'évolution et la localisation tumorale.

Toucher rectal

Le toucher rectal est l'étape initiale dans la recherche d'un cancer de la prostate. Il est conseillé aux hommes de plus de 50 ans de faire réaliser par leur médecin traitant, une fois par an, un toucher rectal, afin de dépister la maladie au stade le plus précoce.

Biopsie

La biopsie effectuée sous contrôle échographique permet d'affirmer le caractère cancéreux de la tumeur.

Bilan d'extension

Il comprend : scanner, IRM, scintigraphies...

Traitement

La traitement proposé, en accord avec le patient, repose du l'avis rendu en réunion de concertation pluridisciplinaire (RCP). Chirurgie, radiothérapie, curiethérapie, associées ou non à une hormonothérapie et éventuellement une chimiothérapie sont envisagés selon le stade de la tumeur. La décision du choix du traitement est prise au cours d'une réunion de concertation pluridisciplinaire appelée RCP;

Lorsqu'elle est envisageable, l'option chirurgicale est privilégiée pour les cancers à faible risque, car elle offre de meilleures perspectives de rémission. Cette solution consiste à réaliser une prostatectomie, c'est-à-dire une ablation de la prostate et des vésicules séminales.

Plusieurs traitements peuvent être envisagés:

Prostatectomie

La prostatectomie consiste à enlever la prostate et les ganglions. C'est l'ablation chirurgicale de la prostate, des canaux déférents, d'une partie du col de la vessie et des vésicules séminales. Le chirurgien tente toujours de préserver les tissus indispensables à une bonne érection et vérifie l'absence d'envahissement des ganglions.

Radiothérapie externe

La radiothérapie externe détruit les cellules de la tumeur en irradiant la prostate grâce à une source de rayons située à l'extérieur du patient.

Curiethérapie

La curiethérapie s'effectue pour des cancers très localisés. Ce traitement présente l'avantage d'être faiblement toxique pour les organes proches de la prostate, de nécessiter une hospitalisation plus courte (environ un ou deux jours) et des complications moins importantes (troubles urinaires, et impuissance).

Hormonothérapie

Elle consiste à bloquer les hormones "masculines" responsables du développement de la tumeur. Les modalités d'hormonothérapie sont variables. Ce traitement concerne plus particulièrement les hommes âgés et les hommes ayant un cancer étendu accompagné de métastases. C'est le traitement de référence du cancer de la prostate avec atteinte ganglionnaire pelvienne et du cancer de la prostate métastatique. L''hormonothérapie peut être proposée isolément ou avec d'autres traitements comme la prostatectomie totale ou la radiothérapie externe.

Chimiothérapie

La chimiothérapie concerne certains cas de cancer hormonorésistants.

Essais cliniques

L'équipe peut proposer au patient de participer à un essai clinique, correspondant à une étude scientifique menée avec des malades.

Suivi du traitement

Le PSA devient presque indétectable lorsqu'un traitement a été entrepris avec succès. Le suivi du traitement repose sur l'examen clinique et un dosage répété du PSA. Une remontée du taux de PSA peut signifier une récidive du cancer ou refléter une inefficacité du traitement.

Pour en savoir plus


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Prostate cancer
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