Cancer du testicule - Symptômes et traitement

Mai 2017
Le cancer du testicule représente environ 1% des cas de cancers, et concerne plus particulièrement les jeunes adultes ayant entre 20 et 35 ans. Le cancer du testicule représente près d'un cancers de l'homme jeune sur 3. On découvre environ 1500 cancers du testicule par an. Le cancer est diagnostiqué lors de la découverte d'une grosseur dans les bourses. Le traitement permet aujourd'hui une guérison dans plus de 95% des cas. Le cancer du testicule est bilatéral dans 1-2% des cas. Après guérison d'un cancer du testicule, le risque de voir se développer un cancer sur le testicule opposé est d'environ 2 à 5% dans les 25 années qui suivent. Les nombreuses victoires du tour de France du célèbre coureur cycliste Lance Armstrong, plusieurs années après le diagnostic de son cancer du testicule, représente un grand espoir pour les malades.


Définition

Le cancer du testicule touche exclusivement les hommes puisqu'il concerne la glande génitale masculine. C'est un cancer très rare, touchant en moyenne un homme sur 25 000, et survenant principalement chez des individus jeunes, souvent entre 15 et 55 ans. On en distingue deux types principaux : ceux développés au niveau des cellules reproductrices, appelés des séminomes, et les autres qualifiés de cancers non séminomateux, avec différents sous-types suivant les cellules atteintes. Des anomalies testiculaires, des antécédents d'infection ou de traumatisme semblent être associés à un plus grand risque de tumeur du testicule.

Le cancer des testicules est relativement rare puisqu'il ne représente que 1% de l'ensemble des cancers (2% des cancers chez les enfants). Il a néanmoins tendance à devenir de plus en plus fréquent dans les pays occidentaux. Il concerne principalement les hommes ayant entre 15 et 35 ans. Il ne touche en général qu'un seul des deux testicules, et peut se présenter sous deux formes distinctes : les séminomes et les cancers non séminomateux de moins bon pronostic et qui concernent principalement le testicule gauche.

Facteurs de risques

Le testicule ectopique (ou cryptorchidie) correspond à un testicule en position anormale n'étant pas descendu pendant l'enfance. 6 cancers du testicule sur 10 surviennent après un antécédent de cryptorchidie. Le second facteur de risque est l'atrophie testiculaire, c'est à dire la baisse du volume testiculaire, survenant notamment après les oreillons

Symptômes

Le cancer du testicule est souvent découvert par le patient lui-même, sous la forme d'une masse indolore, dure, augmentant le volume de la bourse parfois accompagnée d'une gêne.
Généralement, elle entraîne un agrandissement du testicule et, plus rarement, une douleur au niveau de l'aine voire de l'abdomen. Ressentir une sensation de lourdeur ou de gêne dans les bourses est peu fréquent, mais peut survenir. En cas de cancers associés, on retrouve d'autres symptômes (douleurs osseuses, gonflements des ganglions, toux en cas de cancer des poumons...).

Le cancer peut également être découvert fortuitement lors d'un examen chez un médecin ou lors d'un bilan de stérilité, la tumeur du testicule pouvant en être la cause.


Les symptômes pouvant faire suspecter un cancer du testicule sont donc les suivants :
  • une augmentation de la taille d'un testicule, habituellement découverte par le patient lui-même ;
  • le testicule est classiquement dur ;
  • parfois, des douleurs au niveau d'un testicule ;
  • parfois, une augmentation de la taille des ganglions à proximité.
  • Parallèlement, le patient peut se sentir fatigué, perdre l'appétit et perdre du poids.

Diagnostic

Le diagnostic du cancer des testicules est généralement fortuit. Il a lieu au détour d'un examen a priori sans rapport (test de fertilité par exemple), ou bien il est découvert par le patient lui-même. La palpation d'une masse dure et irrégulière au niveau d'un testicule permet d'évoquer immédiatement le diagnostic.

Lorsqu'on suspecte un tel problème, il faut consulter le médecin qui vérifiera les antécédents familiaux et réalisera un bilan complet du patient. Il demandera également des analyses sanguines et, pour compléter le diagnostic, une échographie du scrotum. La biopsie permet d'établir le diagnostic de cancer des testicules avec certitude.

L'échographie confirme la tumeur du testicule. Une IRM est parfois pratiquée. Le dosage des marqueurs tumoraux (BétaHcg, alphafoetoprotéines, ldh... ) dans le sang.

En fonction de ces résultats, si le cancer est fortement suspecté, une ablation du testicule sera réalisée : on parle d'orchidectomie, et ce sera l'analyse du testicule qui confirmera le diagnostic de cancer. Dans ce cas, d'autres examens sont entrepris, dans le cadre du bilan d'extension permettant de localiser la migration possible de cellules cancéreuses vers des ganglions ou d'autres organes.

Traitement

Le traitement du cancer du testicule est donc réalisé avant même sa confirmation diagnostique, en cas de suspicion. Il s'agit de l'orchidectomie, c'est-à-dire une ablation du testicule cancéreux. L'intervention chirurgicale peut parfois s'accompagner d'une radiothérapie, d'une chimiothérapie ou d'une association des deux. Dans d'autres cas, la chirurgie seule suffit. La chirurgie suffit lorsque le cancer est isolé, limité au testicule, avec des enveloppes externes non affectées, et découvert à un stade précoce. Au préalable, une conservation du sperme de l'individu est proposée, car des risques de troubles de la fertilité existent. Par la suite, le traitement dépendra de l'analyse du testicule enlevé et du bilan d'extension, fréquemment basé sur une chimiothérapie plutôt dans les tumeurs non séminomateuses, ou une radiothérapie, préférée dans les séminomes. L'examen de la tumeur au microscope permet la détermination du type exact de la tumeur, et le traitement complémentaire nécessaire après l'intervention chirurgicale.

Il est envisageable de mettre en place une prothèse afin de soutenir psychologiquement le patient. Tout dépend du stade d'évolution de la tumeur et de l'état de santé général du patient lors de sa prise en charge.

Prévention

Bien qu'elle soit limitée, la prévention du cancer des testicules est possible. Elle consiste à réaliser un examen mensuel de ses testicules par le patient lui-même, notamment après un bain ou une douche chauds, lorsque les bourses sont plus souples. En se plaçant devant un miroir, celui-ci doit palper doucement ses testicules en les faisant rouler entre le pouce et l'index à la recherche d'une bosse ou d'une masse anormale. Si tout va bien, les testicules doivent être lisses et de forme ovoïde.

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