Tests rapides d'orientation diagnostique du VIH (Légifrance)

Avril 2017
Il existe un test rapide d'orientation diagnostique, qui permet de détecter l'infection à virus de l'immunodéficience humaine (VIH 1 et 2). Légifrance a publié en novembre 2010 l'arrêté qui détermine les objectifs et les conditions de réalisation de ce test.



Objectifs des tests rapides d'orientation diagnostique de l'infection à VIH 1 et 2


Permettre aux populations les plus exposées au risque de transmission du VIH ou les plus isolées du système de soins :
  • un accès facilité et renouvelé à la connaissance de son statut sérologique vis-à-vis de l'infection par le VIH,
  • une adaptation des stratégies préventives de chacun en fonction de la connaissance actualisée de son statut sérologique et de celle de ses partenaires,
  • l'entrée et l'accompagnement dans une démarche de soins la plus précoce possible pour les personnes découvrant leur séropositivité au VIH.

Personnel médical


Selon l'arrêté, les tests peuvent être réalisés
  • par un :
    • médecin
    • biologiste médical,
    • sage-femme,
    • infirmier,
    • technicien de laboratoire, sous la responsabilité d'un médecin ou d'un biologiste médical,
    • salarié ou bénévole, non professionnel de santé, à condition qu'il ait préalablement suivi une formation à l'utilisation des tests.
  • dans :
    • un cabinet libéral,
    • un établissement ou un service de santé,
    • une structure de prévention ou une structure associative impliquée en matière de prévention sanitaire, à la condition que cette structure dispose de l'habilitation nécessaire.


L'arrêté précise que les personnes qui effectuent les tests sont :
  • soumises au respect du secret médical ou professionnel,
  • tenues au respect des recommandations de bonnes pratiques,
  • tenues de souscrire une assurance garantissant leur responsabilité civile lors de la réalisation des tests.

Publics concernés


Il n'y a pas d'indication spécifique selon l'arrêté, hormis dans les zones à forte prévalence où les personnes les plus exposées au risque de transmission du VIH peuvent bénéficier en priorité du test.

Recommandations de bonnes pratiques

Conditions du test


Les locaux et lieux d'intervention :
  • peuvent être fixe ou mobiles,
  • doivent être organisés de telle manière à préserver un accueil individualisé et une remise du résultat du test dans des conditions garantissant la confidentialité.


L'arrêté indique aussi que le test est pratiqué :
  • sur sang total, sérum ou plasma,
  • au moyen d'un réactif :
    • détectant l'infection à VIH 1 et 2 à lecture subjective, revêtu du marquage CE et non atteint de péremption,
    • qui fait l'objet d'une traçabilité (nom de l'intervenant, numéro de lot du réactif utilisé, coordonnées du patient, résultat du test).


Au préalable, le professionnel de santé doit :
  • recueillir le consentement libre et éclairé du patient dûment informé avant la réalisation du test,
  • informer le patient :
    • que le test ne permet qu'une orientation diagnostique et ne constitue en aucun cas un diagnostic biologique,
    • quant au résultat du test.

Conduite à tenir en fonction des résultats du test

  • En cas de résultat positif :
    • la personne est dirigée soit vers un médecin, soit vers un établissement ou un service de santé,
    • pour la réalisation du diagnostic biologique de l'infection à VIH 1 et 2,
    • pour, si besoin, une prise en charge médicale.
  • En cas de résultat négatif :
    • la personne testée est informée des limites inhérentes à l'interprétation du résultat du test, voire de l'éventualité de réaliser le diagnostic biologique précité,
    • notamment en cas de risque récent de transmission du VIH.

Sources


Retrouvez l'arrêté dans son intégralité : Conditions de réalisation des tests rapides d'orientation diagnostique de l'infection à virus de l'immunodéficience humaine (VIH 1 et 2), Légifrance, novembre 2010


Crédit photo : Sebastian Kaulitzki - istockphoto.com

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