Devenir médecin pompier

Avril 2017
A Paris et sa petite couronne, ainsi qu'à Marseille, ce sont des militaires : l'engagement se fait dès le début des études médicales ou, de façon plus récente, sous forme de contrats dits "de réservistes". Pour le reste de la France, on trouve deux catégories : Il y a des médecins volontaires, qui donnent ce qu'ils veulent en temps et compétences: un médecin peut tout à fait ne faire que de la médecine professionnelle d'aptitude ou a contrario que des gardes opérationnelles. Certains départements possèdent des médecins spécialistes volontaires (ophtalmologistes, ORL...), qui apportent leur expertise dans l'aptitude des pompiers (par exemple, un pompier plongeur doit régulièrement passer un bilan ORL afin de maintenir son aptitude à la plongée). Il y a aussi des professionnels: le médecin pompier appartient à la fonction publique territoriale (comme un médecin scolaire ou de PMI).


Les fonctions

Les médecins professionnels travaillent à temps plein pour les pompiers. Leurs missions sont décrites par le Code Général des Collectivités Territoriales (Art R1424-24) :

1° La surveillance de la condition physique des sapeurs-pompiers ;

2° L'exercice de la médecine professionnelle et d'aptitude des sapeurs-pompiers professionnels et de la médecine d'aptitude des sapeurs-pompiers volontaires, dans les conditions prévues à l'article R. 1424-28 ;

3° Le conseil en matière de médecine préventive, d'hygiène et de sécurité, notamment auprès du comité d'hygiène et de sécurité ;

4° Le soutien sanitaire des interventions des services d'incendie et de secours et les soins d'urgence aux sapeurs-pompiers ;

5° La participation à la formation des sapeurs-pompiers au secours à personnes ;

6° La surveillance de l'état de l'équipement médico-secouriste du service.

En outre, le service de santé et de secours médical participe :

1° Aux missions de secours d'urgence définies par l'article L. 1424-2 et par l'article 2 de la loi n° 86-11 du 6 janvier 1986 relative à l'aide médicale urgente et aux transports sanitaires ;

2° Aux opérations effectuées par les services d'incendie et de secours impliquant des animaux ou concernant les chaînes alimentaires ;

3° Aux missions de prévision, de prévention et aux interventions des services d'incendie et de secours, dans les domaines des risques naturels et technologiques, notamment lorsque la présence de certaines matières peut présenter des risques pour les personnes, les biens ou l'environnement.

En résumé, il s'agit de s'assurer qu'un pompier occupe un poste adapté à ses conditions de santé (physique et psychiques), d'assurer un soutien aux pompiers lors des opérations d'envergure ou à risque (feux importants, risque chimique...), de compléter si nécessaire les actions du SAMU, de participer à la formation des pompiers, de gérer le service de santé (car il y a des médecins, mais aussi des infirmiers, des pharmaciens, des vétérinaires...)...

Passer à l'acte

Les prérequis pour les volontaires sont d'avoir son diplôme d'état en médecine : le poste s'adapte aux compétences de chacun. Pour les professionnels, il faut passer un concours qui sélectionne le médecin sur dossier et sur entretien oral. Les prérequis sont, en dehors du diplôme de médecin et d'une inscription à l'ordre valide :
- Pour les généralistes : une expérience de 2 ans en médecine d'urgence OU une CAMU OU une capacité de médecine et de biologie du sport OU une capacité de médecine de catastrophe.

Espace géré par le Dr Paul Le Meut, auteur de "médecine générale courage, fuyons!"

témoignage d'un médecin pompier

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