Sédation en médecine palliative chez l'adulte

Août 2017
En novembre 2009, la Société Française d'Accompagnement et de soins Palliatifs (SFAP) a publié un ensemble de recommandations concernant la sédation en médecine palliative. La sédation dans ce domaine désigne une pratique visant à atténuer la perception d'une situation de détresse vécue comme insupportable par le malade et se définit en général comme « l'utilisation de traitements médicamenteux sédatifs afin de soulager une souffrance intolérable due à des symptômes réfractaires par une réduction de l'état de conscience du patient ». L'utilisation de la sédation dans cet objectif reste peu fréquente dans les structures spécialisées de soins palliatifs, c'est pourquoi en 2008, la SFAP a élargi la question de la sédation à la gériatrie, la pédiatrie dont la néonatalogie, le domicile et certaines situations qualifiées de complexes.


Indications de la sédation pour détresse

La sédation pour détresse est utilisée en cas de « symptômes pour lesquels tous les traitements disponibles ont échoué, ou pour lesquels aucune autre méthode palliative n'est appropriée dans le délai requis, ou dont le rapport bénéfice/risque n'est pas acceptable pour le patient ».
Ces symptômes sont :
  • détresse respiratoire ;
  • états
    • d'anxiété et d'angoisse,
    • confusionnels,
    • d'agitation,
    • de panique,
  • nausées et vomissements ;
  • myoclonies, mouvements anormaux, convulsions ;
  • troubles du sommeil ;
  • hémorragies foudroyantes ;
  • confusion mentale.

Dans les situations à risque vital immédiat, la sédation permet de soulager la personne malade de « la pénibilité et l'effroi générés par ces situations ». En phase terminale, la sédation devient un « geste d'urgence pouvant influer sur le moment de la mort ».

Médicaments utilisés

Ce rapport de la SFAP précise que « la plupart des auteurs ou des groupes d'experts recommandent l'emploi de benzodiazépines et en particulier du midazolam ».
D'autres sédatifs sont utilisés dans des situations particulières :
  • neuroleptiques en cas d'agitation et de confusion mentale,
  • morphine et dérivés en cas de douleur.

Compétences et conditions nécessaires à l'utilisation de la sédation

  • Équipes avec une compétence en soins palliatifs.
  • Personnel référent.
  • « Disponibilité du médicament ou accessibilité d'une pharmacie hospitalière autorisée à la rétrocession de médicaments ».
  • Suivi infirmier régulier.
  • Assentiment de l'entourage.

Information du patient et de l'entourage

La SFAP précise que « le patient doit être informé, avec tact et mesure, des objectifs, des modalités possibles, des conséquences et des risques de la sédation.
L'information du patient doit être délivrée en tenant compte :
  • de ses handicaps sensoriels éventuels,
  • de ses capacités de compréhension ».

A domicile, le patient doit bénéficier d'une présence continue (proches, bénévoles, soignants... ). Les gestes techniques de la sédation ne sont pas dispensés par l'entourage.

Crédit photo : Dreamstime

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